Surnommée «l’herbe du tigre» parce que les fauves blessés se roulent dedans pour soulager leurs plaies, la centella asiatica est réputée, en médecine ayurvédique, apaiser les démangeaisons et les brûlures. En cosmétologie, on l’utilise pour réduire les vergetures. Les chercheurs planchent actuellement sur son action contre l’insuffisance veineuse.
Panacée de la médecine ayurvédique
La plante doit sa réputation millénaire à son action sur le système nerveux. En Orient, elle est utilisée comme stimulant intellectuel, pour venir à bout des crises d’épilepsie, lutter contre les trous de mémoire et comme hypnotique dans les maladies mentales. En médecine ayurvédique indienne, la centella asiatica est traditionnellement employée pour apaiser les démangeaisons et adoucir les brûlures. À Madagascar, l’infusion aqueuse des feuilles sert à guérir toutes les affections dermatologiques – y compris la lèpre –, à accélérer la cicatrisation des blessures et à traiter les problèmes capillaires. Considérée dans la pharmacopée traditionnelle indienne comme magique, cette plante est parée d’une kyrielle d’autres vertus. Utilisée depuis toujours comme diurétique, laxatif et sédatif, les guérisseurs ayurvédiques lui prêtent une action sur la purification du sang, l’immunité, les dérèglements hépatiques et l’hypertension.
La recherche confirme l’effet anti-vergetures...
Les vertus médicinales de la centella asiatica sont désormais reconnues par les scientifiques occidentaux. Outre des tanins, des acides aminés libres, des saponosides et des alcaloïdes, la plante contient de l’asiaticoside.
C’est ce glycoside triterpénique qui confère à la centella asiatica son efficacité en dermatologie (escarres, ulcères variqueux, plaies chirurgicales) mais aussi en cosmétologie (vergetures, cellulite). Une étude a démontré que les femmes enceintes utilisant une crème contenant un extrait de centella asiatica présentaient moins de vergetures que celles qui appliquaient une crème placebo.



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