Les associations plantes-médicaments font parfois des cocktails détonnants. Voici comment et pourquoi il faut être prudent quand on les mélange.
Faut-il avoir peur de prendre du mélilot lorsqu’on est cardiaque ? Une tisane d’eucalyptus modifie-t-elle le taux de glycémie ? Il faut le savoir, les associations plantes et médicaments sont loin d’être anodines. Et les deux approches ne sont pas toujours faciles à combiner. Selon les doses, ils peuvent avoir des conséquences non souhaitées sur la santé, mais la quantité n’est pas seule responsable.
Les médecins préfèrent éloigner ces risques en décourageant leurs patients d’avoir recours aux plantes. Ils ont aussi une autre bonne raison de ne pas être à l’aise : les références documentées traitant de ces questions sont quasiment inexistantes. Heureusement, l’expérience des naturopathes et des herboristes est riche d’enseignements. C’est pourquoi nous avons souhaité faire le point sur les contre-indications, précautions, voire effets secondaires connus à ce jour. Mais, au-delà de ces conseils, il nous semble important de ne pas perdre de vue ses priorités en matière de choix de santé. Ainsi, on présente souvent les plantes comme responsables d’interférences ; or les seules interactions médicamenteuses entraînent 8 000 décès par an selon le ministère de la Santé. Les plantes sont beaucoup moins nocives car elles relèvent naturellement du précepte d’Hippocrate : « d’abord ne pas nuire ».



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