L’excès de fer dans le sang est un phénomène moins répandu que sa carence, l’anémie. Pourtant, ce dysfonctionnement est à l’origine de nombreuses maladies. Le fer en surdose oxyde les tissus des différents organes et provoque une dégénérescence prématurée de l’organisme.
C’est souvent en recherchant les preuves d’une anémie que les médecins découvrent que leur patient souffre, au contraire, d’un excès de fer. Les symptômes de la surcharge en fer sont en effet semblables à ceux de la carence et ce n’est qu’en mesurant, au moyen d’une analyse de sang, le taux de ferritine que l’on peut diagnostiquer cette maladie. La ferritine est en effet une protéine, fabriquée par le foie, qui permet à l’organisme de stocker le fer en excédent, dans l’attente du moment où il en aura besoin. Mais si la surcharge dure et si le fer stocké n’est jamais employé, l’organisme continue de produire de la ferritine et c’est alors que les problèmes de santé apparaissent.
Les symptômes d’une surcharge
Les manifestations de l’hyperferritinémie apparaissent très progressivement. Il s’agit d’abord de gros coups de fatigue puis, lorsque la surcharge augmente, le teint devient basané et la peau, notamment les plis des mains, fonce.
Facteurs de risques
L’hyperferritinémie peut être la conséquence d’une maladie d’origine génétique, comme l’hémochromatose. Elle est parfois provoquée par une alimentation trop carnée ou la prise excessive d’alcool, notamment de vin rouge. Les personnes ayant un foie fragile ou subissant fréquemment des transfusions sanguines sont également considérées comme à risque. Enfin, chez les femmes, il arrive fréquemment que l’hyperferritinémie se déclenche après la ménopause (la « saignée » opérée par les règles les avait protégées jusque-là).



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