Parfaits pour renforcer l’organisme en hiver, les produits de la ruche sont des substances complexes au potentiel énorme, y compris dans des maladies graves. Alors n’hésitez pas à mettre un pot de miel au pied du sapin !
Des bienfaits gourmands
Depuis des temps anciens, Noël est synonyme de douceurs au miel. Le pain d’épices à base de miel est offert à la Saint-Nicolas depuis le XVIe siècle. Lorsque Noël représente une période de sobriété, comme dans la culture grecque, on retrouve la traditionnelle grenade arrosée de miel en guise de dessert. Dans de nombreuses coutumes, c’est une nourriture divine connue pour sa valeur nutritive considérable. Le miel naturel, dont nos ancêtres les chasseurs-cueilleurs se nourrissaient abondamment, est l’un des derniers aliments originels dont la couleur, la texture, le parfum ou le goût ne sont jamais figés.
Selon sa préférence, on optera pour une texture crémeuse ou au contraire
liquide, un goût fort de résineux ou un léger parfum de lavande. À chaque saveur correspond une origine botanique – mono ou polyflorale – et à chaque origine est attribuée une action thérapeutique (lire encadré ci-contre). L’essence florale possède la majeure partie des vertus de la plante butinée, mais une part de l’effet thérapeutique revient à la variété de la butineuse – la gentille abeille de Bretagne, ou la robuste ouvrière du Sahara. Ces deux aspects, et la façon dont on le récolte, vont signer le miel. Comme les autres produits de la ruche, le miel est un produit complexe. Le nectar passe dans le jabot de la butineuse puis dans celui de plusieurs ouvrières pour être transporté. Il s’enrichit alors de nombreux enzymes, provenant de leur salive. C’est la trophallaxie : ce phénomène aboutit à la déshydratation du nectar qui s’épaissit et se transforme en miel. Après ce processus, la composition atteint environ 200 substances actives identifiées à ce jour. Ainsi, tous les miels possèdent des vertus fortifiantes, antimicrobiennes, immunostimulante, et grâce à leur pH acide, les vitamines du groupe B et C sont protégées, bien utiles pour affronter les maux de l’hiver.



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