Appréciée depuis l’Antiquité, la bardane fut très utilisée au Moyen Âge. Sainte Hildegarde de Bingen s’en servait pour calmer les maladies de peau mais aussi pour réduire certaines tumeurs. Dans l’Europe du XIVe siècle, la bardane était mise à macérer dans du vin et servait à soigner la lèpre. Par la suite les herboristes l’utilisèrent pour venir à bout de diverses maladies de peau, de problèmes du cuir chevelu, de l’arthrite, d’infections urinaires… Certains historiens rapportent qu’elle guérit le roi Henri III de la syphilis. Selon d’autres il ne s’agissait que d’une simple maladie de peau, mais cela contribua grandement à la valoriser.
Elle doit son nom d’« herbe aux teigneux » à son utilisation pendant des siècles en médecine populaire contre la teigne et les maladies du cuir chevelu. À cause de ces caractéristiques, mais aussi de ses fruits qui s’agrippent partout, la bardane s’est vu attribuer de multiples noms au fil des siècles : rhubarbe sauvage, tabac du diable, rapace, glouteron, grateron…
Dans le Midi, un amoureux un peu collant est comparé à la bardane : crampon dont on se débarrasse difficilement !
Actuellement, la bardane est intensément cultivée par la Chine et le Japon (qui se régalent de ses racines), par la Russie et le Canada… pour la cosmétique, la médecine et l’alimentation. Plusieurs variétés y ont été développées pour obtenir des racines plus tendres.




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