Propriétés digestives et hépatiques
C’est principalement pour leurs propriétés digestives et diurétiques qu’on utilise les chicorées. On trouve dans leurs feuilles, et surtout dans leurs racines, de l’inuline. Il s’agit d’un glucide qui stimule les sécrétions gastriques, notamment la production de bile. L’inuline aurait un effet prébiotique qui favorise le développement de la flore intestinale bénéfique, prévenant ainsi certains troubles gastriques tout en favorisant la bonne santé de l’intestin. La consommation de chicorée jouerait même un rôle positif dans la prévention du cancer du côlon, et des essais cliniques ont prouvé que les propriétés laxatives de l’inuline permettaient d’atténuer les constipations et d’améliorer l’absorption du calcium.
De plus, selon une étude du professeur Beylot de la faculté de Lyon, elle permettrait de réduire le cholestérol de 9 % et les triglycérides de 14 %.
Les chicorées sont également considérées comme des plantes nettoyantes qui, à des doses raisonnables, contribuent à purifier le foie.
Un aliment précieux et peu calorique
Il est assez commun de penser qu’il faut accumuler des réserves caloriques en hiver pour mieux lutter contre les conditions climatiques hostiles. Cependant l’organisme a toujours besoin d’être drainé. Ainsi les chicorées s’avèrent être une catégorie d’aliments dont la teneur en eau et en fibres est importante (95 % d’eau pour les endives et les variétés italiennes). En outre, pour ceux qui surveillent leur prise de poids, elles ont l’avantage d’avoir un apport calorique et énergétique faible : 100 grammes d’endives fournissent 15 kilocalories, soit 63 kilojoules. Mais leur intérêt réside surtout dans les différentes vitamines, minéraux et oligo-éléments qu’elles contiennent.
Certains sont présents au sein des deux espèces : le potassium occupe ainsi la plus grande place (205 mg pour 100 g d’endive). Sa présence importante associée à une faible teneur en sodium leur confère des propriétés diurétiques. D’autres minéraux, comme le phosphore, le calcium et le magnésium, fournissent à ceux qui en consomment un capital qui contribuera notamment à l’entretien de leur os et de leur dentition. Mais ce n’est pas là leur seule particularité. Ces minéraux interviennent également dans la production d’énergie de notre métabolisme, la transmission des influx nerveux, ainsi que la contraction musculaire. On comprend donc pourquoi on a utilisé les chicorées comme toniques au cours de l’histoire.
De plus, nos besoins en vitamines sont très variés et la consommation de ces salades permet de les combler à maints égards : on y trouve notamment les vitamines du groupe B, qui participent entre autres à une bonne croissance et à la fabrication des globules rouges. Les chicorées sauvages contiennent une quantité notable de folate (vitamine B9) qui sert à la fabrication de l’ADN et au fonctionnement du système immunitaire. Les salades frisées et scaroles ont une bonne teneur en vitamine K qui intervient dans la fabrication des protéines et améliore la coagulation.



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