L’œil est un marqueur du temps qui passe. On ne peut échapper à son vieillissement qui commence dès le premier jour de notre vie. Cette usure inexorable est cependant considérablement accélérée par notre mode de vie moderne et l’on voit se développer, de plus en plus tôt, des pathologies oculaires qui, auparavant, ne touchaient que les personnes très âgées. Pour retarder l’inéluctable, une prévention active, dès quarante ans est aujourd’hui absolument indispensable.
L’œil est l’un des organes les plus exposés au vieillissement. On pourrait presque dire qu’il porte en lui sa propre fin puisqu’il a absolument besoin de la lumière pour remplir sa fonction alors même que c’est l’action de cette lumière qui l’use, l’abîme et le détruit. L’œil est en effet exposé à la lumière de dix à cent fois plus que la peau. Il est soumis plus que tout autre organe au stress radicalaire, c’est-à-dire à la production excessive de produits d’oxydation et de dégradation due aux agressions de la lumière sur la rétine, un tissu riche en acides gras essentiels oméga 3 (EPA et DHA), bien connus pour leur fragilité.
L’œil est également soumis à un vieillissement mécanique lorsque le cristallin (la lentille qui permet la mise au point des images sur la rétine) perd de son élasticité et ne parvient plus à mettre au point de près. C’est ce que l’on appelle la presbytie, quasi inéluctable après 50 ans.



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