En France, on estime que le glaucome touche aujourd’hui environ un million de personnes. Mais seulement la moitié des malades savent qu’ils en sont atteints, car cette affection se développe discrètement – généralement sans douleur – après 40 ans. Ainsi, elle n’est souvent diagnostiquée que très tard, à l’occasion d’un examen de routine. Le glaucome concerne 1 % de la population à 70 ans et 2 % à 80 ans et affecte plus particulièrement certaines populations : les Scandinaves, les Noirs et les Asiatiques.
Le processus du glaucome
L’humeur aqueuse est régulièrement renouvelée. Elle régulièrement évacuée dans le sang par un tissu spécial (le trabeculum) mais lorsque cette évacuation est ralentie, la pression augmente à l’intérieur de l’œil et comprime le nerf optique. Si le phénomène perdure, ce qui est le cas le plus fréquent, le nerf optique dégénère, c’est-à-dire qu’un certain nombre de fibres meurent sans être remplacées. Lors du processus normal de vieillissement, cette perte est d’environ 5 000 fibres par an sur un total initial d’1,2 million. Au cours du glaucome, le processus est considérablement accéléré. Une myopie ou/et un diabète favorisent l’émergence de la maladie.
Le glaucome à angle ouvert : le plus insidieux
Il y a différentes formes de glaucome dû au vieillissement. La plus courante est le glaucome à angle ouvert et c’est aussi la plus insidieuse car la maladie se développe sans occasionner de douleur et le champ de vision diminue sans affecter l’acuité de la vision centrale.
Ses causes sont avant tout génétiques de sorte que toute personne présentant un seul antécédent familial de glaucome devrait se faire dépister au plus tard à l’âge de 40 ans. Par ailleurs, certains facteurs alimentaires sont considérés par un petit nombre d’auteurs comme des facteurs favorisant : l’excès de protéines au-dessus d’un gramme par kilo et par jour comme l’excès en acides gras trans.
C’est sur ce type de glaucome que les traitements préventifs (voir plus loin) sont les plus efficaces.



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