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L’eau de coco, isotonique et alcalinisante

Si l’eau de coco n’est pas un produit miracle, ses vertus sont bien réelles et éprouvées par des siècles de pratique traditionnelle. Naturelle, riche en minéraux, alcalinisante, isotonique, hydratante, drainante et peu sucrée, l’eau de noix de coco est idéale pour les sportifs. Elle est aussi adaptée aux personnes fragiles ou à celles et ceux qui cherchent une boisson bien-être pour accompagner leur bouteille d’eau minérale au quotidien. 


La noix de coco n’est pas à franchement parler une nouveauté. Pour les populations des tropiques, ce serait plutôt une très vieille connaissance. Dans nos pays du Nord aussi, il y a longtemps qu’on en trouve facilement dans le commerce sous ses nombreuses déclinaisons (entière, râpée, lait, huile… et en tant qu’ingrédient de spécialités comme les confiseries). 

L’eau de coco, elle, est plus récente. C’est tout simplement le liquide contenu dans la noix, qui s’en échappe quand on la brise. À ne pas confondre avec le lait de coco, qui est extrait de la pulpe finement broyée puis pressée. La différence est facile à faire : l’eau de coco est presque translucide et véritablement liquide, alors que le lait de coco est épais et d’un blanc immaculé.

Le lait et l’huile de coco sont de plus en plus prisés dans nos cuisines. Leur double intérêt gustatif et nutritionnel est régulièrement alimenté d’un côté par les chroniques culinaires, de l’autre par des études quant à leurs bienfaits diététiques, voire médicinaux (l’huile de coco contre l’Alzheimer par exemple). Loin d’être le parent pauvre, l’eau de coco jouit de ses propres spécificités, qui en font notamment une excellente boisson isotonique à destination des sportifs

Qu’est-ce qu’il y a dans l'eau de coco ? 

Pour recueillir l’eau de coco, on cueille les noix vertes, non matures : elles ont alors entre 6 et 7 mois d’âge, contre 12 à 14 pour celles récoltées à maturité. À ce stade, la noix de coco n’a pas encore produit toute sa pulpe, et contient donc un maximum de jus. On peut compter sur près d’un demi-litre à l’unité.

Mais que contient précisément l’eau de coco ?

(Concentrations données pour l’équivalent d’un verre de jus de coco de 250 ml)

  • Du sodium : la teneur en sodium et en autres constituants varie évidemment en fonction du lieu, des sols, des conditions climatiques… Pour le sodium, on trouve entre 120 et 250 mg pour une rasade de 250 ml. C’est exactement la fourchette dans laquelle se placent les boissons isotoniques synthétiques.
  • Du potassium : là, l’eau de coco fait fort, puisque 250 ml renferment à eux seuls de 600 à 700 mg de potassium, ce qui représente un tiers des apports journaliers recommandés (AJR). Le potassium est anti-acide, favorise la récupération après l’effort, évite les crampes musculaires et contribue à la santé osseuse avec ses acolytes calcium et magnésium. Un indispensable, donc.
  • Du magnésium : justement, un autre acteur majeur pour s’éviter les crampes ! Un verre de jus de coco apporte 60 mg, ce qui correspond à 1/7 des AJR.
  • Du calcium : et voilà le trio au complet. Enfin, partiellement seulement, car le calcium est nettement moins concentré, à hauteur de 60 mg. Il reste donc du chemin à faire pour atteindre les « vrais » AJR, même si ceux-ci sont probablement surévalués pour pousser à la consommation de produits laitiers.
  • Des glucides : un verre de jus de coco fournit de 5 à 7,5 g de sucres. Parmi ceux-ci, environ 50 % sous forme de glucose, 35 % sous forme de saccharose et 15 % sous forme de fructose. Un équilibrage presque parfait dans l’objectif de disposer d’énergie quasi immédiate (glucose) au moment de l’effort, et d’une réserve (saccharose) pour ne pas s’effondrer juste après.
  • Des minéraux : les plus notables sont le fer, le manganèse et le cuivre, dans un ensemble d’oligo-éléments aux concentrations assez variables il est vrai. 

Vous le voyez, la mariée est belle. Mais pas parfaite : son talon d’Achille, ce sont les vitamines. Il y en a des traces, mais l’eau de coco n’est pas une pourvoyeuse universelle, loin de là. La plus concentrée reste la vitamine C, à hauteur de 5 mg pour un verre, quand le minimum recommandé est de 80 à 110 mg/jour. Le jus de coco se rattrape sur un autre chapitre, celui des calories : seulement 17 à 20 kcal pour 100 ml, et quasiment pas de matières grasses non plus

La boisson naturelle la plus adaptée aux sportifs 

Vous connaissez certainement ces boissons pour les adeptes des salles de fitness et autres hauts lieux de la performance physique. Elles ont souvent des emballages aux couleurs flashy, quand elles ne le sont pas elles-mêmes ! On appelle ces breuvages synthétiques des boissons isotoniques… 

Mais au fait, que veut dire isotonique ? Ce terme indique que la concentration en électrolytes est proche de celle du milieu sanguin, de sorte que la boisson rétablit dans les meilleurs délais les déséquilibres consécutifs à l’effort (déshydratation, pertes minérales, glycémie…). C’est tellement le cas de l’eau de coco qu’elle fut utilisée durant la guerre du Pacifique, entre 1941 et 1945, pour faire des transfusions aux soldats blessés en manque de plasma humain. Plus près de nous, en 2001, ce « plasma végétal » parfaitement stérile a sauvé de nombreuses victimes du tremblement de terre du Gujarat, en Inde. 

Des études menées par des scientifiques et universitaires asiatiques (Malaisie et Thaïlande) et l’Institut de la médecine du sport de Vienne en Autriche ont montré que le caractère isotonique de l’eau de coco lui permettait d’être très rapidement absorbée dans le sang, sans coûter le moindre effort à l’organisme. Ce qui n’a pas échappé à certains sportifs de haut niveau, comme John Isner, joueur de tennis américain numéro 13 au classement ATP et recordman du match le plus long de l’ère Open (11 heures et 5 minutes, sur 3 jours consécutifs, lors de l’édition 2010 du tournoi de Wimbledon). 

Un secouriste dans l’âme 

Sous les latitudes tropicales, l’eau de coco, équilibrante et reminéralisante, est aussi un remède de médecine traditionnelle, très utile devant des désagréments comme la diarrhée, les brûlures et ulcères de l’estomac, une forte déshydratation ou de l’hyperthermie. 

Pour ces deux derniers, déshydratation marquée et hyperthermie, l’intérêt de l’eau de coco devient évident lors de périodes de fortes chaleurs. C’est encore une fois son caractère isotonique qui lui confère des pouvoirs exceptionnels de réhydratation et de régulation de la température corporelle. En cas de canicule, les jeunes enfants et les séniors, généralement désignés comme plus sensibles, devraient pouvoir se désaltérer quotidiennement de deux verres d’eau de coco en plus de boire beaucoup d’eau.

L’utilité du jus de coco se manifeste également auprès des victimes du choléra, comme l’ont démontré des chercheurs de la Universitas Airlangga en Indonésie. En sa qualité de boisson isotonique naturelle, l'eau de noix de coco est un excellent traitement complémentaire pour atténuer les symptômes les plus dangereux du choléra, à savoir la perte massive d’eau et d’électrolytes

Vous me direz qu’il y a belle lurette que le choléra n’est plus d’actualité dans nos pays. Ce qui l’est, en revanche, c’est la diarrhée, chez les jeunes enfants notamment, mais aussi chez de plus en plus d’adultes. Si le péril n’est pas aussi imminent que dans le cas extrême du choléra, c’est tout de même un dysfonctionnement à prendre au sérieux, et face auquel l’eau de coco peut s’avérer un premier secours bienvenu en réapprovisionnant l’organisme en électrolytes rapidement utilisables

Rincez votre système urinaire à l’eau de coco 

Les bienfaits de l’eau de coco sur le système urinaire sont reconnus par la médecine ayurvédique et confirmés par la pratique traditionnelle dans la plupart des pays qui en produisent. Elle a en particulier la capacité de lutter contre les bactéries responsables des infections urinaires et de la « chaude pisse » (gonorrhée, de son nom scientifique), mais aussi d’autres infections comme les grippes ou la fièvre typhoïde. 

L’eau de coco présenterait également la faculté de réduire de façon significative les calculs rénaux, jusqu’à permettre leur évacuation par les voies naturelles, évitant ainsi les interventions chirurgicales. Sans attendre ce stade ultime, boire régulièrement de l’eau de coco aiderait à préserver les performances de filtration des reins et à les garder en bonne santé. 

Perméabilité membranaire augmentée = cellules assainies 

D’ailleurs, on pourrait dire que toutes les cellules gagneraient à être rincées à l’eau de coco. En effet, son statut isotonique et sa concentration élevée en potassium  favorisent la relance des échanges entre milieux intra et extracellulaires. Très souvent, ceux-ci sont contrariés par les excès de sodium, conjugués à un déficit chronique en potassium. 

En rééquilibrant la donne, l’eau de coco rouvre les vannes de la membrane cellulaire : les cellules se nourrissent mieux et évacuent plus facilement leurs déchets. En plus, la teneur en électrolytes de l’eau de coco contribue à prévenir le risque d’une acidification des tissus, conséquence fréquente d’une élimination massive de déchets métaboliques. 

L’intensification des échanges cellulaires et l’alcalinisation des tissus sont non seulement un atout pour une meilleure santé, mais aussi la promesse d’un poids plus facilement contenu. La seule décongestion naturelle des tissus peut amener à perdre plusieurs kilos sans grand effort. Si en plus vous procédez à quelques ajustements de vos habitudes alimentaires, tous les espoirs sont permis ! 

Comment choisir son eau de coco ?

Les débuts européens de l’eau de coco remontent à 2 012, alors qu’elle connaissait déjà un franc succès aux États-Unis, grâce notamment à quelques célébrités  devenues des adeptes inconditionnels (Demi Moore, Matthew McConaughey, Madonna, qui aurait même investi 1,5 million de dollars dans la filière). On trouve maintenant de l’eau de coco dans les enseignes de la grande distribution aussi bien que dans les magasins diététiques et bio. 

Mais comme souvent quand un produit rencontre le succès, la qualité s’en ressent. Devant l’explosion du marché, des géants se sont constitués, comme la société américaine Vita Coco, spécialiste encore indépendante et leader mondial, mais déjà talonnée par les groupes Pepsico (avec ses marques Naked et O.N.E.) et Coca-Cola (Zico), qui n’ont pas tardé à s’engouffrer dans la brèche d’un marché qui devrait peser 250 millions d’euros d’ici la fin de l’année rien qu’en Europe, et près de 2 milliards au niveau mondial ! 

Les pratiques des fabricants ont évolué en conséquence et se sont calées sur celles des producteurs de jus de fruits, à savoir le recours aux concentrés et à la congélation. Les qualités nutritionnelles du produit sont-elles encore au rendez-vous ? Il est permis d’en douter. Heureusement, tous les acteurs du marché n’ont pas suivi cette voie. Il reste des fabricants dont les eaux de coco ne sont pas à base de concentrés, n’ont pas été stérilisées ni congelées et sont, pour certaines, issues de filières biologiques. Ce sont les engagements de marques comme Jax Coco, Vaïvaï ou Dr Antonio Martins. 

Pour résumer 

L’eau de coco n’a pas que des fans, elle a aussi ses détracteurs, comme certains esprits chagrins (vous savez, ceux qui continuent de prétendre que le lait et la viande sont indispensables à une bonne santé…) qui lui dénient en bloc toute légitimité autre que celle de permettre à certaines populations des régions tropicales, où l’eau est souvent insalubre, l’accès à une eau propre et à portée de bras.

Si l’eau de coco n’est pas un produit miracle, ses vertus sont bien réelles et éprouvées par des siècles de pratique traditionnelle. Naturelle, riche en minéraux, alcalinisante, isotonique, hydratante, drainante et peu sucrée, l’eau de noix de coco est idéale pour les sportifs, mais aussi pour les personnes fragiles, et par extension, s’adresse à toutes celles et ceux qui cherchent une boisson bien-être pour accompagner leur bouteille d’eau minérale au quotidien. 

Un demi-litre par jour suffit au titre de boisson d’agrément tout en bénéficiant de ses qualités, et il n’y a pas de contre-indication à boire jusqu’à 1 litre quotidiennement pour des motivations plus ciblées, comme une déminéralisation chronique, une tendance acide ou des troubles de l’appareil digestif. Vous serez d’autant plus rapidement remis sur pied, et prêt à monter aux arbres !