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Enfant, j’ai souvent eu droit à des cataplasmes à la moutarde. Mais je ne m’en plains pas ! Hormis l’obligation de rester allongée un moment, la forte chaleur qui s’en dégageait ne m’a pas laissé de mauvais souvenir et l’effet décongestionnant était rapidement bénéfique débarrassant mon organisme de sa bronchite. Plus tard, certes avec des cataplasmes tout prêts, j’ai spontanément fait de même avec mes enfants !

Les membres de la Direction européenne Santé et Consommateurs n’ont visiblement pas eu la chance de connaître ce type d’expérience. Ils ont sans doute été soignés par des médicaments validés, brevetés, estampillés… Comment expliquer autrement qu’ils soient si méfiants vis-à-vis des plantes médicinales et de leurs vertus curatives ?

Pendant plus de deux ans, ils ont campé sur leur position : on ne peut affirmer qu’une plante soigne telle ou telle pathologie que si l’on dispose de preuves scientifiques qui démontrent une relation de cause à effet grâce à une étude clinique.

Au cours de ces deux dernières années, un peu d’eau a heureusement coulé sous les ponts : bon nombre de scandales ont remis en cause les médicaments allopathiques, mais aussi disqualifié les fameuses études scientifiques et les experts eux-mêmes, confondus dans des affaires de trafic d’influence.

Du bout des lèvres, les décideurs européens ont ainsi, depuis peu, accepté d’envisager une évaluation reposant sur l’usage traditionnel des plantes – comme le font d’ailleurs des pays comme le Canada. Du coup, la Commission européenne a demandé aux États membres de donner leur point de vue… et la France s’est prononcée pour que soit pris en compte ce savoir traditionnel dans l’étude des dossiers.

Resurgit ainsi un formidable espoir : les plantes retrouvent une chance d’être considérées comme des remèdes holistiques qui maintiennent ou restaurent l’équilibre de l’organisme dans son ensemble et non plus seulement comme des principes actifs à action ciblée.

Resurgit aussi l’espoir que toutes ces traditions ne soient pas oubliées. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, nous avons en effet un devoir de mémoire. Cette mémoire a parfois été consignée dans les livres par nos aînés, mais elle est également vivante. Car la tradition en phytothérapie est surtout constituée de témoignages familiaux qui se transmettent, oralement, de génération en génération.

Dans cet esprit, le magazine Plantes & Santé lance l’opération « Mon remède végétal ». Vous aussi, votre famille, votre entourage détenez peut-être la formule d’un rituel, d’un geste de santé à base de plantes. Faites le connaître, partagez-le ! Les colonnes de Plantes & Santé vous sont ouvertes, son site internet aussi… C’est l’occasion ou jamais de démontrer que cette formidable Materia medica n’est pas seulement réservée aux scientifiques.

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