Aconitum Napellus : le cerbère des coups de froid

La mythologie raconte également que Médée, prêtresse de la déesse de la magie (Hécate) tenta d'empoisonner son beau-fils. Thésée avec de l'aconit afin que son propre fils hérite du trône de son époux. L'aconit passe pour entrer dans la composition de potions utilisées par les sorcières pour donner des sensations de lévitation et une légèreté à l'âme qui soit proches de celles ressenties lors des premiers temps de la mort. Car l'aconit est classée en tête de liste des plantes toxiques et mortelles. Une cuillère à café de sa racine réduit en poudre suffit à paralyser le muscle cardiaque. L'intoxication se manifeste par un étrange picotement des  lèvres et un engourdissement de la langue qui se prolonge par un effet anesthésique. Celui-ci se propage lentement dans tout le corps, donnant l'impression de vous glacer le sang. L'angoisse est forte, la peur de la mort prégnante. Le rythme cardiaque s'accélère et la mort survient par blocage du centre respiratoire. En médecine allopathique, elle sert principalement sous forme de granules d'aconitine (le principal alcaloïde de la plante) contre les névralgie faciales extrêmes douloureuses qu'elle finit par engourdir. Compte tenu de son extrême toxicité, aucune préparation absorption directe n'est possible. Mais, par ailleurs, selon la loi de similitude propre à l'homéopathie, l'aconit est un grand remède des coups de froids, des tremblements et des frissons qui rappellent les effets de « sang glacé » consécutifs à l'intoxication par la plante.  L'aconit en dilution homéothique agit sur les très fortes fièvres (40 °C et au-delà) due à un coup de froid sec, sans transpiration, sur le mal de tête brutal accompagné d'anxiété et également sur  les symptômes d'angoisse et de peur de la mort.