Aigremoine : un antidiabétique qui éloigne les mauvais sorts

Propriétés thérapeutiques

Les feuilles et les fleurs de l’aigremoine recèlent des tanins et des gommes qui expliquent son action astringente, salutaire en cas de diarrhée. Dans le Nord, prise en infusion légère, elle remplace le thé. D’où l’appellation « thé du Nord » ou « thé des bois ». L’aigremoine est un excellent antidiabétique, surtout mélangée au mûrier noir et à la myrtille. Les anciens utilisaient cette plante contre les taies (tâches opaques dues à une inflammation) de la cornée, du reste le nom aigremoine vient du grec argemos qui signifie« taie ».

Utilisation  magique :

L’aigremoine entre dans de nombreux charmes de protection. Ses fleurs jaunes, disposées en épi, fleurissent de bas en haut durant tout l’été pour donner de petites graines velues qui s’accrochent aux vêtements. C’est cet épifloral qui est utilisé en magie. Si la malveillance est reconnue comme étant de source humaine, la tradition recommande de cueillir l’épi en début de floraison quand la partie basse est en fleurs et le sommet pointu pas encore ouvert. Lorsque les influences négatives sont de source surnaturelle, on fait l’inverse lorsque le sommet est en pleine floraison et que la partie basse commence à se faner.

Durant l’Inquisition, l’aigremoine était utilisée dans toute l’Europe pour faire la chasse aux sorcières. On pénétrait dans la maison suspecte en brandissant devant soi, à l’horizontale, un bouquet d’aigremoines. Si le lieu était effectivement habité par un suppôt du Malin, les fleurs se fanaient les unes après les autres, mais dans un sens opposé à celui de la nature : de haut en bas. On pouvait alors recourir à l’effet boomerang et renvoyer au sorcier les sorts qu’il avait jetés.

Selon une ancienne tradition, des pieds entiers d’aigremoine cousus à l’intérieur d’un oreiller plongent le dormeur dans un sommeil qui avoisine le coma et dont il ne sortira qu’avec le retrait de ces plantes.