Centella asiatica l’herbe du tigre contre les vergetures

Originaire d’Asie, la centella asiatica a migré en Australie et à Madagascar. En Inde, on la surnomme, « l’herbe du tigre » parce que les chasseurs suivaient la trace de ces fauves en se repérant à la plante. Les tigres blessés se roulaient dans les massifs pour soigner leurs blessures.

Dans la pharmacopée traditionnelle indienne, la centella est considérée comme « une plante magique ». Un proverbe sri lankais affirme que « deux feuilles de gotu kola par jour font fuir la vieillesse », sans doute parce que la plante aussi particulièrement appréciée par les éléphants qui vivent très vieux.

Panacée de la médecine ayurvédique

La plante doit sa réputation millénaire à son action sur le système nerveux. En Orient, elle est utilisée com- me stimulant intellectuel, pour venir à bout des crises d’épilepsie, lutter contre les trous de mémoire et comme hypnotique dans les maladies mentales. En médecine ayurvédique indienne, la centella asiatica est traditionnellement employée pour apai- ser les démangeaisons et adoucir les brûlures. À Madagascar, l’infusion aqueuse des feuilles sert à guérir toutes les affections dermatologiques – y compris la lèpre –, à accélérer la cicatrisation des blessures et à traiter les problèmes capillaires. Considé- rée dans la pharmacopée traditionnelle indienne comme magique, cet- te plante est parée d’une kyrielle d’autres vertus. Utilisée depuis toujours comme diurétique, laxatif et sédatif, les guérisseurs ayurvédiques lui prêtent une action sur la purification du sang, l’immunité, les dérèglements hépatiques et l’hypertension.

La recherche confirme l’effet anti-vergetures…

Les vertus médicinales de la centella asiatica sont désormais reconnues par les scientifiques occidentaux. Outre des tanins, des acides aminés libres, des saponosides et des alcaloïdes, la plante contient de l’asiaticoside. C’est ce glycoside triterpénique qui confère à la centella asiatica son effi- cacité en dermatologie (escarres, ulcères variqueux, plaies chirurgicales) mais aussi en cosmétologie (vergetures, cellulite). Une étude a démontré que les femmes enceintes utilisant une crème contenant un extrait de centella asiatica présentaient moins de vergetures que celles qui appliquaient une crème placebo.

... et creuse la piste de l’insuffisance veineuse

En poussant l’investigation, les chercheurs ont mis en évidence la capacité de l’asiaticoside à améliorer la cicatrisation des plaies en stimulant la production de collagène. Mais c’est la piste de l’insuffisance veineuse qui semble la plus prometteuse. Une équipe de chercheurs britanniques a ainsi démontré que la centella asiatica soulage les varices, les oedèmes, les jambes lourdes ou enflées et même les hémorroïdes.

Attention au surdosage 

Les rares effets secondaires consistent en une légère réaction cutanée causée par les rayons UVA. Attention cependant, à forte dose, l’ingestion de centella asiatica peut occasionner des vertiges. Ainsi, si vous êtes sous hypoglycémiants, sédatifs ou hypo-lipidémiants, les effets de la centella asiatica peuvent s’ajouter à ceux de ces médicaments. Signalez-le à votre médecin traitant qui en tiendra compte pour sa prescription. La centella asiatica ne poussant pas sous nos climats, vous ne pourrez pas vous procurer la plante fraîche en herboristerie. Associée à d’autres plantes, elle est vendue sous forme de compléments alimentaires dans les magasins bio. Pour une utilisation externe, vous trouverez de la teinture mère en pharmacie. Vous pourrez dénicher facilement en herboristerie de quoi préparer une infusion. Il vous suffira d’en imbiber une compresse et de l’appliquer sur les zones à traiter en cas de mauvaise circulation, jambes lourdes, vergetures ou cellulite. Tout en gardant à l’esprit qu’en matière de vergetures, le miracle n’existe pas… ■