Ginkgo biloba : la signature de l’anti-âge

 Pendant l’ère secondaire, il y a deux cent millions d’années, il côtoyait les dinosaures et les conifères de la forêt du jurassique. Si l’espèce est très ancienne, les individus le sont souvent aussi car le ginkgo jouit d’une longévité extraordinaire, on lui prête volontiers 2000 ans d’espérance moyenne de vie. En automne, le ginkgo se couvre d’or méritant bien son nom d’arbre aux quarante écus qu’il doit à une savoureuse anecdote de son histoire. En 1780, un botaniste passionné, M. de Pétigny, projetait d’aller quérir à Londres cinq pieds de ginkgo chez un horticulteur afin d’introduire cet arbre encore inconnu en France. Mais la somme requise pour cette transaction était exorbitante. M. de Petigny eu alors l’habileté de faire goûter à son interlocuteur britannique quelques grands crus français de la meilleure tenue, ce qui moussa sa résistance et fit tomber le prix des ginkgos à quarante écus. Un prix très modeste pour une espèce rare en Europe. Le ginkgo fut alors baptisé « arbre aux quarante écus », et de fait, lorsqu’il perd ses feuilles en automne, il répand une véritable pluie d’or. Le ginkgo, si vieux et si robuste, indique, selon la théorie des signatures, qu’il posséderait des propriétés bénéfiques anti-âge. Telle est en tout cas sa réputation en Extrême-Orient et c’est dans cette direction que les recherches s’engagèrent. Les connaissances pharmacologiques accumulées depuis les premières recherches confirment cette intuition. En effet, les extraits du ginkgo sont maintenant utilisés couramment pour l’amélioration de la circulation cérébrale et son cortège de symptômes : perte de mémoire, d’attention, de vigilance, troubles auditifs ou visuels. Mais aussi pour le traitement des maladies veineuses : jambes lourdes, hémorroïdes, phlébites et des insuffisances cérébrovasculaires souvent liées aux phénomènes de vieillissement.