L’acacia : gage d’immortalité et de résurrection

La symbolique de l’acacia est très proche du symbole solaire et d’immortalité par son bois dur et presque imputrescible et ses fleurs blanches. Très présent dans la tradition judéo-chrétienne, l’Arche d’alliance était en bois d’acacia recouvert d’or, cet arbre est surtout associé à la légende d’Hiram, le bâtisseur du grand temple de Jérusalem sous le règne du roi Salomon. La légende veut que le grand architecte du Temple, Hiram, ait été assassiné par trois mauvais compagnons qui désiraient connaître les mots et signes secrets des maîtres bâtisseurs. Ceci afin de recevoir la solde correspondant au statut de maître. Hiram refusant de dévoiler les secrets, chacun des trois mauvais compagnons lui donna un coup. Le premier compagnon frappa au cou à l’aide d’une règle (cette blessure symbolise la mort physique). Le deuxième compagnon porta sur le sein gauche du maître un puissant coup d’équerre (c’est la mort sentimentale). Le dernier compagnon asséna un coup de maillet sur le front qui l’acheva, cette troisième mort correspond à la mort intellectuelle. Reconnaissant l’inutilité de leur crime, les trois mauvais compagnons l’enterrèrent et un acacia poussa sur sa tombe. Si Hiram est mort à cause de l’Ignorance, de l’Hypocrisie et de l’Envie, l’acacia atteste en revanche de sa renaissance par les qualités opposées : Savoir, Tolérance et Détachement. Les racines de l’arbre sont toxiques car elles contiennent une substance vénéneuse. Leur écorce est émétique et purgative. Les feuilles sont antispasmodiques. Ses fleurs odorantes sont à la source de l’un des miels de printemps les plus réputés le miel d’acacia un miel liquide à la belle couleur d’ambre clair. Les miels moins purs avec mélanges d’autres fleurs ont une couleur plus dorée et des caractéristiques de flaveurs plus intenses et fruitées. Leur acidité est également plus marquée selon leur degré de pureté. En homéopathie, on se sert d’ailleurs du remède Robinia pour lutter contre les remontées acides.