L’alchémille : « l’eau céleste » des alchimistes « règle les saisons »

L’alchémille est aussi appelée «manteau de notre dame ». Ce nom lui viendrait de la longue tradition de prescription de cette plante contre « le  mal de  notre  dame » qui se caractérise par l’apparition de plaques rouges et irritantes souvent localisées sur la jambe. La prescription voulait que l’on trempe préalablement neuf feuilles dans de l’eau bénite puis qu’une feuille par jour soit appliquée à l’envers sur la rougeur pour qu’elle disparaisse. Selon une autre interprétation, ce nom lui aurait été donné à cause de la ressemblance de ses feuilles avec un manteau ou une cape féminine. Toutes les alchémilles semblent avoir les mêmes propriétés bien que les espèces montagnardes passent pour être les plus actives. En infusion, elles sont très utilisées actuellement, en raison de leur richesse en tanin, en cas de règles abondantes et douloureuses. Pour le « malaise périodique », c’est la tige fleurie sèche ou fraîche qui est indiquée sans les feuilles. Deux à trois tasses par jour de deux grammes de plantes infusés dans un litre d’eau réussissent à « régler les saisons ». La récolte se fait en été car c’est pendant la floraison, de mai à septembre, que la teneur en tanin est la plus forte. Des indications traditionnelles existent également pour pré- coniser l’alchémille dans les cas de difficulté de circulation sanguine dans les jambes. La légende prétend qu’elle peut soulager les troubles circulatoires, mais attention, elle peut tout aussi bien les provoquer si l’on vient par mégarde à marcher sur l’une de ses feuilles.