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La bourrache : un dépuratif et un élixir de jouvence

La bourrache fait partie des plantes dites cordiales. Les Grecs l’appelaient euphrosunon, les Latins euphrosinium, ce qui signifie « la joie dans le festin ». Ses fleurs macérées dans du vin rendaient joyeux ceux qui en buvaient. Une piste pour ceux qui ont le vin triste. Les Anciens prescrivaient, contre syncope et pâmoison, un sirop de jus de bourrache avec du sucre. De l’arabe « abou rach » qui signifie « père de la sueur », son suc frais était censé «exciter la sueur qui guérit ». L’action fébrifuge et dépurative de la bourrache était surtout imputée à la fleur qui entrait dans la composition de « collyres maison ».


Au-delà du mythe, la bourrache est dotée d’un véritable arsenal thérapeutique. Plusieurs de ses propriétés autrefois vantées, sont aujourd'hui confirmées par les scientifiques. Ainsi, les vertus cordiales trouvent leur explication dans l’action réelle de la bourrache sur les glandes surrénales qui produisent la DHEA, une hormone antidépressive. Mieux, les scientifiques ont mis en évidence des propriétés insoupçonnées de la bourrache qui retarderait les effets du vieillissement car elle renferme une quantité importante d’acide gammalinolénique, une substance rare dans le monde végétal. La bourrache est également très concentrée, au niveau de sa tige, en mucilages qui contiennent de l’allantoïne, un cicatrisant à effet de pansement responsable de la régénération cellulaire des tissus nécrosés.

Grâce à la présence de nitrate de potassium, elle possède un fort pouvoir dépuratif qui stimule les fonctions rénales, draine le sang et soigne ainsi les maladies éruptives de la peau. Enfin la provitamine A, puissant antioxydant, surtout présente dans la graine, agit en piégeant les radicaux libres responsables du vieillissement de nos cellules. Mais l’originalité de la bourrache réside dans le fait que ses propriétés évoluent avec le temps. Ainsi, la jeune plantule riche en mucilages est émolliente et cicatrisante. Avec la maturation des fruits la plante devient dépurative, puis elle se concentre en sels de potassium pour jouer son rôle dépuratif.

Préparations

  • Bronchite : préparer une décoction de 3 minutes de 80 g de plante entière sèche pour un litre d’eau. Inhaler.
  • Articulations douloureuses: Décoction de 2 poignées de plante entière sèche, bouillies pendant 10 minutes. Appliquer en compresses.
  • Constipation : Infusion de 2 poignées de jeunes pousses fraîches dans un litre d’eau bouillante pendant 15 minutes. Boire dans la journée. En plat : cuire comme des épinards.
  • Brûlures : hacher et appliquer en cataplasme la plante entière fraîche.
  • Acné et scarlatine: infuser 20 g de plante entière sèche dans 1/2 l d’eau 15 minutes Filtrer. En lotion ou en compresse sur le visage.

L’huile de bourrache, mieux que l’huile d’onagre

En usage interne, l’huile de bourrache extraite des graines par pression à froid permet de soulager les soucis féminins prémenstruels et ceux accompagnant la ménopause (disparition des signes dépressifs, maux de tête et vertiges) et affiche des propriétés hypotensives qui, en réduisant les dépôts lipidiques obstruant les vaisseaux sanguins, vont diminuer les risques de maladies cardiaques et de lésions cérébrales.

La bourrache agit en piégeant les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire. En usage externe et interne, elle s’avère miraculeuse pour prévenir le vieillissement, favoriser la souplesse et la fermeté cutanées, protéger des effets du soleil et améliorer le bronzage. Elle permet de résoudre de nombreux problèmes épidermiques : sécheresse anormale, rougeurs, allergies, eczémas et acnés. L’huile extraite de la graine de bourrache par pression à froid contient en effet de 16 à 23 % d’acide gammalinolénique. Soit deux fois plus que l’huile d’onagre. Alors pourquoi la bourrache n’arrive-t-elle pas à détrôner l’onagre ? D’abord sa mise en culture est difficile et sa récolte délicate. Quant au rendement en huile des graines, il est seulement de 20 % de leur poids… sec. Autre écueil : l’huile de bourrache est très facilement oxydable. Sa conservation demande le plus grand soin et doit se faire à l’abri de la lumière et de la chaleur pour éviter que sa teneur en acide gammalinolénique n’en soit affectée.

On peut prendre la bourrache en tisane notamment pour améliorer les symptômes de la scarlatine car elle plus efficace que l'huile dans cette pathologie mais attention toutefois, les parties aériennes de la bourrache renferment une petite quantité de pyrrolizidines, des substances qui se sont avérées dommageables pour le foie. Le danger de toxicité croît en cas d'usage prolongé. Dans ce cas, il faudra y adjoindre du Desmodium.

 

Également disponible en gélules

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