La sarriette : digestive et aphrodisiaque

On l'utilise comme aromate mais elle possède des qualités médicinales certaines. On l’emploie, en usage externe contre la surdité : 3 ou 4 gouttes de suc de sarriette dans l'oreille, 3 fois par jour dont une au coucher. Son rôle est également bénéfique sur l'appareil digestif. Ne la nomme-t-on pas la « sauce des pauvres gens » ? En effet, elle stimule l'estomac, elle régularise les contractions péristaltiques de l'intestin, empêche la fermentation intestinale. Elle favorise également l'expulsion des gaz. Il faut conserver la sarriette en bouquets et ne la mettre sur les plats qu'au dernier moment. Les sarriettes, comme le thym, le serpolet ou l'eucalyptus, sont antiseptiques, toniques et expectorantes. Ce sont des condiments qui rendent les féculents plus digestes aux estomacs délicats à cause de leurs propriétés carminatives. Utilisée en cuisine pour ses vertus aromatiques et antitoxiques, la sarriette serait un des meilleurs correctifs des gibiers faisandés. 

On l'emploiera  constamment dans les crudités, les plats cuisinés (féculents), dans les sauces tomate (avec la sauge). En Provence, on en dépose quelques brins sur les tomes de chèvre pour les mêmes raisons.

Utilisation magique :

Dans la Grèce antique, les femmes enceintes ne devaient y toucher sous aucun prétexte par crainte d'une fausse couche. Les Anciens la préconisaient comme aphrodisiaque et son nom venant du latin satyrus le laisserait à deviner... Ainsi la sarriette était consacrée aux satyres, à cause de ses propriétés aphrodisiaques. En Provence, les sorciers l'employaient dans la préparation de potions magiques et de philtres d'amour. En Languedoc, les étudiants, lors de la « fête des fadas » couronnaient de sarriette celui qu'ils venaient d'élire. Ces fêtes étaient la survivance directe des Saturnales païennes et, comme elles, se terminaient en orgies.