Le buis : l’arbre de la purification de l’âme et du corps

Les Gaulois, eux aussi, le considéraient comme un symbole de l’éternité.

Plus tard, les chrétiens des régions septentrionales feront bénir ses pousses, une semaine avant Pâques, à l’occasion de la fête du « dimanche des Rameaux et de la Passion » pour commémorer l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, mais aussi sa passion et sa mort sur la croix. Aujourd’hui encore, en Bretagne, dans certaines familles, on conserve un rameau de buis toute sa vie dans une armoire et un enfant le dépose sur le cercueil lors de l’enterrement en signe de bénédiction. Le buis c’est la vie, la mort, et puis la vie : la vie éternelle.

Cette résurrection permanente consacrée par les textes anciens se retrouve dans les caractéristiques botaniques de la plante que les jardiniers savent « increvable » et si facile à multiplier (par bouturage ou par marcottage tout au long de l’anée). Mais elle se retrouve également dans l’emploi médicinal du buis. Tout semble toxique dans ce végétal : les feuilles, les graines, l’écorce, les racines… tant le principal alcaloïde (la buxine) qu’elles recèlent est puissant. Le buis est capable de tuer un cheval et il est même connu pour provoquer chez l’homme des vomissements, des nausées, des diarrhées et des tremblements. Un simple contact avec la sève peut provoquer des éruptions cutanées. Et pourtant, le buis, pris à des doses très précises est aussi un merveilleux remède qui opère une sorte de puri- fication de l’organisme éliminant les virus et germes infectieux et les toxines. Il fait de celui qui le prend « un homme neuf ».

Si vous souhaitez faire l’expérience, n’employez pas plus de 5 g de feuilles pour un verre d’eau et n’oubliez pas que, comme tous les végétaux sacrés, le buis ne doit pas être coupé par un outil en fer, métal impur. Cassez-le plutôt à la main.