Le chardon Marie, un protecteur du foie à redécouvrir au repas

Il a fallu attendre les années soixante pour que la médecine officielle reconnaisse les vertus hépatoprotectrices des fruits du chardon Marie. La sylimarine qu'ils contiennent  a récemment été approuvée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour être utilisée en traitement des hépatites et de la cirrhose du foie.


Le chardon Marie, Silybum Marianum, tire son nom d’une légende chrétienne qui veut que la Vierge Marie ait caché l’enfant Jésus sous un grand chardon pour le protéger des soldats d’Hérode, alors même qu’elle lui donnait le sein. Quelques gouttes de son lait seraient tombées sur une feuille de la plante, lui donnant ses nervures et ses tâches de couleur blanche.

La légende accrédita à l’époque l’idée que le chardon Marie favorisait la lactation et occulta pendant une longue période ses propriétés hépatoprotectrices connues pourtant dès l’Antiquité.

Redécouvert dans les années soixante

Il a fallu attendre les années soixante pour que la médecine officielle reconnaisse les vertus hépatoprotectrices des fruits du chardon Marie (plusieurs médicaments exploitent aujourd’hui leurs principes actifs). Ces fruits, qui poussent sur la plante à la fin du printemps, sont des akènes luisants, de couleur noire ou marbrés de jaune. Ils renferment trois substances, que l’on réunit sous le nom de silymarine, très bénéfiques pour les différents types de malaises digestifs comme la dyspepsie (digestion difficile, quelle qu’en soit la cause).

Remède officiel des hépatites

La sylimarine a récemment été approuvée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour être utilisée en traitement des hépatites et de la cirrhose du foie. En effet, la silymarine contenue dans le chardon Marie est considérée comme une des substances hépatoprotectrices les plus puissantes. Elle peut servir en prévention et en traitement d’autres troubles tels que la cirrhose, les calculs biliaires et les jaunisses. Elle protège aussi le foie contre les effets des toxines naturelles et garantit la régénération des tissus abîmés de ce même organe.

Chardon Marie, et pourquoi pas à table?

Mais on aurait tort de se focaliser, comme la médecine officielle, sur la sylimarine. Rappelons-nous que le chardon Marie contient cette substance dans toutes les parties de la plante (et pas seulement dans les akènes). Alors, pourquoi ne pas suivre l’exemple des anciens qui consommaient ce chardon comme un aliment ? Les racines se préparent comme celles des salsifis. Les jeunes pousses se mangent crues ou légèrement cuites à la vapeur. Les jeunes tiges, coupées en rondelles, peuvent être ajoutées aux salades ou cuites comme des asperges. Les nervures s’emploient comme des cardes. Les feuilles, une fois débarrassées de leurs épines, sont un légume facile à accommoder. Les graines enfin peuvent être torréfiées et consommées comme celles du tournesol. En cuisine, le chardon Marie n’attend plus que vous. 

 

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