Le persil : dépuratif, ésotérique et revigorant sexuel

Une ancienne légende lui prête même des connexions ésotériques avec les puissances chtoniennes et raconte que la graine du persil est trés longue à germer car elle rend sept fois visite au diable avant de pousser vers le haut. Le persil est aussi une plante chère aux jeteurs de sorts et redoutée des jardiniers. La légende dit que celui qui sème le persil dans la terre s'expose à mourir dans l'année. Dans le Midi, on croit encore qu'une femme enceinte qui cueillerait du persil ferait mourir la plante. Dans la tradition folklorique, les plantes aromatiques ont vite plongé dans la marmite des enchanteurs. Et, parmi tous les sortilèges, se trouve, bien sûr, l'amour. Elles ont aussi délivré des oracles. On a ainsi cru, pendant longtemps, que le persil poussait, capricieusement, dans le jardin des maris trompés. On prêtait aussi à cette herbe des pouvoirs aphrodisiaques. Ainsi, pour être un bon amant et avoir du coeur à l'ouvrage, il suffisait d'aller discrètement chercher de l'énergie supplémentaire auprès d'une infusion de persil. 

En Espagne, aujourd'hui encore, les bergers donnent des infusions de persil aux brebis afin de favoriser l'accouplement en toute saison. Au Moyen-Age, on utilisait le persil des jardins Petroselinum hortense ou Apium Petroselinum comme remède contre les maladies du foie et des reins. De nos jours, on le recommande pour ses vertus diurétiques, apéritives et stimulantes. Extraordinairement riche en vitamines C et A, mais aussi en fer, en calcium et en manganèse, cette plante condimentaire est un excellent antiseptique du sang et des intestins et possède des vertus vasculaires et anti-anémiques. Elle régularise le flux menstruel et, en cataplasme tiède, elle soulage la goutte. En infusion, le persil fortifie le cuir chevelu, stimule la pousse des cheveux et leur donne du brillant. Attention, le persil est déconseillé aux mamans qui allaitent car il tarit le lait.