Passiflora incarnata : pour trouver la paix de l’âme..

En son centre, la fleur arbore trois pistils, qui représentent les trois clous ayant servi à la crucifixion. Sous les stigmates, l’ovaire volumineux évoque l’éponge trempée dans le vinaigre. Juste en dessous, les cinq étamines rouges figurent les cinq plaies du christ, deux aux mains, deux aux pieds et la plaie aux flancs causée par la lance du romain Longin. Les filaments au centre de la fleur sont censés représenter la couronne d’épines, d’autant plus qu’ils seraient au nombre de 72, précisément le nombre d’épines qui ornaient la couronne du christ. Les dix pétales sont les 10 vrais apôtres, Judas, le traître, n’étant pas compté ni Pierre, celui qui a renié trois fois son maître. Les vrilles par lesquelles s’accroche la plante à son support sont associées aux lanières du fouet de la flagellation. Enfin, les feuilles à pointe aiguë représentent la lance et sur leur face intérieure, des marques de tâches rondes foncées figurent les 30 pièces d’argent que Judas reçut pour sa trahison.

Les premiers missionnaires d’Amérique du Sud se servaient de cette fleur très abondante pour enseigner la Passion du Christ aux indigènes comme Saint Patrick s’était servi d’un trèfle à trois feuilles pour expliquer aux païens Irlandais le mystère de la trinité. 

En Amérique du Sud, comme en Europe, la passiflore est considérée comme un atout majeur pour apaiser les tensions nerveuses conduisant à des états d’anxiété et d’insomnie légère. Les actions sédatives et antispasmodiques de la passiflore agissent en abaissant les débits respiratoire et sanguin par réduction de la pression artérielle. 

La fleur de la passion est aussi bien un cours de catéchisme qu’une clef pour trouver la paix de l’âme.