• Aromathérapie : traiter les parasites

Ne pas se laisser parasiter

Les micro-organismes pathogènes n’ont jamais cessé d’être une cause majeure de problèmes de santé publique. La médecine a fait des progrès, mais les impasses thérapeutiques restent fréquentes. Dès lors, pourquoi ne pas se tourner vers les huiles essentielles, qui ne sont rien d’autres que les armes anti-prédateur du végétal, et qui apportent une réponse à la fois naturelle et efficace.

 

Soigner une parasitose

Indications : Soutien immunitaire, accompagnement d’une infection bactérienne, virale, parasitaire ou fongique aiguë ou chronique, prévention des infections parasitaires intestinales tropicales.

  • HECT de cannelle de Ceylan écorce (Cinnamomum zeylanicum) : 1 ml
  • HECT de tea tree (Melaleuca alternifolia) : 1,5 ml
  • HECT de sarriette des montagnes (Satureja montana) : 1,5 ml
  • HECT de thym à saturéioïdes (Thymus vulgaris CT satureioides) : 1 ml
  • Huile végétale alimentaire de lin ou de colza : QSP 10 ml

HECT : huile essentielle chémotypée.

Propriétés :

Immunomodulante, anti-infectieuse à spectre large, préventive et curative, action antiparasitaire privilégiée sur les parasites à localisation intestinale.


Préparation :

Dans un flacon en verre teinté de 10 ml muni d’un compte à gouttes, verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées. Pour 1 millilitre, l’équivalent est de 30 gouttes. Compléter avec l’huile végétale jusqu’en haut du flacon, fermer et agiter.

Voie sublinguale :

  • Déposer 6 gouttes de la synergie sur un peu de mie de pain, en former une boulette et l’avaler avec un peu d’eau fraîche en milieu de repas. Matin et soir, pendant 3 semaines.
  • En parallèle, prendre 3 gouttes d’essence de citron bio en bouche, matin et soir pendant 3 semaines.

Contre-indications : Enfants de moins de 6 ans, femme enceinte et allaitante.


Infection parasitaire : pas d’automédication avec les cétones

Dans la formule en page 1, nous avons privilégié des huiles essentielles à phénols. Ce ne sont pas les seules à avoir une action destructrice sur les parasites, les HE riches en molécules cétoniques se révèlent aussi très efficaces, mais leur emploi nécessite l’avis d’un thérapeute averti. En effet les cétones possèdent une toxicité neurologique (dégénérescence nerveuse). Parmi ces HE parasiticides, citons les HE de chénopode, de boldo, de menthe pouliot.

 

Infection parasitaire : Des toxines à éliminer

Une infection parasitaire peut être sournoise et sans symptôme caractéristique. Elle peut aussi s’exprimer par des douleurs diffuses, des symptômes généraux correspondant à un relargage de toxines par le parasite. Le traitement aromatique s’accompagnera alors d’un soutien diurétique et hépatique. L’essence de citron est proposée conjointement pour ses propriétés hépato-protectrices, ainsi que des tisanes drainantes.

À Faire :

  • Prendre 3 gouttes d’essence de citron bio en bouche matin et soir pendant trois semaines.
  • Boire 3 tasses par jour de tisane composée à parts égales de pissenlit, verge d’or, busserole, feuille de chêne. Vous pouvez limiter le mélange à deux plantes seulement.

 

Traitement :  Asphyxier le parasite de la gale

Cette maladie parasitaire semble en recrudescence depuis 2008. Elle se manifeste par des lésions inflammatoires et prurigineuses (à recrudescence nocturne) à la surface de la peau, localisées le plus souvent sur les mains et les poignets, quelquefois aussi sur les fesses, le dos, l’ombilic et les organes génitaux. Ces sillons correspondent au trajet et à la localisation momentanée du parasite, qui est un acarien. Son traitement allopathique est laborieux. L’aromathérapie offre des résultats très intéressants sur le parasite lui-même et surtout sur le système immunitaire de l’hôte. Le traitement par voie interne (la formule du mois) est alors associé à un traitement local.

À Faire :

Le principe consiste à asphyxier le parasite par des pansements occlusifs aromatiques à laisser poser pendant 30 minutes, 2 fois par jour, pendant 3 jours de suite, puis de renouveler ce protocole une vingtaine de jours après (durée du cycle de reproduction du parasite). Le gel peut être commandé en pharmacie ou réalisé à la maison :

  • HE de clou girofle 1 g,
  • HE de tanaisie annuelle 1 g,
  • HE de menthe poivrée 1 g,
  • HE de tea tree 1 g,
  • huile végétale de nigelle ou de neem 3 g,
  • gel d’aloé vera QSP 100 g. Il est impératif de traiter tous les membres d’une même famille (voie interne et externe). Le sujet est contagieux même pendant la période d’incubation. Il faut également déparasiter l’habitat. Précaution : ce traitement est contre-indiqué chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 6 ans.


En savoir plus : www.aude-maillard.fr