• Phytothérapie : jardiner la bourrache

La bourrache, fleur courage

La bourrache est une sérieuse alliée pour soigner rhumes et bronchites ainsi que la rougeole et la scarlatine : en faisant abondamment transpirer et uriner, les toxines sont éliminées. Doucement laxative, elle stimulera les intestins paresseux.

 

Propriétés

Antitussive, émolliente, laxative, sudorifique… l’huile de bourrache, extraite des graines, est d’une richesse exceptionnelle en acides gras polyinsaturés de la famille des oméga 6, qui stimulent les phénomènes hormonaux et neurologiques. L’huile (en massages ou sous forme de gélules) soulage les délicates périodes menstruelles et les manifestations de la ménopause. En cas de cancer hormonodépendant, il est prudent d’en limiter l’usage.

Attention : la plante entière ne doit pas être employée régulièrement à fortes doses car elle peut être hépatotoxique.

Conseils de culture

La bourrache est à l’aise au potager comme au jardin d’agrément. Il suffit d’en semer une fois et on la retrouve un peu partout grâce aux fourmis qui font provision de ses graines.

Où ?

Si la bourrache n’est pas exigeante sur la qualité de la terre (elle pousse à l’état sauvage dans des lieux incultes), elle appréciera toutefois une terre riche. Sa hauteur varie en fonction de la qualité du sol où elle se trouve, ce qui donne des plantes de 30 cm à plus de 80 cm… Très mellifère, c’est une bonne compagne pour toutes les plantes qui ont besoin de la présence des abeilles.

Quand ?

Semer en place au printemps ou à l’automne : éclaircir en laissant 50 cm entre chaque pied. Une fois installés, les jeunes plants se repiquent difficilement. La première année, faire un semis tous les mois afin d’avoir toujours de jeunes feuilles pour les salades : ensuite, la bourrache fait cela très bien toute seule !

Comment ?

En période chaude et sèche, les feuilles de bourrache durcissent. Arroser sera alors nécessaire pour lui garder sa tendreté. Que vous consommiez ce végétal ou non, il est bon de pailler. Ensuite, laissez la bourrache se débrouiller seule, l’engrais ne lui étant pas nécessaire. L’oïdium attaque les plantes âgées : n’hésitez pas à arracher leurs robustes feuilles.

Le tour de main de l’herboriste

  • Tisane douce contre les maux de l’hiver
  1. 1 c. à dessert de fleurs de bourrache,
  2. 1 pincée de fleurs de sureau,
  3. 1 tasse d’eau.
  4. Faire infuser 5 minutes. Boire 

3 à 4 tasses par jour, entre les repas. Idéal en cas de rhume, de toux, de bronchite

 

  • Tisane détoxifiante

1 c. à soupe de feuilles et tiges de bourrache, 1 tasse d’eau.

  1. Verser la plante dans l’eau froide. Amener à ébullition.
  2. Couvrir et laisser 10 minutes sur le feu.
  3. Boire 3 tasses par jour entre les repas.

    Cette décoction est aussi une excellente lotion purifiante pour le visage.

 

  • Fumigation
  1. 1 poignée de bourrache (feuilles, tiges, fleurs, si possible fraîches),
  2. 1 beau brin de thym,
  3. 1 grand bol d’eau,
  4. 1 grande serviette éponge.
  5. Procéder comme pour la tisane détoxifiante. Le temps d’infusion passé, pencher la tête au-dessus du bol et recouvrir d’une serviette.
  6. Respirer la vapeur pendant 15 minutes pour soulager rhumes et bronchites.

 

 

Également disponible en gélules

La Vie Naturelle
65 rue Claude Bernard
75005 Paris
Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com