• La gemmothérapie pour bien passer l'hiver

La gemmothérapie pour bien passer l'hiver

Gorge qui pique, nez qui coule, fébrilité, voilà bien le genre de désagréments qui nous guettent quand le fond de l’air redevient froid et humide. C’est dans ces moments-là que vous avez intérêt à ce que votre système immunitaire ne baisse pas la garde. Pour lui redonner de la vigueur et éviter que ça ne tourne à la toux carabinée, voyons quelle pioche nous propose la gemmothérapie.


Après un été particulièrement chaud et ensoleillé, il va falloir se résigner à entrer doucement dans la période automnale. Et si nous utilisions les vertes promesses du printemps pour nous mettre à l’abri des mauvais augures de l’hiver ? Je veux parler des macérats de bourgeons, ces précieux élixirs qui captent la richesse énergétique et nutritive des pousses végétales. Ils ont tout ce qu’il faut pour que le froid, l’humidité et le manque de luminosité n’aient aucune prise sur notre bien-être et notre bonne humeur.

Gorge qui pique, nez qui coule, fébrilité, voilà bien le genre de désagréments qui nous guettent quand le fond de l’air redevient froid et humide. C’est dans ces moments-là que vous avez intérêt à ce que votre système immunitaire ne baisse pas la garde. Pour lui redonner de la vigueur et éviter que ça ne tourne à la toux carabinée, voyons quelle pioche nous propose la gemmothérapie.

 

L’avantage de disposer d’un bon gros 4x4 (en dépit de sa connotation peu favorable au chapitre environnemental), c’est qu’on peut bien attendre l’hiver sereinement : pluies diluviennes d’automne, boue et chaussées glissantes, plus tard neige et verglas, il n’y aura pas grand-chose qui pourra l’arrêter. C’est un peu le cas, dans l’esprit, du macérat de bourgeons de cassis.

 Ses 4 roues motrices à lui, c’est avant tout sa qualité d’adaptogène. Sur ce créneau, vous connaissiez peut-être déjà le ginseng ou l’éleuthérocoque… Eh bien le macérat de bourgeons de cassis sait faire aussi : il module l’adaptation de l’organisme aux conditions auxquelles il est confronté, assurant une meilleure résistance au froid ainsi qu’une vitalité renforcée. Si vous vous sentez fatigué(e) et sans ardeur à la seule idée des premiers matins brumeux, le cassis est fait pour vous ! Sa botte secrète : il consolide les surrénales, pivot de la résistance à tous les stress, et dynamise le système circulatoire. Il est puissamment Yang par nature.

 Les qualités tout-terrain du cassis ne s’arrêtent pas là. Ses effets anti-inflammatoires, par exemple, sont connus et reconnus depuis des décennies. Ça tombe plutôt bien quand l’humidité revient saturer l’atmosphère et rappelle à votre bon souvenir vos rhumatismes et autres douleurs articulaires. Vous devriez essayer une cure de bourgeons de cassis, parce qu’il stimule la synthèse naturelle de cortisone par votre organisme, tout en augmentant la solidité et la souplesse de vos os, tendons et ligaments.

 Autres indications en lien avec la saison froide : le cassis est capable d’atténuer significativement les réactions de type allergique (eczéma, psoriasis, urticaire et asthme) souvent en recrudescence une fois que l’ensoleillement diminue. Il est ainsi efficace devant les infections récurrentes comme les sinusites, rhinites et autres bronchites.

 

 L’étroite corrélation entre une bonne flore intestinale et une immunité solide est désormais bien établie, même par la science “officielle”. Et ça, c’est la grande affaire du macérat de bourgeons de noyer : une cure automnale, et vous voilà armé au mieux pour affronter les hordes de virus, bactéries et autres joyeusetés hivernales qui ne manqueront pas de s’abattre sur celles et ceux qui n’auront pris aucune mesure préventive.

 Avec le noyer, vous serez à l’abri de tout cela. Idéalement, prenez préalablement des probiotiques en préparations pendant une quinzaine de jours, puis commencez votre cure de bourgeons de noyer, pour un bon mois minimum, renouvelable une fois ou deux pendant l’hiver si cela s’avère nécessaire. Le noyer est reconnu pour favoriser une meilleure implantation du microbiote et stimuler les défenses immunitaires.

 Dans la symbolique des temps anciens, il tient une place à part, un peu sur la corde raide entre le Bien et le Mal. Selon les traditions, on lui reconnaît des vertus de santé et de protection, mais aussi des côtés obscurs en lien avec le démon ou la sorcellerie. Peut-être parce que le noyer possède cette capacité à inhiber le développement de la flore potentiellement concurrente autour de sa rhizosphère, de manière à rester le seul maître des lieux de son implantation…

 L’une des vieilles croyances chevillées au noyer renvoie à son pouvoir de gardien de l’immunité, qui s’appliquerait par extension à l’identité de la personne et à ses barrières en tant qu’individu. D’ailleurs, la légende voudrait que le noyer protège de la folie, pour peu qu’on cueille ses branches avant la Saint-Jean et qu’on les suspende dans son lieu de vie. C’est aussi à la veille de la Saint-Jean qu’il est d’usage de récolter les noix pour la production du fameux brou de noix aux multiples vertus.

 

 Le romarin, c’est de l’énergie solaire concentrée. À l’heure où la nature entre dans sa léthargie hivernale, il est tout indiqué pour nous aider à soutenir notre propre énergie. La plante elle-même est auréolée depuis des siècles de vertus tonifiantes et antivieillissement. Avec un effet particulièrement réputé sur l’activité cérébrale.

 Sachant qu’en gemmothérapie, l’extrait de bourgeons concentre les aptitudes des différentes parties de la plante entière, on peut raisonnablement espérer un effet stimulant au moins égal de la part du macérat de bourgeons de romarin. Certains travaux ont montré qu’il exerçait une activité de piégeage des radicaux libres significativement supérieure à celle de la plante entière. D’autre part, les bourgeons de romarin augmentent la numération des globules rouges dans le sang, gage d’une meilleure forme physique.

 L’extrait de jeune pousse a montré d’autres effets démultipliés sous cette forme par rapport à la plante mère : son action hépatoprotectrice, par exemple, est estimée à dix fois supérieure à celle de la plante entière. Il en va de même pour le flux biliaire, dont la mesure montre une activité deux fois plus importante sous forme de macérat de jeune pousse.

 Le foie est justement l’un des organes les plus malmenés dans nos sociétés d’abondance et de stress. Et l’automne est une saison qui se prête particulièrement bien à une cure de nettoyage et de régénération du foie, ainsi que du sang, puisque non seulement le macérat de romarin est un excellent draineur du foie, mais il est aussi un très bon agent d’assainissement du sang : triglycérides, acide urique, urée et excès de cholestérol ne lui résisteront pas longtemps.

 

 Encore un arbre à l’histoire foisonnante de légende et de sacré. Ses applications thérapeutiques remontent à l’Antiquité, où il fût souvent considéré comme un arbre sacré dans les diverses mythologies. Les Grecs, les Perses, les Romains et les Égyptiens le vénéraient pour sa prodigalité en fruits. Dans l’Antiquité, la figue était d’ailleurs l’aliment de prédilection des athlètes en période olympique. On l’associait alors à des vertus comme le courage, l’intelligence et la volonté dans la tradition des uns, ou la richesse et la fécondité dans celle des autres. Bref, que du positif !

 Le macérat de bourgeon de figuier fait honneur à cette panoplie de qualités extraordinaires par sa contribution propre : il agit en profondeur sur l’ensemble de notre système endocrinien, réharmonisant le jeu subtil de nos hormones et de leurs interactions. Quand on sait la puissance de celles-ci et l’impact d’un disfonctionnement sur ce plan, on prend mieux la mesure du merveilleux cadeau que nous fait ici la nature.

 Le bourgeon de figuier agit sur l’axe cortico-hypotalamique, et de ce fait, améliore tout ce qui a trait à l’humeur et au psychosomatique: mélancolie, déprime existentielle, mais aussi angoisse et stress. Idéal quand on a du mal à trouver le sommeil ou que l’on connaît des nuits agitées, le figuier calme et apaise par sa nature profondément Yin.

 

 Anti-âge et protectrice du système circulatoire, l’airelle est aussi un très bon renfort du système immunitaire, ainsi qu’un excellent anti-arthritique. À recommander en particulier à celles et ceux qui souffrent de polyarthrite chronique. Le macérat de bourgeons d’airelle facilite l’élimination de l’urée et de l’acide urique, en même temps qu’il favorise l’assimilation du calcium. Ce sera donc un complément tout désigné au cassis, pour les cas où lui seul ne serait pas suffisant.

 Au niveau circulatoire, ce macérat agit sur les artères et les artérioles, en empêchant la sclérose et la dégénérescence de leur paroi. Il agit aussi sur la fibrose pulmonaire et les suites d'embolie pulmonaire ancienne. L’airelle exerce également une action régulatrice sur la motilité du côlon, corrigeant la constipation chronique aussi bien que les colites spasmodiques et les diarrhées. Il constitue en plus un remarquable draineur et désinfectant, que ce soit sur la sphère digestive ou l’appareil urinaire, dont il désobstrue les glomérules rénaux et dissout les lithiases. Le bourgeon d’airelle peut s’avérer une arme décisive dans les cystites récidivantes.

 Pour résumer

  •     Le cassis : adaptogène et tonifiant général.
  •     Le noyer : régénérateur de la flore intestinale et de l’immunité.
  •     Le romarin : énergie, anti-âge et détoxifiant.
  •     Le figuier : calmant et rééquilibrant du système hormonal.
  •     L’airelle : protecteur du système circulatoire, articulations et immunité.

 

Les macérats de bourgeons sont d’extraordinaires remèdes de santé, par la subtilité et l’étendue de leur action, et sans aucun effet indésirable. Vous pouvez compter sur eux pour vous aider à mieux vivre les jours les plus courts et les plus froids de l’année, et à être plus tonique et plus résistant devant leurs désagréments habituels.