• Plante médicinale : Le marronnier d’Inde, la circulation des grands jours

Le marronnier d’Inde, la circulation des grands jours

Les feuilles, les fleurs, les graines et l’écorce du marronnier d’Inde sont utilisées depuis de nombreux siècles pour traiter divers problèmes liés à des troubles de la circulation veineuse. Depuis, ces qualités exceptionnelles ont été vérifiées et le marron d’Inde est aujourd’hui un veino-tonique incontournable.

L'histoire dit qu'un plant de marronnier a été introduit à Constantinople en 1557. Comme il est de bon ton de faire des cadeaux exotiques, l'ambassadeur du Saint-Empire auprès de la Porte Ottomane offre un marron prêt à germer à Charles de l'Écluse, ambassadeur à Vienne, en 1576 et Paris découvre le marronnier en 1612. C’est depuis cette époque qu’en France, le marron d’Inde est symbole de porte-bonheur. Il est de bon ton ce fruit rond et lisse sous son oreiller afin de passer une bonne nuit sans vilains esprits, sans fantômes...

 

Contre les fièvres... de cheval

Considéré comme un arbre d’ornement, c’est un palefrenier qui redécouvre la recette utilisée par les turcs pour aider les chevaux qui montrent des déficiences respiratoires : une mouture des fruits de l’arbre mélangée à l’avoine (d’où le nom latin Hippocasstanum du grec « hippos », cheval et de « castanon », châtaigne). Sous Louis XV, on utilise cette poudre de marron d’Inde pour augmenter l’écoulement nasal. Pendant les guerres napoléoniennes, lorsqu’ils n’ont pas de quinquina, les médecins se servent de l’écorce des marronniers contre les fièvres. Pendant la dernière guerre, on utilise la saponine du marron d’Inde pour blanchir le linge et pour fabriquer des savons.

 

Roi de la circulation

Les recherches sur le marron d’Inde commencent après la guerre. Depuis, de très nombreuses études ont montré tout son intérêt en phytothérapie.

  • Pour la graine : des saponosides triterpéniques (responsables de l'activité anti-inflammatoire et anti-œdémateuse), de nombreux flavonoïdes (à l'origine de l'action vitaminique P, qui correspond à un ensemble de propriétés de protection vasculaire en général, veineuse et capillaire en particulier).
  • Pour l'écorce: elle contient de nombreux hétérosides coumariniques, dont l'esculoside, qui sont connus pour leur grand pouvoir anti-inflammatoire et leur forte activité sur les états congestifs du système veineux. S’ajoutent des flavonoïdes qui complètent l'action de l'esculoside par leurs actions vasoconstrictrices, anti-inflammatires, et également vitaminique P. Grâce à ces substances, il est particulièrement actif dans le traitement des symptômes liés à l'insuffisance veineuse : jambes lourdes, varices, ulcères variqueux, crises hémorroïdaires. Astringent, c’est aussi un décongestionnant pelvien, anti-inflammatoire, son action est proche de l’hydrocortisone. Marie-Antoinette Mulot conseillait, en cas de rhumatismes, de douleurs articulaires, de conserver dans une poche un ou deux marrons d’Inde. Un remède gratuit que rien n’empêche de tenter...

 

Une cure

Contre les hémorroïdes, les varices, les douleurs, qui, si elles sont moins pénibles traitées au froid, sont insupportables par la chaleur, contre les troubles circulatoires, les états congestifs du système veineux, procédez ainsi :

Mettez dans un litre d’eau froide, 40 g de marron d’Inde concassé et laissez bouillir cinq minutes. Retirez du feu, laissez infuser dix minutes. Buvez une ou deux tasses entre les repas et cela pendant vingt et un jours. Cessez dix jours et reprenez encore vingt et un jours. Sucrez au miel.
 

 

Retrouvez le Marron d'Inde sous forme liquide chez :

La Vie Naturelle


65 rue Claude Bernard


75005 Paris


Tél. : 0 800 404 600
Site : www.la-vie-naturelle.com