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Lyme : un plan gouvernemental contre l’errance thérapeutique

Malgré une prise de conscience très récente des pouvoirs publics, notre manque d’informations à ce jour sur la maladie de Lyme est plus que flagrant : modes de transmission, fiabilité du diagnostic, caractère chronique ou non de la maladie, types de prévention, efficacité des traitements par antibiothérapie… En réponse à ces nombreuses questions et à une mobilisation d'associations et de médecins,  le ministère de la Santé vient de lancer un nouveau plan gouvernemental.    


Ce que l’on sait aujourd’hui de la maladie de Lyme, c’est surtout que l’on n’en sait pas grand-chose… Du moins, pas assez pour contenir cette maladie transmise par les morsures de tiques et en très rapide augmentation depuis les années 1990. Son incidence en Europe aurait triplé en vingt ans, selon les estimations officielles les plus optimistes.

L’absence de fiabilité des tests biologiques proposés aujourd’hui par les laboratoires ainsi que la complexité et la diversité des symptômes de la maladie (cutanés, neurologiques, articulaires, inflammatoires) font que nombre de personnes atteintes, non diagnostiquées, errent de médecins en médecins, d’associations en forums internet, se retrouvant désarmés face à leurs symptômes handicapants et isolés dans leur mal-être. Et lorsqu’elle est détectée, la maladie répond mal aux traitements existant, considérés par la plupart des spécialistes comme encore inadéquats. Dans ce contexte où les questions se bousculent, certains chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme depuis un moment et travaillent à produire des informations fiables.

Interpellé par de nombreuses associations de malades, le gouvernement de Marisol Touraine a dévoilé ce jeudi 26 septembre un plan d’action national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies vectorielles transmises par la tique. Il se décline en plusieurs points :

 

  • le développement de nouveaux tests de diagnostic (l'Institut Pasteur est chargé d'en développer de nouveaux),
  • la formation des médecins,
  • une information du public des dangers liés aux tiques (développement d’une application mobile),
  • la surveillance épidémiologique pour connaître la fréquence de la maladie dans la population,
  • la mise en place d'un protocole national de diagnostic et de soin,
  • la désignation de centres spécialisés dans chaque région.

 

En attendant le déploiement du plan gouvernemental, retrouvez ici notre formule aromatique d'urgence à appliquer dès que possible après une piqûre de tique. Et pour mieux comprendre le fonctionnement et l'évolution de la maladie de Lyme, lisez également l’article de notre pharmacienne et aromathérapeute Aude Maillard. Pour un état des lieux des connaissances et points obscurs qui demeurent autour de cette maladie, n'hésitez pas à lire l’interview de la chercheuse Valérie Obsomer : docteur en agronomie spécialisée en épidémiologie, elle est notamment à l’origine de la première enquête d’envergure sur la prévalence de la maladie de Lyme en Europe. Si les enquêtes antérieures estimaient le nombre de nouveaux cas à 85000 par an, son propre travail avec le professeur Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital universitaire de Garches, l’amène plutôt au chiffre… d’un million par an !

Enfin, Plantes & Santé consacre dans son numéro 172 (octobre 2016) un dossier aux "maladies de l'ombre" telles que la maladie de Lyme, la fibromyalgie ou la maladie de Crohn en rassemblant des conseils d'experts utilisant la phytothérapie dans le suivi de leurs patients. Vous pouvez trouver ce numéro ici