Peau et soleil, pour un duo gagnant

On le sait désormais, le soleil est à la fois source de bienfaits pour le corps mais également de dommages cutanés si on s’y expose inconsidérément. L’exposition aux rayons UVA et UVB est un stress pour la peau, qui se traduit par une production accrue de radicaux libres accélérant le vieillissement cutané. La production de mélanine, qui donne sa couleur au bronzage, est une façon pour le corps de protéger l’ADN de nos cellules contre ce stress oxydatif. Plus on produit de mélanine, plus on est protégé.

Oui, mais voilà : des dérèglements de pigmentation (lentigo) peuvent se développer du fait de l’exposition répétée au soleil, de l’avancée en âge ou de dérèglements hormonaux (grossesse, pilule contraceptive). Apparaissent alors des taches brunes, synonymes d’une concentration accrue et d’une répartition irrégulière de la mélatonine. D’abord invisibles, ces taches surviennent et se renforcent à chaque exposition solaire. Si elles prennent une forme ou une couleur suspectes, consultez votre dermatologue.

Pour éviter d’en arriver là et pour ralentir leur apparition ou leur développement, plusieurs conseils s’imposent. Tout d’abord, bien sûr, protégez-vous du soleil et utilisez une crème protection 50 à chaque exposition. En préparation et pendant vos vacances, augmentez vos réserves en antioxydants comme vous le feriez en prévention des allergies solaires. Si vous êtes déjà sujet aux tâches brunes évitez les caroténoïdes (booster de mélanine) et complémentez vous en extrait d’écorce de pin.Exfoliez-vous souvent la peau (par exemple aux acides de fruits) et utilisez en externe du gel d’Aloe vera associé à des huiles végétales ralentissant la production de mélanine et des huiles essentielles aidant quelque peu à effacer les taches existantes. Parmi ces huiles végétales, sachez que le macérat huileux de Centella asiatica est très efficace contre les brûlures solaires et que l’huile de son de riz, utilisée de longue date en cosmétique par les femmes japonaises, a montré des effets intéressants en prévention des mélanomes. Notez enfin que l’huile d’onagre comme de son de riz peuvent aussi se consommer sous forme de capsules, pour une cure commençant en début d’été. 

Éviter l’allergie solaire 

Première exposition au soleil l’été, et des plaques rouges, des petits boutons ou des démangeaisons apparaissent subitement, à la manière d’une urticaire : c’est la lucite estivale. Pour éviter ce désagrément, préparez-vous en amont.

1 mois avant : commencer une cure à base de caroténoïdes (lycopène de tomate, roucou, spiruline, algue rouge) et de vitamine E (huiles végétales), éventuellement complétés de polyphénols (OPCS de raisin) et de sélénium.

15 jours avant : EPS de plantain, 1 cuillère à café par jour et Belladonna 5 CH, 4 granules par jour.

Trop tard ? Si les plaques sont déjà là, utilisez un après-soleil composé de macérat huileux de Centella asiatica ou de millepertuis et d’une pointe d’huile essentielle de camomille allemande (environ 2 gouttes d’HE pour 20 ml d’huile végétale).