• Trousse de secours pour un été serein

Trousse de secours pour un été serein

Les vacances sont synonymes de repos, de dépaysement, d’activités en plein air… Bref, de détente ! Partez l’esprit tranquille et suivez nos conseils et astuces afin de prévenir et soigner les maux de l’été.


Les vacances peuvent commencer au pas de la porte ou à des milliers de kilomètres de chez soi, encore faut-il que l’on veuille, et surtout que l’on sache, «décrocher» et se reconnecter à l’essentiel. Rien n’est moins aisé. Lorsqu’on est engagé toute l’année dans une vie stressante ponctuée de courtes phases de répit, on a tendance à vouloir exporter ce mode de fonctionnement sur le lieu de vacances… Poussé à ses limites par la force de la volonté, le corps se rééquilibre parfois de manière anarchique quand le geôlier mental lâche enfin du lest, et il est alors fréquent qu’on tombe malade au début des vacances. Comment faire pour se préserver et s’accorder une vraie pause ?

Se détendre, vraiment…

Si vous avez une tendance à être hyperactif, marquez la rupture des vacances par des actes symboliques forts : éteignez votre téléphone portable, ne prenez pas trop d’engagements à l’avance et surtout ménagez-vous du temps, même (et surtout) pour ne rien faire ! À distance des rythmes effrénés, des contraintes quotidiennes et de l’inflation informationnelle à laquelle nous sommes continuellement soumis, le corps finira par se synchroniser sur d’autres rythmes plus simples, mais aussi plus fondamentaux : se lever, se coucher, manger, se balader, partager des moments de convivialité sans avoir le regard rivé sur sa montre. Se sentir en vacances, c’est aussi se simplifier la vie au quotidien et donc anticiper en amont les difficultés qu’on pourrait être amené à rencontrer sur place.

Profitez de la plage pour la remise en forme 

Vous avez choisi des vacances à la mer ? C’est l’occasion de déconnecter, de conjuguer farniente et activités plus physiques dans ou au bord de l’eau. Les éléments concourent à une recharge énergétique. L’air marin est riche en oxygène et concentre au moins cinquante fois plus d’ions négatifs bénéfiques pour la santé que l’air continental. Sur les côtes atlantiques et méditerranéennes, il contient une quantité à peu près équivalente d’iode, charriée par les embruns et les algues échouées sur le rivage. Ce précurseur des hormones thyroïdiennes fournira un coup de fouet bienvenu, notamment aux personnes en légère hypothyroïdie comme c’est parfois le cas après la ménopause. Respirer calmement au son régulier des vagues qui s’échouent sur la grève est donc en soi un geste santé. Profitez également de la proximité de la mer pour remettre en mouvement votre corps. Vous n’aimez pas nager ? Qu’à cela ne tienne : une simple marche régulière au bord du rivage avec de l’eau à mi-cuisse peut déjà faire des prodiges. Ces mini-séances d’aquagym solliciteront vos muscles posturaux, accéléreront votre circulation lymphatique et la fonction « nettoyage » du corps tout en agissant efficacement sur le retour veineux.

Des réponses pour jambes lourdes ou varices 

La sensation de jambes lourdes, voire l’aggravation de varices, est en effet un des désagréments de la période estivale. Le littoral offre fort heureusement un écosystème accueillant à un certain nombre d’arbres qui seront d’un grand secours pour ce genre de problèmes. C’est par exemple le cas du pin maritime dont l’écorce, commercialisée sous l’appellation pycnogénol, stimule le tonus veineux tout en réduisant l’inflammation locale. C’est aussi le cas du lentisque pistachier, un arbuste poussant dans les garrigues, et du cyprès de Provence, celui-là originaire d’Asie, mais implanté de longue date chez nous et moins onéreux que le précédent. Trois gouttes d’huile essentielle de l’un ou l’autre associées à trois gouttes d’huile végétale en massage sur le trajet des veines deux fois par jour devraient vous permettre de cheminer d’un pas bien plus léger. 

Bronzer sans taches ni allergies solaires 

Gardez en tête que l’eau réfléchit de 5 à 10 % du rayonnement solaire, et le sable sec de 15 à 30 %. Or si la lumière solaire est essentielle à notre équilibre, elle peut bien sûr devenir particulièrement néfaste en excès. Aussi, restez à l’ombre et couvrez-vous de vêtements légers autant qu’il est possible à l’heure du déjeuner où les rayonnements sont à leur apogée. Idéalement, il faudrait pouvoir préparer sa peau plusieurs semaines à l’avance. L’absence de préparation rendra votre peau plus prompte aux allergies solaires et plus sensible à l’effet oxydant des rayons UVA et UVB. 

Si vous vous savez sujet aux allergies solaires, le plantain se montrera très efficace : une cure de 2 cuillerées à café par jour de teinture mère lors de votre séjour (à commencer une semaine avant l’exposition) minimisera vos risques d’éruptions cutanées intempestives. Si cela se révèle insuffisant, vous pouvez également mettre dans votre trousse de toilette de l’huile essentielle de matricaire (ou camomille allemande) : moins d’une goutte de cette huile essentielle mélangée à de l’huile végétale pour le corps ou une grosse noix de beurre de karité répartie sur la zone lésée vous permettra certainement d’éviter les crèmes à base d’hydrocortisone invariablement conseillées par les pharmacies des zones balnéaires dans de tels cas.

La dimension réactive de la peau est étroitement liée à sa capacité à se protéger de l’oxydation et des radicaux libres. Jus de carottes, purée de tomates, salades de fruits au melon, pamplemousse et fruits rouges seront de ce point de vue des alliés de choix grâce à leur concentration en vitamines A et C et en caroténoïdes protecteurs. Pour son apport en vitamine E, sa richesse exceptionnelle en antioxydants et en acides gras essentiels, l’huile de son de riz, en plus de pouvoir être utilisée en soin externe, par exemple sur le visage au retour de la plage, peut être glissée dans l’assaisonnement des salades ou bien prise en capsules (1 ou 2 g par jour). Sachez toutefois que l’huile de son de riz vous protègera tout en ralentissant ou amenuisant la pigmentation de votre peau, raison pour laquelle il est également intéressant en prévention de l’hyperpigmentation (lentigo, masque de grossesse, taches dites « de vieillesse »).

Si c’est vraiment le bronzage que vous visez, misez sur les compléments à base de caroténoïdes et préférez l’association de plusieurs caroténoïdes plutôt que le seul bêta-carotène. Vous pourrez également profiter des vertus du roucou (Bixa orellana), connu de longue date de la médecine traditionnelle du continent sud-américain. Prise durant l’exposition (1 demi-cuillère à café par jour), elle diminue les effets négatifs des rayons UVA et accélère le bronzage. En après-soleil quotidien, sur le corps comme sur le visage, rien n’a pour l’instant détrôné le gel d’Aloe vera, qui associe ses vertus hydratantes à des principes actifs apaisants et réparateurs.  

Déshydratation : reconnaître les signes

Chaleur inhabituelle, journée à la plage, transpiration importante, euphorie des vacances qui font oublier de s’hydrater régulièrement... Il est important de pouvoir repérer les signes de la déshydratation (notamment chez les nourrissons qui ne verbalisent pas leur soif ou les personnes âgées qui la ressentent moins). Parmi ces signes, les plus notables sont : sensation de bouche sèche, peau sèche et manquant de souplesse (légèrement pincé entre deux doigts, le pli de la peau se maintient), irritabilité ou léthargie, maux de tête ou malaise, extrémités froides, augmentation du rythme cardiaque... En présence de ces signes, buvez beaucoup d’eau ou, pour une réhydratation plus rapide, procurez-vous une solution électrolyte vendue en pharmacie. Chez les nourrissons, la présence de cernes, les yeux légèrement enfoncés et le creusement de la fontanelle doivent également vous alerter et faire réagir rapidement. 

Anticiper les infections gynécologiques 

Lézarder sur la plage, c’est bien... passer ses vacances avec des brûlures à la miction et des démangeaisons incontrôlables, ça l’est moins ! Si vous êtes souvent sujette à ce genre de désagréments, des tisanes quotidiennes de bruyère callune (Calluna vulgaris) en prévention (10 g pour 1 l d’eau) ou de busserole (Arctostaphylos uva-ursi) en cas d’infection avérée se révéleront très utiles (boire un litre par jour pendant dix jours). Le jus de canneberge, acheté frais au magasin bio local ou en capsules à la pharmacie du coin, aura également un effet préventif intéressant en limitant l’adhésion à la muqueuse urinaire des bactéries en cause, et donc leur prolifération. 

Tourista : non merci !

Vous avez fait le choix de partir loin, à l’aventure sous d’autres latitudes. Les charmes des paysages sont malheureusement parfois éclipsés par des dérangements digestifs en tous genres. Plutôt que de devoir choisir entre une journée au Taj Mahal et une journée dans les toilettes de l’hôtel, armez-vous contre la tourista si redoutée des voyageurs. Vous pouvez agir vite et fort en début d’épisode infectieux en utilisant des huiles essentielles aux vertus protectrices. Au premier rang de celles-ci, on trouve l’origan compact, la sarriette des jardins et le thym à thymol qui sont bactéricides, fongicides, parasiticides et antivirales à spectre large. Leur usage étant délicat, plusieurs laboratoires proposent des capsules toutes prêtes (voir fin d’article). Pour limiter les effets concrets de la débâcle intestinale elle-même et neutraliser un certain nombre de pathogènes, la consommation de charbon activé est extrêmement efficace. Ce charbon a la capacité d’absorber et de retenir les fluides et de nombreuses molécules amenés à son contact. Un gramme de charbon actif a ainsi une surface d’absorption comprise entre 400 et 2500 m2! Vendu en vrac ou en gélules, le charbon actif se prend de préférence moins de 3 heures après une intoxication et à l’écart d’autres médicaments ou pilules contraceptives pour éviter qu’il ne les « aspire » également

Moustiques à distance grâce aux huiles essentielles

Le deuxième grand désagrément des vacances lointaines : les moustiques ! Porteurs de maladies comme la malaria (paludisme) ou la dengue, et depuis peu le virus Zika, provoquant démangeaisons et lésions, ces derniers sont difficiles à éviter. Les répulsifs chimiques existent, mais leurs composants peuvent rebuter par leur toxicité. Une alternative : les produits à base d’huile essentielle pour la chasse aux vampires ailés. Celles ayant prouvé leur efficacité contiennent du géraniol (géranium rosat, citronnelle, palmarosa) ou de l’eucalyptus citronné et son principe actif, le PMD (Citriodiol sous son nom commercial). Toutefois, gardez en tête qu’aucun répulsif n’est efficace à 100 % – raison pour laquelle nous vous conseillons de les expérimenter vous-même et de les combiner si vous vous trouvez dans des zones à risque, car une piqûre sur cinq se ferait à travers les vêtements !

L’argile : un classique très utile

Par son incroyable polyvalence, l’argile en poudre se montrera très utile en voyage. En cataplasme (mélanger la poudre à de l’eau jusqu’à obtenir une pâte), elle soulagera les brûlures légères, réduira les inflammations des petits traumatismes, permettra d’immobiliser les articulations en cas d’entorse, assainira abcès et cicatrices et aidera à faire ressortir de la peau échardes ou piquants d’oursin. En interne, elle absorbera les toxines et limitera la prolifération des agents pathogènes. En cas de tourista par exemple, on boira dès les premières selles molles une cuillère à café d’argile diluée dans un verre d’eau. On laissera ensuite reposer 6 cuillères à café d’argile dans 1 litre d’eau pendant deux heures et l’on boira un verre de cette eau après chaque selle molle jusqu’à régularisation du transit.

 

Où trouver des produits?

-       Problèmes intestinaux : Charbon actif, Capsules d’huiles essentielles pour l’intestin 

-       Circulation : Pycnogénolhuile essentielle de cyprès de Provence, huile essentielle de lentisque pistachier.

-       Moustiques : Lotion anti-moustiques de chez Aries ou les produits préventifs et curatifs de la marque Eolesens.

-       Infections urinaires : cannebergebusserole.

-       Peau : roucou (aussi appelé urucum).

 

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