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Polyarthrite rhumatoïde Atténuer les symptômes

polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est une inflammation des articulations liée à une atteinte autoimmune, c’est-à-dire un dérèglement du système immunitaire. Or, ces dernières années, les effets de la nutrition dans le traitement des atteintes inflammatoires sont de mieux en mieux connus. Voyons ensemble comment votre assiette peut vous aider à vous soulager.

La polyarthrite rhumatoïde (PAR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires : elle touche principalement la femme entre 40 et 60 ans. Elle se caractérise par une inflammation de la membrane synoviale qui entoure les articulations. Elle évolue par poussées avec douleur, raideur et gonflement des articulations, qui se déforment et finissent par se détruire.

La maladie pourra aussi atteindre de façon plus ou moins sévère le coeur, les poumons, les reins et les yeux. Le tout sans qu’on cerne vraiment les causes du dérèglement : on évoque des facteurs hormonaux, environnementaux comme la pollution, génétiques, etc. Actuellement, les traitements ciblent l’inflammation. On aura donc tout intérêt à les compléter par une alimentation anti-inflammatoire, sans oublier l’aspect ostéo-articulaire ; les deux combinés améliorent les symptômes.

Lutter contre l’inflammation

Si vous avez déjà fait le choix d’une alimentation végétarienne, vous êtes sur le bon chemin, car des études ont démontré son intérêt pour la PAR. Les raisons sont simples : on évite les protéines animales à tendance pro-inflammatoire et on fait le plein de fruits et légumes alcalinisants qui permettent de lutter contre l’acidose du terrain et donc l’inflammation. Pour ceux qui n’ont pas encore sauté le pas, sachez que le régime méditerranéen (riche en céréales, fruits, légumes avec une place importante pour le poisson et l’huile d’olive) est aussi protecteur.

Quoi qu’il en soit, faites une large place aux aliments ayant un indice PRAL négatif. Cet indice est calculé à partir de la quantité de protéines et de minéraux contenus dans l’aliment. Plus il est négatif, plus celuici est alcalinisant, et plus son potentiel anti-inflammatoire est grand. Au mois de février, mettez à l’honneur les différentes variétés de choux : chou-fleur, brocoli, chou vert et choux de Bruxelles en alternant les préparations (vapeur, gratins, en salade, en soupe, sauté, etc.). Redécouvrez les salsifis à la saveur douce et qui ont l’avantage d’être peu onéreux, tout comme l’endive, qui se déguste en salade ou gratinée.

Côté fruits, tournez-vous vers les agrumes, la poire, la pomme, le kiwi, la banane. Et si cela vous semble répétitif, n’oubliez pas de changer de variétés, cela permet de varier les saveurs : la poire Conférence, douce et juteuse, la poire Comice, fondante et sucrée, la pomme Reinette de Champagne, acidulée, la pomme Fuji, très sucrée, la pomme Braeburn, sucrée et acidulée à la fois, etc. Pour les agrumes, faites alterner la mandarine, la clémentine, le pamplemousse acide et son cousin doux et sucré, l’oroblanco.

Saupoudrez le tout d’herbes aromatiques et d’épices, au fort pouvoir alcalinisant. Le curcuma a montré ses effets bénéfiques sur la diminution de la symptomatologie chez des patients souffrant de PAR. Actuellement, il fait encore débat du fait d’une faible absorpt ion pa r l’organisme sous sa forme cuisinée, mais il n’y a pas de petits moyens : utiliser le curcuma relève les plats et lutte contre l’inflammation, car, avec un indice PRAL de -47, il est très alcalinisant. Ce n’est pas le cas des produits laitiers, qu’il est souhaitable de limiter dans les pathologies articulaires sans forcément s’en priver complètement : un morceau de comté en fin de repas, des pincées de parmesan sur des brocolis ou un peu d’emmental râpé sur un gratin ne feront pas basculer la balance du mauvais côté et vous bénéficierez des bons nutriments qu’ils renferment.

On ne peut pas proposer un régime antiinflammatoire sans parler des acides gras oméga-3, nutriments anti-inflammatoires par excellence : les études ont porté sur des huiles de poissons riches en EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahéxaénoïque), qui diminuent la synthèse des composés inflammatoires et génèrent des éléments anti-inflammatoires. Chez les personnes atteintes de PAR, cela se traduit par une diminution de l’inflammation, des douleurs et de la symptomatologie articulaire.

Si vous êtes végétarien strict, la solution réside dans une consommation régulière d’huile et de graines de lin, graines de chia, mâche, épinards et pourpier qui renferment de l’acide alpha-linolénique que notre organisme sait transformer en EPA et DHA. Une autre source de bon gras est l’avocat, qui contient presque essentiellement des acides gras insaturés avec près de 60 % d’acide oléique, l’acide gras principal de l’huile d’olive, qui renferme aussi une belle teneur en antioxydants. Un duo parfait pour lutter contre l’inflammation.

Un meilleur contrôle de la maladie

Quand on est concerné par une polyarthrite rhumatoïde, il est essentiel de maintenir au maximum sa capacité à se mouvoir et de lutter contre l’atrophie musculaire. N’oubliez pas de consommer des protéines quotidiennement sous la forme de céréales complètes et légumineuses (lentilles, pois chiches, quinoa, riz complet) et, au petit-déjeuner, de la purée d’amande sur des tartines de pain complet.
Enfin, faites le plein de calcium (amandes, ail, graines de lin, algues) et de magnésium (amandes, céréales, épinards, banane), qui jouent tous deux un rôle majeur dans la bonne santé des os et des muscles à la fois d’un point de vue constitutionnel, mais aussi dans le métabolisme énergétique.
Toutes ces recommandations peuvent vous aider à exercer un meilleur contrôle sur la maladie et à en atténuer les symptômes sur le long terme.

Faites le plein de vitamine D

Plusieurs études ont mis en évidence un effet immunomodulateur de la vitamine D, et donc un lien potentiel entre carence en vitamine D et maladies auto-immunes ou inflammatoires chroniques, dont la polyarthrite rhumatoïde. Une grande partie de la vitamine D est obtenue par synthèse endogène via les rayons UV, mais n’oubliez pas les apports alimentaires, notamment dans cette période hivernale moins propice à l’exposition solaire : vous la trouverez dans le jaune d’oeuf, les champignons, le beurre et les fromages. Elle est en outre bénéfique pour la bonne santé du système ostéo-articulaire dans son ensemble, en association avec le calcium. Un argument supplémentaire quand on souffre de PAR.

Faites la chasse aux oméga-6

Dans la lutte contre l’inflammation, il ne faut pas oublier de limiter les apports en acides gras oméga-6 qui sont pro-inflammatoires et viennent contrebalancer les bienfaits des oméga-3. Hélas, ils se cachent dans certains aliments ayant aussi un intérêt nutritionnel comme les graines de sésame, les pignons de pin, l’huile de pépin de raisin, de germe de blé ou de tournesol, mais dont la teneur en oméga-6 est très largement supérieure à celle en oméga-3. Or, on préconise en général un ratio oméga-6/oméga-3 inférieur à 3, c’est-à-dire que l’idéal est de ne pas consommer plus de 3 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3. En respectant ce ratio, vous éviterez les effets délétères des oméga-6 tout en bénéficiant de leurs intérêts nutritionnels, car ils demeurent tout de même nécessaires à petite dose. C’est pourquoi il est conseillé de privilégier des aliments ayant un ratio intéressant : l’huile de colza a un ratio de 2, le pourpier de 0,5, les épinards de 0,2, les graines de lin de 0,25. 

Et le régime Seignalet ?

Ce régime, préconisé par certains pour les maladies auto-immunes et inflammatoires chroniques, exclut les laitages et les céréales à gluten et préconise la consommation d’aliments biologiques crus ou cuits à basse température. D’après le Dr Seignalet, notre système digestif n’est pas capable de bien digérer les céréales à gluten (blé, seigle, orge, avoine) et les protéines du lait, ce qui peut provoquer un état d’inflammation chronique. Bien qu’aucune étude scientifique ne vienne le confirmer, les témoignages positifs sont nombreux dans différentes maladies inflammatoires chroniques comme la PAR ou la spondylarthrite ankylosante. S’il est contraignant, le régime n’est pas trop difficile à mettre en place. Peu onéreux, il expose à un faible risque de carences.
Pour en savoir plus : www.seignalet.fr 

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