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Des essences face au cancer

Protéger, épargner, soutenir les fonctions vitales, en résumé amener de la vie à la vie est sûrement le meilleur moyen de prévenir et déjouer le cancer.

Si la chimiothérapie parvient à éloigner la menace du cancer, elle attaque en même temps les cellules saines et est source d’épuisement et d’effets secondaires extrêmes pour l’organisme. Les huiles essentielles n’ont pas la prétention de faire des miracles mais elles peuvent accompagner ces moments difficiles en protégeant, en soutenant les fonctions vitales et en offrant de belles perspectives pour la convalescence.  

Le cancer est une déprogrammation qui s’opère au sein même du génome, amenant un bouleversement dans tous les systèmes vitaux du corps humain, et plus particulièrement du système immunitaire. L’immunité, qui repose sur la discrimination du soi et du non-soi, et donc sur l’identité du sujet, est totalement déjouée. Les cellules cancéreuses passent inaperçues des anticorps. Le nouveau programme, issu des oncogènes (les gènes codant pour les cellules cancéreuses), a plusieurs caractéristiques « symboliquement et philosophiquement » troublantes et puissantes. La cellule cancéreuse a la capacité de se multiplier à l’infini, elle est éternelle. Or l’absence de mort programmée est bien sûr incompatible avec tout processus de vie, puisque la naissance d’un être vivant, quelle que soit sa nature, le condamne par définition à mourir à un moment donné. D’autre part, la cellule cancéreuse est également douée d’une capacité de dissémination dans l’organisme tout entier, se propageant à l’ensemble des organes, des viscères et des tissus. En outre, le programme oncogène apporte une perte de spécificité de toutes les cellules de lignée cancéreuse, comme s’il y avait aussi un retour à la source, celle de la cellule embryonnaire par exemple, très peu différenciée. Perte d’identité, régression, asphyxie, anarchie et disparition des règles, éternité… il n’est donc pas étonnant que les malades qui guérissent du cancer parlent de renaissance. Le chemin de la guérison semble apporter une redécouverte et une remise en question de l’individu lui-même et de la vie.

Les médecines complémentaires s’inscrivent d’abord sur le registre de la prévention, démarche que la médecine allopathique ignore de manière criante ! Protéger, épargner, soutenir les fonctions vitales, en résumé amener de la vie à la vie est sûrement le meilleur moyen de prévenir et déjouer le cancer. D’après tous les travaux des plus éminents médecins et professeurs oncologues, la cellule cancéreuse s’installe sur un terrain inflammatoire, échappe au rempart immunitaire et se nourrit de sucre. Inflammation, immunité, hygiène alimentaire : voilà un triptyque de poids pour contrer la maladie cancéreuse.

Essences et prévention

L’hygiène alimentaire, et tout particulièrement l’éviction des sucres rapides, est une des premières mesures à prendre pour diminuer les risques de cancérisation. Le docteur David Servan-Schreiber le clamait haut et fort. D’autre part, les actifs aromatiques seront des armes efficaces dans la prévention du cancer. En effet, nombre d’entre eux atténuent les foyers inflammatoires (l’immortelle, ou hélichryse italienne, est la première), harmonisent et modulent l’immunité (comme les HE riches en cinéole), luttent contre les radicaux libres sources de mutations génétiques (l’HE de giroflier est dix fois plus antioxydante que la vitamine E) et détoxifient les émonctoires pour éliminer les molécules étrangères toxiques. L’utilisation sous forme de cure des huiles essentielles que l’on dit de terrain, permet d’entretenir les fonctions vitales d’une manière juste et respectueuse. À chaque saison, on cherchera à favoriser les capacités d’adaptation de l’organisme à son environnement. Poumon, foie, rein, rate et cœur doivent alternativement faire l’objet d’une cure bienfaisante à leur saison de recharge énergétique (le printemps pour le foie, l’été pour le cœur, le poumon pour l’automne, l’hiver pour le rein). À  titre d’exemple, car les solutions sont nombreuses, on préparera un mélange avec deux tiers d’HE de citron et un tiers d’HE de livèche (racine) au printemps ; prendre 3 gouttes en sublinguale deux à trois fois par jour pendant trois semaines. L’ylang-ylang pour l’été, dilué dans une huile végétale de noyau d’abricot à 30 % en application sur le plexus solaire et par respiration, régularisera le rythme cardiaque. L’HE de ravintsara pour l’automne, en friction thoracique et en olfaction, relèvera l’énergie du poumon. L’épinette noire et le pin sylvestre en massage des surrénales, pour l’hiver, soutiendra l’immunité et chassera la fatigue. L’automne sera aussi la saison, comme le printemps, du nettoyage en profondeur. On pourra ainsi associer au ravintsara en friction une synergie de livèche (racine), menthe poivrée, citron ou romarin à verbénone (attention, ce dernier est contre-indiqué en cas d’antécédent de cancers hormono-dépendants). Prendre en sublingual pendant trois semaines.

Soutenir l’organisme en traitement

Les molécules cytotoxiques utilisées dans les traitements de chimiothérapie s’attaquent aux cellules qui se renouvellent rapidement, une des caractéristiques de la cellule cancéreuse. Celles-ci y sont donc bien sûr sensibles, mais des cellules saines comme les cellules sanguines – globules blancs (leucocytes) et rouges (hématies), plaquettes  (thrombocytes) – vont être aussi malheureusement détruites. Fatigue, anémie, douleurs, aphtes, déficit immunitaire, nausées et vomissements, chute des cheveux, manifestations neurologiques aux pieds et aux mains comme des fourmillements seront des effets secondaires fréquents. Le foie, principal filtre antitoxique du corps humain, avec le rein, se fatigue et s’abîme en faisant au mieux pour éliminer les molécules anticancéreuses du sang. C’est d’autre part un organe qui joue un rôle important dans la qualité du sang.

La synergie proposée dans notre formule possède des propriétés anti-inflammatoires majeures ainsi qu’un grand tropisme hépatique et rénal. La livèche soutient la fonction détoxifiante du foie et draine le rein, l’hélichryse italienne (l’immortelle) trouve une place de choix et protège les hépatocytes, la litsée citronnée prévient la lithiase, dont le risque est accru du fait de la lyse cellulaire importante due au traitement. Cette synergie, par ses actions protectrices du rein et du foie, aura donc pour effet d’amortir le déséquilibre de la formule sanguine. Apportant ainsi un véritable soutien à l’organisme profondément déstabilisé par les traitements.

Ma formule aroma : accompagner une chimiothérapie

Les effets secondaires des traitements médicamenteux lourds sont nombreux et désagréables, cette formule vise à les prévenir au mieux en soutenant les fonctions vitales et en détoxifiant l’organisme. Elle sera donc également bénéfique en cas de lithiase hépatique ou même d’hypercholestérolémie.

Ingrédients :

  • HECT d’hélichryse italienne (Helichrysum italicum) : 5 ml
  • HECT de litsée citronnée (Litsea citrate) : 3 ml
  • HECT de livèche racine (Levisticum officinale) : 2 ml

HECT : huile essentielle chémotypée.

Préparation : dans un flacon de verre teinté de 10 ml muni d’un compte-gouttes, verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées. Refermer et agiter le flacon.

Voie sublinguale : dans une petite cuillère avec un peu d’huile de colza, verser 4 gouttes quatre fois par jour, garder en bouche quelques instants et avaler. Commencer deux jours avant le début de la chimiothérapie et poursuivre deux jours après. Recommencer
à chaque cure de chimiothérapie.

Propriétés : anti-inflammatoire, hépatoprotectrice, régénératrice hépatocellulaire, drainant et détoxifiant hépatorénal, antinauséeux, antilithiasique.

Contre-indications : grossesse et allaitement, enfants de moins de 6 ans.

Préserver l’hygiène buccale

Les cellules qui tapissent la muqueuse buccale se renouvellent rapidement et sont sensibles aux molécules de la chimiothérapie. Il en résulte fréquemment des aphtes, des irritations, de la sécheresse buccale. À chaque brossage, il est utile de déposer sur le dentifrice deux gouttes d’HE de tea tree (Melaleuca alternifolia). Cette HE a des propriétés assainissante et antiseptique, elle privilégie l’équilibre de la flore buccale et diminue le risque de mycose et d’aphtes. Des bains de bouche avec des hydrolats frais (solution aqueuse résultant de la distillation) au moins quatre fois par jour pour rincer la bouche, compléteront les bienfaits. Choisir de préférence la menthe poivrée (rafraîchissante, décongestionnante), le laurier noble et le tea tree (antifongique, antibiotique), le lemongrass (antifongique). Faire un bain de bouche de quelques minutes et recracher ensuite sans rincer. Pour le manque de salive, privilégier l’hydrolat de basilic exotique.

La radiodermite : un moyen de prévention efficace

Les oncologues recommandent de ne strictement rien appliquer sur la peau avant une séance de radiothérapie. En effet, les textures grasses favorisent la radiodermite, c’est-à-dire la brûlure occasionnée par les rayons. Les HE de tea tree et de niaouli augmentent la capacité de la peau à résister à ces attaques. Les HE sont des corps lipophiles, ce ne sont pas des corps gras comme les huiles végétales. La synergie, présentée lors des cours du Collège international d’aromathérapie Dominique Baudoux, a fait ses preuves de nombreuses fois et améliore l’observance du traitement qui peut être mené à son terme plus confortablement pour le patient.

À faire :

  • Mélanger 4 ml d’HE de tea tree, 4 ml d’HE de niaouli, 2 ml d’HE d’hélichryse italienne.
  • Appliquer la quantité nécessaire de ce mélange sur la zone irradiée deux fois avant la séance, le matin même au réveil et une autre fois une demi-heure avant.

Attention de ne pas diluer ces HE dans une huile végétale et de les appliquer pures, sous peine de déposer un filmogène en surface et de favoriser la brûlure.

Une belle convalescence : des HE qui réparent et revitalisent

Les HE d’épinette noire (ou rouge) et de pin sylvestre en massage des surrénales, ramèneront de l’énergie, relanceront la circulation et soutiendront l’immunité.

À faire : appliquer 3  gouttes de chaque avec un peu d’huile végétale de noyau d’abricot en massage réchauffant des surrénales deux fois par jour, pendant trois semaines.

L’HE de livèche (racine), toujours et encore en synergie avec l’HE de lédon du Groenland, par exemple, favorisera la relance hépatique et rénale.

À faire : mettre 1 goutte de chaque, trois fois par jour, sur une boulette de mie de pain à avaler, pendant trois semaines.

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