La mélisse : ancien remède des maux modernes

Au cours de ces dernières années, les chercheurs du monde entier se sont  intéressés à la mélisse. Cette plante, qui entre dans la composition de nombreux remèdes traditionnels, semble receler de nombreuses propriétés jusqu’ici inconnues, en particulier dans le traitement des dysfonctionnements thyroïdiens, des ulcères et même du sida.  


[Mis à jour le 26/07/2018]

Comme tout ce qui existe à profusion, la mélisse a été peu étudiée par les pharmacologues modernes jusqu’à une date très récente. Cette plante qui fait partie de la pharmacopée universelle depuis la Grèce antique, était jusqu’ici surtout recherchée pour ses bienfaits sur le système nerveux, le système digestif, la circulation et l'immunité. Cependant, des résultats d’études menées au cours des dernières années tendent à confirmer de nombreuses applications nouvelles pour cette plante.

Ainsi, ce n'est qu'en 1999 que des chercheurs allemands ont démontré, études cliniques à l’appui, qu’une crème à base de mélisse diminue non seulement les symptômes et la durée de l’herpès labial, mais aussi sa contagiosité, avec l’avantage de ne pas produire de résistance du virus comme avec les antiviraux de synthèse.

Mélisse et maladie d'Alzheimer

Depuis cette date, les chercheurs ont poussé plus loin les investigations sur cette plante dont l’emploi pourrait s’adresser à un large spectre de pathologies « modernes » comme :

  • Les problèmes thyroïdiens : la mélisse agit par inhibition de la désiodation des hormones thyroïdiennes. 
  • Certaines mycoses et plus particulièrement celles dues au cham-pignon Aspergillus candida.
  • Les ulcères sur lesquels la mélisse (en extrait alcoolique) provoque de nettes améliorations grâce à la présence de flavonoïdes aux propriétés anti-radicaux libres.
  • Les cas de démence due aux dommages créés par les radicaux libres (maladie d’Alzheimer) que la mélisse améliore grâce à son activité anti-oxydante.
  • Le sida : l’extrait aqueux de mélisse inhiberait efficacement la réplication du HIV-1. Elle permettrait également de prévenir le développement de la maladie chez les porteurs asymptomatiques du virus. On ne connaît toutefois pas encore le principe actif en cause. 

Avec la mélisse, aucun effet secondaire ou indésirable n’a été constaté jusqu’à présent. Au moment où anxiété, stress, ulcères, maladies thyroïdiennes, mycoses, infections microbiennes et virales semblent se développer, pourquoi se priver d’une plante aussi commune et aux propriétés si nombreuses ? 

« Melissa » en grec vient d'un mot signifiant « feuille à abeille » tout simplement parce que son parfum doux et citronné les attire... Elle est également appelée « citronnelle », « thé de France » ou «piment des ruches».

Originaire du Moyen-Orient, elle s'est répandue dans les régions méditerranéennes où elle est cultivée depuis plus de 2 000 ans. Très à l’honneur auprès des médecins arabes qui affirmaient qu’elle fortifiait les nerfs, apportait la gaieté et excitait l’activité cérébrale, la mélisse est cultivée depuis la nuit des temps pour ses usages médicinaux et culinaires. Les Amérindiens ne faisant pas exception à la règle. Jusqu’aux monastères qui, au Moyen-Âge et à la Renaissance, lancent les fameux « élixirs de vie » ou « élixirs de santé », des préparations à base de plantes, dont la mélisse.


Aujourd’hui, l’eau de mélisse des Carmes, créée en 1611, est toujours fabriquée selon la recette d’antan. D’une culture à l’autre, les usages traditionnels de la mélisse ont toujours été sensiblement les mêmes : système nerveux, système digestif, circulation, immunité.

 


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