• La chaleur de la marjolaine réchauffe les nerfs, donne de l’impulsion et l’envie d’avoir envie.

Un petit coup de blues ?

Au fil des saisons, les énergies fluctuent. L’homme, trait d’union entre le ciel et la terre, en référence à la médecine traditionnelle chinoise, suit ces mouvements cycliques qui ont des répercussions tant sur le plan psychique qu’organique. Les huiles essentielles sont un outil de premier choix pour soutenir naturellement les faiblesses passagères, notamment les détresses psychiques saisonnières.


Dans le cycle de la nature, l’automne prend place après une saison de plénitude et de chaleur. C’est le moment où l’énergie décline, la nature se replie. Cet entre-deux bouleverse très souvent les êtres vivants. La vision de la médecine traditionnelle chinoise pose des explications énergétiques à ces phénomènes physiologiques saisonniers. Utilisées sur un registre thérapeutique, les huiles essentielles créent une véritable synergie avec cette médecine ancestrale.

L’automne, la médecine chinoise évoque le principe du métal et la recharge de l’organe poumon, siège de la tristesse, et de son viscère associé, le gros intestin qui résonne symboliquement et physiologiquement avec le lâcher-prise. Le métal est l’élément le plus profond constituant essentiel du magma de la planète Terre. L’organe poumon est donc susceptible d’être déséquilibré sur le plan énergétique et même physiologique. Les premiers signes d’alarme sont les essoufflements, les épaules voûtées, la respiration courte. Cette période pourra signifier aussi le blocage ou le ralentissement du côlon avec de la constipation et, sur le registre émotionnel, des coups de blues et de fatigue, voire de la déprime saisonnière. Le besoin d’être dans la perfection, le manque de fluidité et de lâcher-prise qui en découle peuvent être plus frappants à ce moment de l’année. Si ce défaut est trop pesant, et afin de ramener de la légèreté et un esprit plus libre, respirer à l’intérieur des poignets aussi souvent que nécessaire une goutte d’essence d’orange douce, ou penser à la diffuser dans les pièces à vivre. Fragrance d’agrume, chaude et sucrée, elle invite à s’égarer vers les contrées du rire et du jeu, à retrouver l’énergie de l’enfance. Le poumon est aussi en rapport énergétique avec la peau et le gros intestin, ce sont trois grandes interfaces avec le monde extérieur. Les malaises de l’automne retentissent de temps en temps avec une communication compliquée ; l’envie est au cocooning et au repli sur soi. Si ce moment est mal vécu et source de déprime, les huiles essentielles sont des atouts de choc pour traverser cette période, soutenir la sphère subtile et le corps physique.

Des essences antidépressives

En pleine journée d’automne venteuse et grise, le génie de l’huile essentielle de verveine citronnée travaille sur l’émotion de tristesse, la mélancolie et même la dépression. Comme un rayon de soleil, une énergie de feu qui pétille, légère et profondément gaie. La verveine citronnée « rééduque » et ramène la joie dans les profondeurs du moi. Sa fragrance appelle à aller toujours plus loin dans l’inspire, comme si cette symphonie olfactive n’en finissait plus de vibrer et de travailler. Sans pour autant s’enorgueillir de traiter la dépression, cette huile essentielle accompagne les traitements antidépresseurs et améliore ainsi significativement le quotidien des sujets dépressifs. Elle aide au sevrage médicamenteux. Elle peut constituer par ailleurs un palliatif très efficace au moment des coups de déprime passagers. Avec ses propriétés antidépressives et sédatives, mais tonique nerveuse, elle diminue les somnolences et améliore la concentration. À ce vent citronné peut être couplée la quintessence d’une plante elle aussi solaire, au feuillage aérien, transparente mais rayonnante : la camomille noble. Au temps de l’Égypte ancienne, elle était dédiée à Ra, le dieu Soleil. Huile essentielle antispasmodique et calmante puissante du système nerveux, elle apaise la crise de nerf, le stress et l’anxiété. Elle lutte contre les dépressions qui s’engagent sur un fond d’inquiétudes et d’incertitudes fragilisantes. Cette HE prend soin des individus hypersensibles et/ou qui traversent des événements de vie douloureux (rupture, deuil...). Elle aide par sa subtilité et sa noblesse à s’adapter aux réalités existentielles de la vie et à l’enchaînement des saisons.

Restaurer le corps déprimé

Se contenter de recaler le système nerveux dans le cadre d’une déprime ou d’une dépression est bien dommage face au potentiel aromatique que la nature met à notre disposition. Dame nature offre à cet égard des propriétés bien utiles et inexistantes en allopathie. Un coup de déprime, même passager, peut être à la fois synonyme d’une détresse psychique avec des idées noires, de la tristesse ou du découragement, mais aussi de symptômes physiques tels que fatigue, somnolence, perturbation digestive (douleurs, troubles du transit), palpitation, oppression thoracique. Parmi les actifs aromatiques, certaines huiles essentielles sont douées de propriétés inégalées sur le système nerveux tant par leur puissance que par leur finesse d’action sur l’ensemble de l’organisme. Comme s’il fallait à la fois tonifier tout en calmant le système nerveux en déroute pour que ce grand chef d’orchestre parvienne enfin à réharmoniser l’ensemble des organes, et que ce soit l’ensemble du corps physique qui se restaure.

La marjolaine des jardins, de la famille des origans, fournit une HE subtile mais chaude. Très recommandée pendant les périodes de fatigue nerveuse, sa chaleur réchauffe les nerfs, donne de l’impulsion et l’envie d’avoir envie. Elle dynamise et détend à la fois. D’autre part, au même titre que l’HE de camomille noble, c’est une HE antistress majeure qui régule le système nerveux involontaire. Si cela n’est encore pas suffisant, lorsque le niveau d’énergie physique est très bas, rien de tel que de se brancher sur l’énergie de la cannelle. Qu’elle soit de Chine ou de Ceylan, la composition de l’HE d’écorce sera quasiment similaire, si ce n’est que d’un point de vue vibrationnel et olfactif, celle de Ceylan est beaucoup plus proche de l’effet recherché. Cinnamomum est une essence portée sur le physique quelque peu volcanique. Son écorce donne ou redonne de la consistance. Entre l’impulsivité de marjolaine et la force vitale de Cinnamomum, le déprimé retrouve avec cette synergie du goût à l’ouvrage. Il est intéressant de souligner par ailleurs que ces deux huiles essentielles des plus chaudes, et des plus anti-infectieuses participent aussi au rétablissement de l’équilibre de la flore intestinale en la débarrassant des micro-organismes indésirables. Les intestins sont bien le premier cerveau émotionnel, et ces propriétés régénérantes vont dans le sens d’une revitalisation profonde du psychisme.

Ma formule aroma. Un remontant pour l’automne

Indications. Fatigue physique et psychique associées, baisse de moral saisonnière, baisse de libido, convalescence difficile psychiquement, stress, difficulté de concentration en rapport avec des coups de fatigue.

Ingrédients.

  • HECT de cannelle de Ceylan (écorce) (Cinnamomum zeylanicum) :  0,25 ml
  • HECT de marjolaine des jardins (Origanum majorana) : 1 ml
  • HECT de camomille noble (Chamaemelum nobile) : 1,5 ml
  • HECT de verveine citronnée (Lippia citriodora) : 0,75 ml
  • Huile végétale de noyau d’abricot : QSP 10 ml

HECT : huile essentielle chémotypée.

Propriétés. Neurotonique, régulateur de système nerveux autonome (à la fois calmante et tonifiante), antidépressive et aphrodisiaque, tonique physique et sexuel.
Préparation. Dans un flacon en verre teinté de 10 ml muni d’un compte-gouttes, verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées (30 gouttes équivalent à 1 ml). 
Voie sublinguale. Prendre 6 gouttes dans une petite cuillère à la fin des repas, 2 à 3 fois par jour (avec un peu d’huile de lin au besoin pour diminuer la puissance en bouche). Cure de 3 semaines.
Voie olfactive. Déposer 1 ou 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets et respirer profondément cinq fois de suite au moins trois fois par jour, et à volonté si besoin.
Contre-indications. Femme enceinte et allaitante.


Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter en premier lieu un médecin pour établir un diagnostic. Vous pouvez également vous faire accompagner par un thérapeute en médecine complémentaire. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com