• Jardiner c'est la santé

Jardiner, c’est la santé !

Sous ses airs de passe-temps tranquille, le jardinage est en fait une véritable activité physique qui entretient la forme. Dépense calorique, lutte contre l’obésité, santé cardiovasculaire, lutte contre l’ostéoporose… Pratiqué régulièrement, il a des effets bénéfiques sur la santé mis en lumière par plusieurs études.


Si l’image d’Épinal nous présente volontiers le jardinier flânant, l’air rêveur et satisfait, entre ses rangées de rosiers, de vivaces et autres plantes aromatiques, la réalité de l’entretien régulier d’un espace vert est beaucoup plus « terre à terre » ! Bêcher, sarcler, creuser, tracter, tailler, couper, arroser, tondre, ramasser, cueillir, débroussailler, ratisser, fertiliser… Et tout cela, par tous les temps, en plein soleil, dans le froid ou sous la pluie ! Pratiqué régulièrement, le jardinage est en réalité une activité physique digne de ce nom, plus ou moins exigeante physiquement, et riche de bienfaits méconnus. Pour le très sérieux Institut de recherche du bien-être, de la médecine et du sport santé (IRBMS), situé dans le Nord-Pas-de-Calais, il s’agit même d’un « réel entraînement sportif ». En effet, s’activer dans son petit coin de paradis vert permet de solliciter de nombreuses fonctions articulaires et musculaires de l’organisme, et ce, grâce à grande diversité de mouvements effectués lors d’une séance de jardinage.

Une véritable activité physique

Ainsi, tondre à la main, bêcher ou défricher permettent de tonifier le corps. La taille, parfois pratiquée en haut d’une échelle, le bouturage ou le greffage sollicitent le sens de l’équilibre et la souplesse. Et certaines activités de semis, de plantation ou de désherbage font travailler la motricité fine tout en entretenant la mobilité articulaire. Bien sûr, la nature et l’intensité des activités pratiquées font beaucoup varier la dépense physique, laquelle est faible par exemple lors d’une simple cueillette, et beaucoup plus intense lors des travaux d’élagage forestier… Pour l’IRBMS, qui cite les travaux effectués par deux spécialistes, E. W Bannister et S. R. Brown, une heure de tonte de pelouse tractée à la main serait, en termes de calories brûlées par l’organisme, équivalente à une heure de ski alpin de loisir tandis qu’une heure de bêchage pourrait impliquer la même dépense qu’une heure de randonnée à vélo ! De son côté, la Société nationale d’horticulture estime que 3 heures et demie de jardinage feraient perdre 1 000 calories, soit l’équivalent de 2 heures de jogging ! Sans doute, ces chiffres ne sont pas à prendre à la lettre, mais ils donnent une bonne idée des efforts fournis quand on jardine.

Lutter contre l’obésité et le diabète


Cette activité ne permet pas seulement de brûler des calories et de réguler son poids. Tous les gestes liés au jardinage auraient un impact global, en termes de forme et de prévention pour la santé. Ainsi, de nombreuses études en Europe et aux États-Unis ont mis en avant les effets bénéfiques du jardinage pratiqué régulièrement, c’est-à-dire, à raison en moyenne d’une demi-heure par jour. Ainsi, Promojardin, association regroupant les principaux producteurs et distributeurs du secteur, indique qu’une recherche menée dans le service de médecine interne et de gérontologie clinique de l’hôpital la Grave-Casselardit, à Toulouse, ayant porté sur 1 200 personnes, a montré que les activités de jardinage permettaient de lutter contre l’obésité et jouaient un rôle favorable sur la conservation de la masse musculaire. En Allemagne, une autre étude a mis en évidence que le jardinage pratiqué régulièrement permettait de réduire de 30 à 50 % les risques cardiovasculaires chez la femme. Au Canada, un programme de recherche gouvernemental sur « La vie active et l’environnement » a montré dans les années 2000 que s’activer régulièrement dans son jardin réduisait les risques d’ostéoporose, en permettant de lutter contre la déminéralisation du squelette. D’autres recherches établissent également un lien positif entre la pratique du jardinage et la réduction des risques de diabète de type II, d’arthrose et même de cancer du sein… Assimilé à une activité physique modérée, le jardinage serait aussi efficace pour maintenir une bonne santé et ralentir le vieillissement que la pratique d’un sport doux comme la marche ou la natation. Et ce, tout en étant pour de nombreuses personnes largement moins rébarbatif et donc dissuasif… En effet, au milieu de ses plantations, le jardinier passionné ne voit pas le temps passer et ne compte pas ses efforts ! Il peut ainsi, comme l’indique l’association Promojardin à titre d’exemple, marcher entre 15 et 24 km par an sans s’en rendre compte, uniquement pour tondre sa pelouse d’une surface de 200 m2. Autre avantage non négligeable du jardinage, il permet de profiter de la lumière du soleil, déterminante dans la synthèse de la vitamine D (utile pour prévenir l’ostéoporose, la survenue de certains cancers et booster l’immunité) tout en stimulant la production de sérotonine et la mélatonine, des hormones impliquées dans l’humeur et la régulation des cycles de sommeil.

Éviter le mal de dos

Pour profiter au mieux des bienfaits « sportifs » du jardinage, l’IRBMS conseille de commencer sa séance (en guise d’échauffement) par des activités légères telles que le désherbage ou la cueillette. Afin de prévenir la lassitude et les courbatures, il est important de varier les activités pour solliciter différents groupes musculaires et articulaires. On évitera donc les demi-journées exclusivement consacrées au bêchage ou à la taille ! Le dos doit également faire l’objet de toutes les attentions : mieux vaut utiliser une brouette pour transporter des charges lourdes et choisir des outils évitant de trop se pencher au sol. Enfin, pour terminer la séance, optez pour des activités calmes, comme l’arrosage, et prenez le temps de protéger vos mains fortement sollicitées. La formule suivante, adaptée du livre Faire ses cosmétiques naturels, c’est facile, de Cyrille Saura-Zellweger (éd. Jouvence, 2012), hydrate et répare les mains abîmées grâce à la présence de beurre de karité et d’huiles essentielles apaisantes comme la lavande officinale et régénérantes comme le bois de rose.

Crème réparatrice pour les mains (pot de 100 ml) :
- 40 g beurre de karité brut
- 25 ml huile amande douce
- 10 ml huile de ricin
- 10 gouttes HE lavande vraie (Lavandula angustifolia)
- 15 gouttes HE d’orange douce (Citrus sinensis)
- 10 gouttes HE bois de rose (Aniba rosaeodora)

Dans un bol, mélanger les huiles végétales et le beurre de karité en écrasant ce dernier sur les parois avec une spatule. Continuer au fouet pour obtenir une crème lisse. Ajouter les huiles essentielles et mélanger à nouveau. Transférer dans un pot.

Bonne séance de jardinage !



Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter un thérapeute des médecines alternatives. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

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