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Lydia Bosson « L’aromathérapie énergétique nous relie à l’âme des plantes »

Sauge sclarée, Salvia sclarea

De par leur pouvoir vibratoire, les huiles essentielles peuvent aider à guérir nos blocages en agissant sur les centres énergétiques que sont les chakras… Auteur et enseignante, Lydia Bosson jette un pont entre Orient et Occident en reliant aromathérapie et ayurvéda.

Plantes & Santé Sur quels principes repose cette « aromathérapie énergétique » que vous transmettez au sein de votre école Usha Veda ?
Lydia Bosson
C’est une approche qui renoue paradoxalement avec le savoir des anciens. Dans cette vision, les huiles essentielles sont perçues comme « l’âme » des plantes, partie précieuse et subtile des végétaux. Ces essences « divines », que seuls les guérisseurs et les prêtres-médecins avaient le droit d’employer, sont en lien avec notre sphère psychologique et spirituelle. La sagesse millénaire de l’ayurvéda nous enseigne de son côté que les plantes agissent sur nos chakras et nos corps auriques, ces centres et champs d’énergie animant notre corps physique. L’aromathérapie énergétique est « holistique ». Elle se place à un niveau où tout est interconnecté, corps-émotions-psychologie-âme. Cela rejoint l’approche de l’école d’aromathérapie anglo-saxonne, qui s’appuie davantage sur les qualités énergétiques, vibratoires et spirituelles des huiles essentielles. Cette vision ne s’oppose pas à la conception phyto-allopathique de l’aromathérapie, mais est complémentaire.

P. & S. Comment les huiles essentielles agissentelles sur les chakras ?
L. B.
Les chakras sont des carrefours énergétiques qui règlent les différentes fonctions de santé de l’organisme. Ils sont chargés d’une multitude d’informations et sont en lien avec nos corps subtils, qui composent notre aura. On distingue sept principaux chakras, alignés le long le notre colonne vertébrale du coccyx au somment du crâne, chacun d’eux présentant une forme, une couleur et un champ d’action différents. À la base de la colonne vertébrale se trouve par exemple le premier chakra appelé chakra-racine ou muladhara, en correspondance avec notre sécurité, notre énergie vitale, notre enracinement. Si ce chakra est déséquilibré, nous pourrons ressentir de la méfiance, de la rancune, de l’indifférence, de la fatigue ou être exagérément attaché aux normes. Pour le rééquilibrer, on peut utiliser une huile essentielle en affinité vibratoire avec muladhara, comme la cannelle de Chine. Ses phénols vont donner un certain type d’information « énergétique » à l’organisme. Ici, ils vont réveiller l’élément feu de l’individu pour l’aider à surmonter une attitude de froideur ou de dureté, tout le boostant au niveau du tonus.

P. & S. Comment, concrètement, utilise-t-on les huiles essentielles dans cette visée énergétique ?
L. B.
Contrairement à l’aromathérapie scientifique, de très petites quantités suffisent. Une ou deux gouttes déposées sur tel chakra ou partie du corps, en fonction du problème identifié, vont agir. On peut aussi se confectionner un mélange d’huiles essentielles diluées dans l’alcool, que l’on vaporise sur ses paumes. On suit alors le contour de son...

aura, à quelques centimètres du corps physique. On peut aussi respirer directement l’essence au flacon. La voie olfactive, qui va au-delà de notre compréhension, est primordiale en aromathérapie énergétique. L’important dans tous les cas est la régularité du rituel. On l’accompagne de respirations profondes, de phrases clés visant à dépasser ses blocages, de méditation. Le secret, c’est d’y mettre de la conscience, laisser l’âme de la plante faire son oeuvre en nous, se relier à sa dimension spirituelle. L’effet est subtil… On peut ressentir peu à peu un mieux-être, vivre des instants de prise de conscience, constater des changements dans notre manière d’appréhender ou de vivre telle ou telle chose.

P. & S. Vous établissez des liens entre huiles essentielles et problématiques psycho-émotionnelles. Comment avez-vous obtenu ces informations ?
L. B.
J’ai lu et étudié tout ce qui concernait les plantes… J’ai nourri mon intellect en appréhendant l’aspect biochimique des végétaux mais aussi tout ce qui tenait aux légendes, à la mythologie, aux savoirs traditionnels, au symbolisme, comme le système d’analogie de Paracelse sur la « signature des plantes ». J’ai voulu appréhender les plantes avec mon coeur, dans le ressenti, en les observant, à travers leur couleur, leur forme, leurs qualités, leur comportement. Le rôle de la prière, de la méditation et de l’intuition a été aussi fondamental. Pour comprendre les plantes sous tous leurs aspects, il faut expérimenter différents niveaux de conscience. L’expérience et les retours de thérapeutes que je forme ou avec qui je travaille depuis des années ont été fondamentaux pour enrichir ma démarche. Cet intérêt pour la dimension subtile des plantes est en lien étroit avec mon histoire personnelle. J’ai grandi en Grèce, proche d’une grand-mère très spirituelle, professeur de théologie puis nonne dans un monastère orthodoxe. Elle m’a initiée à la dimension sacrée de la vie, à la place de l’homme dans l’Univers et à son lien au minéral, à l’animal, au végétal.

P. & S. Cette approche vous est-elle personnelle ou bien partagée par d’autres ?
L. B.
L’aromathérapie énergétique est de fait expérimentale. Dans le monde vibratoire et énergétique, les preuves scientifiques sont impossibles à établir. Cependant, les résultats sont parlants. Les expériences révèlent qu’en intégrant la notion énergétique l’on augmente l’efficacité thérapeutique tout en utilisant une quantité d’huiles essentielles bien souvent inférieure. De nombreux auteurs, thérapeutes et enseignants développent également une vision holistique des plantes, estimant que leur énergie, leur signature, leur vibration est aussi importante que leurs molécules biochimiques. Certains en particulier font le rapprochement entre huiles essentielles et les points d’acupression, ce qui fait sens. L’approche énergétique des plantes n’est pas une méthode brevetée et exclusive… Pour rappel, les médecines populaires et ancestrales, d’où qu’elles viennent, tiennent compte de cet aspect depuis des millénaires.

P. & S. Observez-vous un mouvement d’ouverture global à une dimension énergétique des HE ?
L. B.
Lorsque j’ai commencé à enseigner l’aromathérapie en 1993, dès que j’évoquais les aspects énergétiques des huiles essentielles ou des hydrolats, et que je parlais d’ayurvéda, je rencontrais de vives résistances. Je devais être très vigilante à ce que je disais, car le jugement et l’esprit cynique étaient omniprésents. Aujourd’hui, le clivage entre le monde cartésien, scientifique et l’approche énergétique se réduit. Depuis, les choses ont bien évolué et la notion énergétique ou spirituelle est de plus en plus évidente dans les approches thérapeutiques les plus diverses. Je constate en outre que de plus en plus de personnes avec de solides bases scientifiques, qui viennent notamment dans mes formations, font le lien avec l’expérience vibratoire des huiles essentielles. Cette approche holistique ouvre donc de nouvelles perspectives pour l’aromathérapie.

Parcours

5 août 1958 Naissance à Londres.
1958-1963 Enfance en Grèce auprès de sa grand-mère, professeur de théologie. 1978-1986 Études de marketing et de communication.
À partir de 1991 Effectue de nombreux stages et formations à l’aromathérapie, au développement personnel et à l’ayurvéda en Inde et ailleurs dans le monde.
1993 Quitte son poste de marketing manager dans une multinationale en Suisse pour se consacrer à l’enseignement. 2001 Fonde l’école Usha Veda en Suisse avec son mari Philippe Bosson.
2004-2005 Publication des livres L’Aromathérapie énergétique, Hydrolathérapie et Ayurveda jour après jour, aux éditions Amyris.
2013 Extension des activités de l’école Usha Veda en Chine, Hong Kong et Taïwan.
2016 L’école Usha Veda est reconnue au niveau fédéral en Suisse.

Des huiles qui font vibrer

La verveine citronnée pour tourner la page Associée à l’énergie du coeur, la verveine citronnée (Lippia citriodora) aide quant à elle à tourner la page en sortant de situations stagnantes et difficiles, comme un deuil. Elle apporte énergie et dynamisme en cas de fatigue nerveuse, d’insomnie, de stress.
La sauge sclarée pour la légèreté La sauge sclarée (Salvia sclarea) est en lien avec la couleur bleu clair et le chakra du cou, qui gère notre capacité de communication. Son HE a la capacité de stimuler la créativité, la confiance en soi et aide à prendre la vie plus légèrement notamment dans les moments de crise de la quarantaine. 

À noter

La qualité « vibratoire » des huiles essentielles utilisées en aromathérapie énergétique est essentielle. Lorsque c’est possible, mieux vaut sentir une essence avant de l’acheter, en se fiant à son ressenti. Il est préférable de privilégier des huiles essentielles artisanales, produites en petites quantités, où l’on peut identifier clairement qui a distillé la plante, de quelle manière, avec quelle intention. 

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