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La fraise : beaucoup plus qu’une simple gourmandise

La fraise est partout sur les étals des marchés. Elle a depuis longtemps la réputation de soigner la goutte, les calculs, la constipation et les rhumatismes. Mais, les recherches récentes vont beaucoup plus loin et attribuent à ce fruit délicieux une action antioxydante puissante capable de prévenir certains cancers et la dégénérescence des neurones.  


Le fraisier est l’une des plantes les plus adaptables qui soit. On le trouve sur tous les continents, il pousse indifféremment dans les sous-bois, en plaine ou en montagne. Il fructifie principalement en été mais certaines variétés donnent leurs fruits en hiver. Grâce à son adaptabilité, le fraisier a traversé les époques sans difficulté : on en consommait déjà au Néolithique. Le nombre immense de ses variétés est une autre preuve de son aptitude particulière au croisement. Le fraisier fait partie de la même famille que le rosier. Comme lui, il aime échanger son patrimoine génétique.

La fraise contient 90 % d’eau. C’est un espion français du roi Louis XIV, portant le nom prédestiné d’Amédée François Frézier, qui découvrit la fraise au Chili et au Pérou. De l’union entre deux variétés américaines, naîtra, à Plougastel, une nouvelle espèce qui, rapidement, deviendra le fruit que nous connaissons. Depuis longtemps, on lui reconnaissait toutefois de nombreuses propriétés thérapeutiques. En Chine, un proverbe dit « manger une fraise par jour est favorable à la beauté, renforce le corps, fortifie et nourrit ». En raison de sa forte teneur en eau (89 %), elle soulage la constipation (ceux qui ont déjà tendance aux selles molles ou à la diarrhée doivent l’éviter) et favorise l’élimination. On la recommande donc comme diurétique ou pour évacuer les calculs, mais aussi pour soulager les rhumatismes et reminéraliser l’organisme car elle contient de nombreux oligo-éléments.

La fraise :  un antioxydant complet

Plusieurs études scientifiques ont démontré ces dernières années les propriétés antioxydantes exceptionnelles de la fraise. Car elle est riche en vitamine C (plus que l’orange), elle contient surtout différents composés phénoliques (à l’origine de sa couleur rouge). Plusieurs articles publiés dans les journaux scientifiques ont démontré que la consommation quotidienne de 500 g de fraises permettait d’augmenter très sensiblement la capacité antioxydante et réduirait le risque de voir survenir différents types de cancer du sein et du cerveau.
Des chercheurs ont aussi démontré, in vitro, que la fraise serait protectrice des neurones, ce qui préviendrait ainsi leur dégénérescence.
N’hésitez donc pas à faire une orgie de fraises cet été. Mais attention tout de même à ses akènes les petits grains secs et durs qui croquent sous la dent. Ils peuvent entraîner différents problèmes : leur digestion libère de l’histamine ce qui provoque chez les sujets prédisposés l’apparition de phénomène allergiques. Notons aussi que ces grains se logent parfois dans les diverticules.   

Le thé de feuilles

L’infusion ou le thé de fraisier doit se faire avec de jeunes feuilles. Elles se récoltent au printemps.

  1. Prenez une pincée de jeunes feuilles sèches de fraisier sauvage pour une tasse d’eau bouillante.
  2. Séchez-les au soleil pendant quelques minutes, ou au four pas trop chaud.
  3. Mettez-les dans une tasse d’eau bouillante et laissez infuser dix minutes.
  4. Dégustez après avoir parfumé avec un peu de cannelle ou de vanille.
  5. À boire plusieurs fois par jour pour obtenir un réel effet diurétique.