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Le régime du bonheur

Fraise régime

Avec les beaux jours, ce que nous mettons dans notre assiette prend un relief particulier. L’alimentation devient pour beaucoup d’entre nous une équation complexe dont le résultat doit être plus ou moins proche de zéro, voire franchement négatif !

Plutôt que de se mettre devant un bon plat avec plaisir, on commence à réfléchir en termes de calories à ingérer… Et si cela ne nous préoccupe pas plus que cela, on nous le rappelle constamment. Les conseils détox se doublent d’objectifs poids de forme. Les régimes diététiques garantissent l’objectif minceur. Et nous acceptons d’échanger un repas sain contre une poudre infâme, ou contre une mixture dite naturelle, car elle contient du rhizome de konjac, ce qui nous prépare plus sûrement à un séjour sur mars qu’à la perte de quelques kilos superflus.

Heureusement, dans ce foisonnement de suggestions diverses pour perdre du poids, je suis tombée sur le livre de Frédérique Chataigner*. Enfin quelqu’un qui annonce clairement qu’il faut faire tomber de leur piédestal les régimes amaigrissants, qui...

n’hésite pas à dénoncer leur dangerosité pour la santé. Et s’empresse de s’enmoquer : « Si vous mangez mille calories de sucreries et mille calories de salades, pensez-vous que l’impact sur votre corps sera le même ? » nous interroget-elle avec pertinence. Et d’affirmer qu’elle n’a pas besoin de surveiller ce qu’elle mange ni de se priver… Mais alors, quel est son secret ? Et en quoi son précepte est-il fondamentalement différent ?

En fait, Frédérique Chataigner fonde sa démarche diététique sur une approche plus fondamentale sans être pour autant nouvelle. Avec d’autres nutritionnistes, elle s’inscrit dans un mouvement fort ancien, qui s’appuie sur le postulat attribué à Hippocrate : nous sommes ce que nous mangeons. Mais en tant que spécialiste du comportement alimentaire, elle élargit la pensée naturopathique en nous invitant à sonder cette relation à la nourriture dans laquelle l’homme a toujours mis énormément de lui-même. Et ce, depuis les temps les plus primitifs. Comme nous le rappelle le paléoanthropologue Pascal Picq, « rechercher et consommer différents types de nourriture (des feuilles, des fruits, des racines, de la viande,etc) est plutôt rare chez les mammifères (…) de tels régimes impliquent des adaptations sociales et cognitives complexes ». En d’autres termes, les hommes n’ont jamais choisi leurs régimes alimentaires uniquement pour répondre à des problèmes de physiologie ou de métabolisme. Pourquoi en irait-il autrement aujourd’hui ?

En prendre conscience nous amène à porter un regard bien différent sur notre alimentation. Celle-ci devient un formidable support pour notre mental, qui exerce sa capacité à tester, à explorer, à sentir ce qui lui convient. Bien se nourrir s’inscrit dans cet apprentissage lié à un contexte social et cognitif qui se nourrit d’interactions multiples, incluant les notions d’échange, de partage, de plaisir… Car il est là, le cercle vertueux de cette façon de se nourrir :
il nous procure du bonheur ! Pourquoi faudrait-il s’en priver ?

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