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Stimuler la bienveillance

Poussins

Les « bons sentiments » ne méritent pas la condescendance qu’on leur porte trop souvent. Loin d’être une qualité gentillette, vouloir le bonheur d’autrui conduit à agir avec un esprit d’équité et restaure notre cohérence interne. Pour cela, soyons aussi bienveillants avec nous-mêmes !

Le dictionnaire définit la bienveillance comme une « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui ». Son étymologie apporte un éclairage supplémentaire. Tirée du mot « bénévolence », elle évoque aussi le volontariat des bénévoles. Le poète François de Malherbe l’employait d’ailleurs pour souligner cette notion de volonté. On entend aussi le mot « veille », signe de vigilance, d’acuité et d’action (en opposition au sommeil). La bienveillance, c’est donc à la fois un état d’esprit humaniste (être enclin à désirer le bonheur des autres) et un choix (agir en ce sens). Ce comportement invite à atténuer les souffrances de l’autre, à l’accompagner dans son accomplissement personnel, à regarder ses côtés positifs, sans s’oublier soi-même. Une qualité que les élixirs floraux aident à développer en équilibrant nos polarités émotionnelles.

Qu’est-ce qui nous empêche d’être bienveillants, si ce n’est d’abord cette impression de passer pour une personne un peu niaise ? Notre époque valorise l’autonomie. Il faut se montrer battant et habile. Pas de temps à perdre avec les états d’âmes des autres ! L’élixir de vigne peut adoucir cette posture. Sans ôter leur place de leader à ces personnes qui craignent d’être faillibles, il leur permet de ne pas s’enfermer dans une pensée à sens unique et de se montrer plus sensible au sort d’autrui. Certes, on ne peut pas aider la terre entière. Mais il faut bien des milliards de gouttes d’eau pour faire un océan ! Être l’une d’elles permet de se sentir relié au monde. Les personnes trop centrées sur leurs préoccupations peuvent opter pour l’élixir de pêcher. Celui-ci éveille l’amour-compassion. Ce faisant, il prouve que l’on obtient des gratifications en se révélant moins indifférent à ce qui affecte les autres : apaisement des tensions, voire émergence de nouvelles solutions pour ses propres problèmes.

Un souci de justice

Toutefois, si certains sont capables de montrer qu’ils ont du cœur, c’est uniquement envers leurs proches. S’enquérir du bien-être de ses enfants, parents ou amis est naturel, mais se limiter à ce petit cercle familier fait passer pour un être désobligeant dans d’autres contextes. Fleur de la socialisation, la mauve peut remédier à ce sentiment d’insécurité qui empêche d’aller vers des inconnus. Elle...

développe une attitude cordiale et aide à entrer en sympathie avec toutes sortes de gens. Outre des qualités de compassion, la bienveillance suppose donc de considérer autrui d’égal à égal. L’élixir de molène offre une piste intéressante pour renouer avec la fraternité dans un souci d’équité. Cette fleur apporte de la droiture morale et de la sincérité, dispositions d’esprit qui composent le sentiment de justice. De plus, elle développe la coopération et l’harmonie au sein d’un groupe. Elle peut alors nous placer dans ce rôle d’écoute empathique de façon équilibrée, en accord avec notre propre voix intérieure. Les psychologues parlent de don et de contre-don pour souligner que la générosité n’est jamais complètement désintéressée. Car le besoin de reconnaissance est universel.

Développer plus de bienveillance amène à prendre conscience qu’il s’agit de se comporter envers les autres avec la même compréhension que l’on souhaiterait qu’ils aient pour soi. Un effet miroir parfois difficile à admettre. Les personnes incapables de demander pardon ou d’exprimer leur gratitude reconnaissent peu cette réciprocité tacite. Elles anesthésient leurs sentiments au point de paraître un peu sèches. Recourir à l’élixir de tabac pourra combattre leur froideur émotionnelle au profit d’une ouverture du cœur. C’est en se reconnectant à ses propres émotions que l’on peut agir pour le bien d’autrui sans jugement ni complaisance.

Penser à soi

D’aucuns possèdent à l’inverse une telle générosité de cœur qu’ils adoptent cette attitude pour de mauvaises raisons. Ainsi, à l’image du profil « centaurée », certains bienveillants cherchent avant tout à se faire bien voir. Ils s’intéressent à l’infortune des autres par peur du conflit ou d’être mal aimé. Grâce à cette fleur de Bach, ils pourront désormais les soutenir sans oublier d’écouter leurs propres besoins. Pour d’autres, faire preuve de bienveillance est un moyen de ne pas faire face au chagrin qui les étouffe. C’est l’élixir de frêne qui peut alors rééquilibrer cette propension altruiste. Car au lieu de se réfugier dans la fuite, il aide à affronter les événements douloureux et à en comprendre le sens. Nier notre sensibilité émotionnelle ne résout pas nos problèmes...

Pour veiller au bonheur des autres, débarrassons-nous de nos carapaces. La passiflore, dont l’élixir apaise les blessures du cœur, engendre une sécurité intérieure. Mieux : elle éveille le pardon et permet à la conscience d’accéder à un niveau supérieur. Or la bienveillance dont nous sommes capables dépend de celle que nous avons nous-mêmes reçue. La cultiver jour après jour améliore notre relation aux autres. Mais cela développe aussi une fabuleuse acuité sur le monde, si ce n’est une plus grande maturité spirituelle.

La vigne, un esprit  compréhensif

Cette liane grimpant le long de tuteurs  montre que l’on a toujours besoin d’autrui pour s’élever spirituellement.  Les grains de raisin regroupés en grappe, comme pour faire preuve de sociabilité, semblent indiquer le chemin de l’indulgence pour se vivre comme une partie d’un tout. La vigne envahit son environnement si elle n’est pas cultivée avec soin, et dans ce cas, donne des fruits amers. Encore une bonne leçon de bienveillance : veiller à l’épanouissement d’un être vivant préserve de l’aigreur !  Sans compter le caractère bienfaisant des fruits, des feuilles et même des vrilles pour notre santé.

Un monde plus doux

« Maitreya », en sanskrit, signifie le  Bienveillant. Maitreya, c’est aussi  le nom de celui qui serait amené à  devenir le prochain Bouddha. Beau  et charismatique, homme patient,  rempli d’amour et de tolérance, en un âge d’harmonie, le Bienveillant  sera l’exemple à suivre aux yeux  du commun des mortels. Il sera un Bouddha d’amour bienveillant  destiné à tous les êtres vivants,  porteur du souhait que tous les êtres connaissent le bonheur. Ainsi la bienveillance prendrait le relais  de la compassion, incarnée par le  Bouddha Sakyamuni et visant à ce  que tous les êtres soient libérés de la souffrance et des causes de la  souffrance. La croyance en cette évolution n’est pas partagée par  tous les courants du bouddhisme.  Mais ne devrait-elle pas déjà nous encourager à méditer sur cette petite flamme de malveillance qui s’agite sporadiquement en chacun  de nous ?

La voie du cœur

La pierre de lune  
Cette pierre  de la famille des feldspaths possède des reflets argentés ou bleuâtres qui lui confèrent sa dimension céleste. Son  élixir possède une vibration féminine et un fort pouvoir spirituel, ce qui en fait l’élixir de l’intuition et de l’assistance à autrui. Il instille en effet  amour et compassion et plus globalement, développe les qualités yin : sensibilité,  délicatesse, douceur et  tolérance chez les personnes un  peu trop dures. Afin de libérer ainsi la voie du cœur et de  procurer davantage d’humanité,  il chasse toute la négativité que  l’on porte en soi. Un chemin  de purification idéal pour se remplir de bienveillance !

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