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Circulation : relancer le système lymphatique grâce aux huiles essentielles

Le thym à sarriette est une grande tonifiante et stimulante générale (circulatoire, nerveuse, digestive…).

Le système lymphatique est longtemps resté empreint de mystère. Aujourd’hui, les connaissances médicales ont mis en évidence son implication dans le nettoyage de l’organisme, l’immunité, mais aussi l’équilibre hormonal. L’aromathérapie peut soutenir, entretenir, voire relancer les fonctions de cet acteur important pour notre organisme.

L’organisme est constitué à 70% d’eau. Cette quantité de liquide est en majeure partie située à l’intérieur même de chaque cellule et dans l’espace intercellulaire qui sert de réserve aux cellules et aux vaisseaux. Le restant se concentre dans le sang et la lymphe, les deux systèmes circulatoires de l’organisme, qui fonctionnent en parallèle. Le système lymphatique comprend tous les vaisseaux lymphatiques, mais aussi les organes lymphoïdes, comme la rate, le thymus, la moelle osseuse, les amygdales, l’appendice et l’ensemble des ganglions lymphatiques. Il joue un rôle important dans les défenses immunitaires du corps et la lymphe épure l’organisme d’agents infectieux, de débris cellulaires et de corps étrangers.

Laisser passer la vie

En médecine chinoise, toute stagnation d’énergie est source de blocage énergétique et donc, à terme, de déséquilibre physiologique et de foyer inflammatoire. Le sang circule dans l’organisme grâce à une pompe – le cœur –, secondée par le foie mais aussi les pieds qui, par leur pression sur le sol, favorisent le retour veineux. La circulation lymphatique, en revanche, n’a pas d’organe propulseur. La lymphe circule très lentement grâce aux contractions musculaires venant de l’activité physique, de la respiration ou du péristaltisme qui créent une pression sur les vaisseaux lymphatiques et aident ainsi à la circulation du liquide.

Elle prend naissance dans les tissus périphériques, circule contre la gravité pour remonter vers la cage thoracique où elle rejoint finalement la circulation sanguine, après avoir été épurée par les ganglions lymphatiques. On comprend alors pourquoi l’immobilisation (par manque d’activité physique, alitement...) est une situation propice aux œdèmes des membres inférieurs, qui reflètent l’accumulation des liquides interstitiels moins drainés par la circulation lymphatique. Le massage des membres inférieurs d’une manière lente par pression intermittente, en remontant tout le long de la jambe et de la cuisse, favorise la remontée de la lymphe.

En aromathérapie, les huiles essentielles de la circulation peuvent être employées aussi bien pour des insuffisances du système cardiovasculaire que lymphatique. En effet, les huiles essentielles en question, à savoir le cyprès de Provence, le lentisque pistachier (mais aussi le cèdre de l’Atlas, le patchouli) sont des HE riches en sesquiterpénols, qui ont des propriétés tonifiantes et décongestionnantes sur les parois vasculaires (sanguines et lymphatiques). La logique de la nature est évidente : une bonne circulation lymphatique n’est possible que si le retour veineux se fait bien, et vice versa. Le réseau des vaisseaux lymphatiques draine ainsi l’ensemble de l’organisme et joue un rôle de « veille sanitaire ».

Objectif : ramener tout agent microbien au niveau des ganglions lymphatiques qui vont servir de filtre et sécréter des cellules de défenses appelées lymphocytes. Cette réponse immunitaire ganglionnaire est d’ailleurs palpable au niveau des ganglions les plus en surface, dans les régions inguinale, axillaire et cervicale.

La réponse immunitaire

Lors d’une sollicitation intense du système immunitaire (infection de type mononucléose, grippe, maladie de Lyme...), il peut être utile de soutenir la circulation lymphatique et la réponse immunitaire. Deux huiles essentielles peuvent être retenues : celle de palmarosa et celle de thym à sarriette. Ces deux HE sont de grandes immunomodulantes ; elles aident à réguler la synthèse des anticorps et adapter la réponse immunitaire aux réels besoins de l’organisme face à l’agresseur. On utilise volontiers le palmarosa pendant les infections de la petite enfance. Les appliquer sur la peau, en regard de ces zones de prolifération des cellules de défense, est un soutien évident au pouvoir d’autoguérison de l’organisme. Les consommer par voie orale ou sublinguale apporte une efficacité supplémentaire.

Les dérèglements du système immunitaire sont de plus en plus fréquents et à l’origine de l’émergence de pathologies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaque, lupus...), ou encore d’états allergiques chroniques. Leur implication dans l’installation des cancers a été démontrée. Parce que ce rempart est actif jour et nuit, et surtout qu’il ne dépend pas d’un organe en particulier mais plutôt de tout un équilibre, le soutenir et a fortiori le remettre dans le droit chemin mérite une approche globale. Les progrès de la biologie montrent que l’équilibre nerveux et émotionnel est en lien direct avec les réponses hormonale et immunitaire via, bien sûr, les médiateurs et les réseaux de la circulation.

Un géranium merveilleux

Il existe des huiles essentielles qui présentent une action sur tous ces plans. L’huile essentielle de géranium rosat de type Bourbon offre ainsi une remarquable puissance d’action. D’une fragrance beaucoup plus fine et profonde que le géranium cultivé en Égypte, cette huile essentielle de terrain s’attarde sur l’état des voies de transport de l’organisme (veines, artères et vaisseaux lymphatiques) et a la propriété de réguler le système neuro-endocrinien dans son ensemble. Elle travaille sur le foie, un des organes clés de la circulation. De par ses propriétés astringentes, tonifiantes, phlébo et lymphotoniques (tonifiante des parois veineuses et lymphatiques), elle ramène la vie et la circulation dans les tissus sur lesquels elle se trouve. Son énergie sur le plan psycho-émotionnel apporte apaisement, réconfort, chasse le stress, et surtout permet à l’individu de se retrouver, d’être en accord avec lui-même en l’aidant à assumer ses choix. Le tout dans une énergie fleurie, tonifiante qui invite à la générosité et à l’amour.

Ma recette aroma : décongestionner les tissus

Propriétés : insuffisance veineuse et lymphatique, œdème des membres inférieurs, déséquilibre neuroendocrinien (infertilité, hypothyroïdie…), déficit immunitaire.

  • HECT de cyprès de Provence (Cupressus sempervirents) : 40 gouttes
  • HECT de lentisque pistachier (Pistacia lentiscus) : 20 gouttes
  • HECT de palmarosa (Cymbopogon martinii) : 40 gouttes
  • HECT de thym à sarriette (Thymus satureiodes) : 40 gouttes
  • HECT de géranium rosat (Pelargonium X asperum) : 60 gouttes
  • Huile végétale de noyau d’abricot : QSP 30 ml

HECT : huile essentielle chémotypée. 

Préparation : verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées dans un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes. Compléter le flacon avec l’huile végétale, refermer, agiter pour bien mélanger les huiles

Voie cutanée : de 5 à 7 gouttes sur chaque jambe, en massage lent et ascendant des membres inférieurs. Deux fois par jour, en cure pendant quinze jours à trois semaines. En cas de trouble du cycle, ou de syndrome prémenstruel, cette synergie peut être déposée sur le bas-ventre.

Voie sublinguale : prendre 4 gouttes du mélange dans une boulette de mie de pain, à avaler, après les repas, trois fois par jour, quinze jours à trois semaines. Arrêter ensuite.

Contre-indications : enfants, femmes enceintes et allaitantes, antécédents de cancer hormonaux dépendants

Le thym à sarriette : un stimulant tout terrain

Le thym à sarriette est une grande tonifiante et stimulante générale (circulatoire, nerveuse, digestive…). Elle se révèle aussi une aide efficace contre les problèmes de dégénérescence, comme l’arthrose, mais aussi toutes les infections ou les inflammations lourdes et chroniques (polyarthrite rhumatoïde, entérocolite, infection urinaire).

À faire : en cas d’infection, appliquer sur la peau, sur les ganglions pour soutenir le pouvoir d’autoguérison de l’organisme. 

Poitrine congestionnée : l’HE de palmarosa, un souffle de légèreté

Chez la femme, les seins sont une zone bien souvent sujette à la « congestion ». Les techniques de massage doux circulaire de l’intérieur vers l’extérieur aident à redonner de la mobilité dans les liquides interstitiels, vers les vaisseaux lymphatiques. Ces problèmes sont liés notamment à la variation brutale des œstrogènes et de la progestérone qui influe sur l’ensemble du réseau circulatoire sanguin et lymphatique. Les problèmes circulatoires, cardiovasculaires, les œdèmes de fin de cycle ainsi que les tensions mammaires prémenstruelles sont alors présents.

À faire : diluer à 10 % de l’HE de palmarosa dans une huile végétale de millepertuis (elle-même anti-inflammatoire) et procéder à un massage circulaire de la poitrine deux fois par jour, une semaine avant les règles, puis arrêter et reprendre le cycle suivant. Le ralentissement général circulatoire peut être relancé par la prise de deux gouttes d’HE de géranium rosat CV Bourbon sous la langue, matin et soir, dans un peu d’huile de lin. En cure de trois semaines, tous les mois si besoin.

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