La sarriette : digestive et aphrodisiaque

La sarriette, utilisée comme aromate, possède des qualités médicinales, à la fois digestive et tonique. Cette plante méditerranéenne a aussi une réputation de plante aphrodisiaque.


[Mis à jour le 06/07/2018]

On distingue la sarriette des jardins ou sarriette commune (Satureja hortensis) et la sarriette des montagnes ou sarriette vivace (Satureja montana). Plante de climat méditerranéen, elle est bénéfique pour l'appareil digestif. Ne la nomme-t-on pas la « sauce des pauvres gens » ? En effet, elle stimule l'estomac, elle régularise les contractions péristaltiques de l'intestin, empêche la fermentation intestinale. Elle favorise également l'expulsion des gaz. La sarriette, comme le thym, le serpolet ou l'eucalyptus, est antiseptique, tonique et expectorante. 

En cuisine

Utilisée comme plante aromatique notamment pour les grillade, il faut la conserver en bouquets et ne la mettre sur les plats qu'au dernier moment. C'est un condiment qui rend les féculents plus digestes aux estomacs délicats à cause de leurs propriétés carminatives. Utilisée en cuisine pour ses vertus aromatiques et antitoxiques, la sarriette serait un des meilleurs correctifs des gibiers faisandés. On l'emploiera  constamment dans les crudités, les plats cuisinés (féculents), dans les sauces tomate (avec la sauge). En Provence, on en dépose quelques brins sur les tomes de chèvre pour les mêmes raisons.

Utilisation magique

Dans la Grèce antique, les femmes enceintes ne devaient y toucher sous aucun prétexte par crainte d'une fausse couche. Les Anciens la préconisaient comme aphrodisiaque et son nom venant du latin satyrus le laisserait à deviner... Ainsi la sarriette était consacrée aux satyres, à cause de ses propriétés aphrodisiaques. En Provence, les sorciers l'employaient dans la préparation de potions magiques et de philtres d'amour. En Languedoc, les étudiants, lors de la « fête des fadas » couronnaient de sarriette celui qu'ils venaient d'élire. Ces fêtes étaient la survivance directe des Saturnales païennes et, comme elles, se terminaient en orgies.


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