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Aigremoine : un anti-inflammatoire qui éloigne les mauvais sorts

Aigremoine : un anti-inflammatoire qui éloigne les mauvais sorts

L'aigremoine est une plante commune dans nos contrées. Utilisée pour déjouer le mauvais sort, elle a également des vertus médicinales. Elle soigne les inflammations de la peau et apaise les diarrhées.

[Mis à jour le 16/05/2018] L'Aigremoine, Agrimonia eupatoria, est une plante assez commune en Europe, notamment dans les pays du Nord où elle remplace parfois le thé. D'où l'appellation de "thé du Nord" ou "thé des bois".

Une action anti-inflammatoire et anti diarrhéique

Traditionnellement utilisée en usage externe pour son action anti-inflammatoire sur la peau et les muqueuses, ses feuilles et ses fleurs  recèlent des tanins et des gommes qui expliquent son action astringente, salutaire en cas de diarrhée.  L’aigremoine est également un excellent antidiabétique, surtout en tisane, mélangée au mûrier noir et à la myrtille. Les anciens utilisaient cette plante contre les taies (tâches opaques dues à une inflammation) de la cornée, du reste le nom "aigremoine" vient du grec argemos qui signifie « taie ».

Une utilisation magique pour la protection

L’aigremoine entre dans de nombreux charmes de protection. Ses fleurs jaunes, disposées en épi, fleurissent de bas en haut durant tout l’été pour donner de petites graines velues qui s’accrochent aux vêtements. C’est cet épifloral qui est utilisé en magie. Si la malveillance est reconnue comme étant de source humaine, la tradition recommande de cueillir l’épi en début de floraison quand la partie basse est en fleurs et le sommet pointu pas encore ouvert. Lorsque les influences négatives sont de source surnaturelle, on fait l’inverse lorsque le sommet est en pleine floraison et que la partie basse commence à se faner.

Durant l’Inquisition, l’aigremoine était utilisée dans toute l’Europe pour faire la chasse aux sorcières. On pénétrait dans la maison suspecte en brandissant devant soi, à l’horizontale, un bouquet d’aigremoines. Si le lieu était effectivement habité par un suppôt du Malin, les fleurs se fanaient les unes après les autres, mais dans un sens opposé à celui de la nature : de haut en bas. On pouvait alors recourir à l’effet boomerang et renvoyer au sorcier les sorts qu’il avait jetés.

Selon une ancienne tradition, des pieds entiers d’aigremoine cousus à l’intérieur d’un oreiller plongent le dormeur dans un sommeil qui avoisine le coma et dont il ne sortira qu’avec le retrait de ces plantes.

 

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