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Luttez contre l’insuffisance veineuse

salade detox

Plus de 20 % de la population souffre d’insuffisance veineuse chronique. Si les femmes sont les principales touchées, les hommes ne sont pas épargnés. Bien que cette maladie soit bénigne, elle peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie. Raison de plus pour ne pas la laisser s’installer, d’autant que des règles simples d’hygiène de vie et de nutrition peuvent la contrer.

Sensation de jambes lourdes, picotements, impatiences nocturnes, chevilles gonflées, difficultés à rester debout sont autant de symptômes de l’insuffisance veineuse, qui s’accentuent à l’arrivée des beaux jours et la hausse des températures. À terme, les personnes concernées s’exposent à des risques de varices, de phlébites ou encore d’ulcères. L’insuffisance veineuse est une maladie qui évolue lentement et que l’on a tendance à négliger du fait de son apparente absence de gravité. Si on connaît bien les facteurs de risque – sexe féminin, obésité, âge, station debout prolongée ou piétinement, exposition à la chaleur, tabagisme, constipation – on sait aussi comment s’en prémunir. Ici interviennent l’activité physique, le contrôle de son poids, le port de vêtements amples voire de bas de contention, et bien sûr, l’alimentation.

Les veines ramènent le sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. Leur paroi est plus fine et contient moins de tissu musculaire que les artères ; elles ont donc besoin de soutien pour faire remonter le sang des orteils vers le cœur. C’est le rôle joué par la marche qui, avec la compression de la voûte plantaire et la contraction des muscles des jambes, favorise le retour veineux. Il est d’autant plus important de prendre soin de nos veines que ces dernières sont un tissu fragile sensible aux attaques des radicaux libres. L’alimentation va aider à répondre à cet impératif, notamment par un apport de vitamines antioxydantes comme la vitamine C (persil, agrumes, framboise, fraise, mangue, cassis), la vitamine E (avocat, œufs, huile de germe de blé, noix) et le bêta-caro-tène (patate douce, carotte, abricot, melon, poivron, pêche, papaye nectarine).

Sélénium et flavonoïdes

Autre élément intéressant : le sélénium. Des études ont démontré son effet protecteur sur les tissus veineux contre l’attaque des radicaux libres. De plus, il protège aussi la vitamine C et E de l’oxydation. Cet oligoélément est dit essentiel, car notre organisme ne sait pas le synthétiser ; il faut donc lui en fournir par l’alimentation. La noix du Brésil est souvent présentée comme la championne en la matière. S’il est vrai qu’elle en contient plus que la plupart des autres aliments, gardez un œil sur ses conditions de conservation, car des...

moisissures peuvent se développer : elles produisent des toxines, délétères pour le foie et cancérigènes, les aflatoxines. Vous trouverez encore du sélénium dans le germe de blé, l’ail, l’oignon, l’ortie, le jaune d’œuf et les céréales complètes.

Parmi les antioxydants, faites la part belle aux flavonoïdes, des substances à l’effet protecteur et tonifiant du tissu veineux, intéressantes pour diminuer la perméabilité des vaisseaux sanguins. On dit qu’ils ont des propriétés veinotoniques et vasculo-protectrices. Ils sont présents uniquement dans les végétaux et donnent leur couleur aux fruits et légumes (rouge, brun, bleu violacé). Vous trouverez des flavonols dans la pomme, la fraise, l’oignon et le chou-fleur et de la rutine (de la famille des flavonoïdes) dans le thé noir, l’abricot, le vin rouge, le sarrasin, la cerise et la mûre. Il existe beaucoup d’autres flavonoïdes : les flavanones dans les agrumes (orange, pamplemousse, citron), la catéchine dans le thé vert, le resvératrol dans les myrtilles, qui contiennent aussi des anthocyanes, un bon fortifiant des capillaires sanguins. Ces derniers sont les plus petits vaisseaux sanguins de l’organisme qui relient les veinules aux artérioles, fermant la boucle de la circulation sanguine. En cas d’insuffisance veineuse, le sang stagne dans les capillaires qui se dilatent. Se forment alors des varicosités disgracieuses, témoins de la maladie veineuse. Faites le plein d’anthocyanes qui donnent la couleur rouge-bleu au cassis, au raisin rouge, à la mûre, et à la cerise.

Le rôle majeur des protéines

Mais il ne suffit pas de prendre soin de ses veines pour prévenir l’insuffisance veineuse : nous avons vu le rôle majeur des muscles de la jambe qui aident au retour veineux. Pour fabriquer des muscles de qualité, il faut consommer quotidiennement des protéines que vous trouverez dans les œufs, les fromages, mais aussi les céréales et les légumineuses (sarrasin, haricot azuki, pois chiche, pois cassé, lentilles). Vous pouvez aussi parsemer vos plats de graines de courges pour compléter les apports. Le matin, préparez-vous un smoothie spiruline- chocolat-fruits-rouges, cocktail antioxydant, vitaminé et protéiné !

Pour optimiser le métabolisme des protéines et le transport des acides aminés, pensez à associer des aliments riches en vitamines B6 (jaune d’œuf, fromage, banane, avocat, quinoa) et B12 (œuf, mozzarella, emmental, fromage blanc); la vitamine B9 (épinards, salades, maïs), quant à elle, participe au flux sanguin et au transfert des nutriments vers les cellules musculaires. N’oublions pas non plus la qualité et la fluidité du sang, nécessaires à une bonne circulation. Vous l’optimiserez en consommant des oméga 3, de l’ail et de l’oignon qui sont tous les trois bénéfiques pour la fluidité du sang. Si la crainte d’une mauvaise haleine vous rebute, ajoutez quelques brins de persil, de menthe et des graines d’anis dans vos plats, que vous mâcherez en fin de repas.

En clair, c’est le moment de profiter au maximum des fruits et légumes de saison. Vous serez ainsi certains de faire le plein de tous les éléments nécessaires pour tonifier votre système veineux et gambader les jambes et le cœur légers!

De la diversité plutôt que des OGM

Les flavonoïdes sont très importants dans la protection du système veineux, notamment les anthocyanes. D’où l’idée qu’ont eue des chercheurs de créer une tomate transgénique à haute teneur en anthocyanes. Les scientifiques ont inséré dans son génome des gènes de muflier, une fleur originaire du bassin méditerranéen riche en anthocyanes. Certes, les tomates ainsi modifiées contiennent trois fois plus d’anthocyanes, mais pour notre part, nous préférons conseiller de manger des myrtilles et de prendre le temps de cuisiner des aubergines. Bref, de privilégier la diversification alimentaire à la consommation d’OGM !

Découvrez l’aronia

Petite baie originaire d’Amérique du Nord, l’aronia  (Aronia melanocarpa) ressemble à la myrtille. On la consomme sous forme de fruits secs, cuite  en confiture ou encore pressée en jus que l’on  trouve facilement dans les magasins de produits  biologiques. Très riche en substances antioxydantes, notamment des flavonoïdes, des anthocyanes et de  la vitamine C, c’est un petit concentré d’éléments protecteurs du système veineux. Peu calorique,  elle a aussi un effet stabilisateur sur la  glycémie. Son goût sucré, mais légèrement acidulé, rappelle le cassis. Si cela  vous déplait, tournez-vous vers les jus de fruits rouges (grenade,  framboise, fraise, cerise, mûre). 

Soutenez votre transit !

Que vient faire l’intestin dans l’insuffisance veineuse ? Cela peut surprendre, mais il existe bien un lien entre cette pathologie et la constipation. En effet, cette dernière gêne le retour veineux par plusieurs mécanismes : compression des veines par le côlon, hyperpression abdominale lors des efforts de poussée... Pour vous prémunir, veillez à avoir un transit régulier. Pour cela, buvez au minimum 1,5 litre d’eau par jour et consommez quotidiennement des fibres alimentaires. Les fibres insolubles (son de blé) stimulent le transit intestinal et les fibres solubles (orge, avoine, légumes et fruits) forment un gel favorisant le glissement des résidus. Et si vous avez besoin d’un petit coup de pouce, faites tremper toute une nuit des pruneaux d’Agen dans un bol de thé que vous mangerez au petit-déjeuner, ou ajoutez quelques graines de lin à votre muesli.

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