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Eco-jardinage : qui dit jardin dit santé ?

Eco-jardinage

On aimerait tant le croire, et maintenir la belle illusion. Celle qui fait de tout jardin l’héritier du paradis, le jardin retrouvé des amours enfantines. À l’opposé de la ville, lieu de toutes les pollutions et de toutes les agressions, le jardin fait office, dans notre imaginaire, d’enclos protégé, et en viendrait presque à faire oublier son caractère humain, très humain, pour devenir le symbole de la Nature même. Voire de la nature sauvage, si l’on oublie que les plus célèbres jardins anglais, plein d’herbes folles et de fleurs des champs, impliquent des armées de jardiniers…

Nos illusions sont d’autant plus vivaces qu’elles sont entretenues par de nombreuses études : toutes démontrent que fréquenter des jardins (même sur un mode plus contemplatif qu’actif) et jardiner sont des activités bénéfiques pour nos corps comme pour nos esprits. On a même mesuré, dans des hôpitaux où les chambres donnent, d’un côté du...

couloir, sur le jardin, et de l’autre sur le parking, que les patients installés côté jardin demandent moins d’antalgiques et récupèrent plus vite que les autres... Et si la simple vue a de tels effets, le jardinage, lui, possède des vertus thérapeutiques importantes dans quasiment toutes les dimensions de notre santé et de notre humeur.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, et il suffirait, comme Candide, de cultiver son jardin pour prendre soin de soi. Sauf que... tout dépend des jardins et de leurs jardiniers. Qui dit jardin ne dit pas forcément santé. Certains parviennent en effet, entre ce qu’ils apportent dans leur jardin (par exemple de la tourbe ou de la terre dite de bruyère, provenant de milieux naturels ainsi détruits), ce qu’ils pulvérisent sur leur pelouse et leurs massifs (insecticides, herbicides, fongicides, taupicides, engrais, etc.), et ce qu’ils évacuent dans les déchèteries (tontes, tailles de haie, feuilles mortes...), à en faire, rapporté au mètre carré, l’un des milieux les plus polluants du moment. Sans compter la pollution sonore qui, à coup de machines surdimensionnées (souffleur de feuilles, tracteurs-tondeuses, tronçonneuses, taille-haies thermiques...) ayant relégué les râteaux et les serpes dans les brocantes, rend certains villages, les week-ends de printemps, plus bruyants que les villes que les jardiniers ont quittées le vendredi soir pour aller « profiter du calme à la campagne ».

Ces jardins-là, qui polluent la planète plus qu’ils n’en prennent soin, qui appauvrissent la Terre plus qu’ils ne l’entretiennent ou ne l’enrichissent, n’apportent du plaisir qu’à leurs jardiniers. Ils sont responsables d’une partie des maladies que développeront, parfois des décennies plus tard, les enfants des jardiniers… et de leurs voisins.
Pourtant, il suffit de respecter quelques principes d’écojardinage, pour que nos jardins soient de vrais lieux favorables au bien-être, à l’image de certains jardins thérapeutiques. Des lieux où les vivants sont respectés, qu’ils soient humains ou autres qu’humains. Des lieux où l’on veille à prendre conjointement soin de la nature et des êtres humains. Un prendre-soin réciproque : où la nature prend soin de cet humain qui prend soin d’elle en respectant son fonctionnement et ses équilibres. Permettant alors d’expérimenter une nouvelle relation à la nature, de collaboration et non de domination.

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