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Partir en terre inconnue

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Que l’on soit casanier ou rompu aux voyages lointains, les vacances procurent un flot d’émotions. Boucler ses valises en vue de passer quelques jours loin de son « home, sweet home » suppose en effet de briser la routine. Au-delà d’un mode de vie et d’un rythme inhabituel, c’est aussi une attitude différente que l’on adopte. Avec l’espoir de revenir « transformé »… au moins un peu.

À New York ou Katmandou, sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle ou au camping des Flots bleus… les vacances hors de chez soi invitent toujours à lâcher prise. Il s’agit de vivre une expérience « extra-ordinaire » pendant un temps donné. Revenir chaque été au même endroit ne change rien à l’affaire : le décor et les horaires diffèrent du quotidien, et les comportements aussi. Seul ou en tribu (famille, amis…), chacun projette ses fantasmes sur la destination choisie. Surtout quand on part à l’étranger. Le voyage se prépare avec un mélange de désir et d’anxiété. Arrivé à bon port, cet imaginaire se confronte à la réalité. Se dévoile alors un nouveau visage de soi-même et des autres à travers des compétences d’organisation, un tempérament un peu lâche ou courageux, irrespectueux ou altruiste... Des facettes inédites qui peuvent faire émerger une sensation de vulnérabilité.

Un déracinement salvateur

S’exposer à cette fragilité n’est pas du goût du casanier ! Le dépaysement ? Non merci. À ces grands philosophes du « à quoi bon ? », la fleur de l’églantier délivre un message : au maximum de son éclosion, elle s’ouvre en forme de coupe, comme si elle voulait recueillir toute l’énergie de l’univers et la restituer. Un bienfait qu’elle prodigue aux apathiques, qui prendront trois ou quatre gouttes de son élixir. Elle leur donne ainsi l’envie d’avoir des projets. Refuser de larguer les amarres trahit souvent un manque d’ancrage, car, pour « consentir à perdre de vue le rivage », selon l’expression d’André Gide, il faut savoir d’où l’on part. Cette rose aide les casaniers à sortir de ce qu’ils prennent pour leur tempérament, leur « karma ». Elle renforce leur confiance en soi pour aller découvrir de nouveaux horizons.

D’autres n’aspirent au contraire qu’à parcourir le monde ! L’aventure les attire. Mais une soif d’ailleurs qui devient obsessionnelle s’apparente à une fuite. Quelle insatisfaction les pousse à partir sans cesse ? Sans leur couper les ailes, l’élixir de coquelicot redonne un peu de stabilité à ces pigeons voyageurs. Il permet de combler le sentiment de vide, souvent inconscient, qui se cache derrière leur...

superficialité. Il les conduit ainsi à rechercher la plénitude dans leurs territoires intérieurs.

Les photos et les récits des autres, les musiques traditionnelles ou les personnages célèbres venus d’ailleurs façonnent notre désir de voyager. Mais projeter des attentes trop fortes nous expose au risque d’être déçus. Mettons fin à ce bavardage mental qui nous incite à rêver plutôt qu’à savourer l’« ici et maintenant », comme nous y encourage justement l’élixir australien de boronia. Cette fleur du bush, anti-aveuglement, stimule la visualisation créatrice et peut aider à se connecter à ce que notre être intérieur souhaite le plus. Cela évite un sentiment de frustration susceptible de déboucher sur de l’aigreur.

Un exercice de flexibilité

Il faut aussi savoir accepter les fameux aléas des voyages ! Ce que les psychorigides supportent mal. Savez-vous que l’eau dont le Dr Bach a tiré son seul élixir non issu d’un végétal peut éroder la roche la plus dure ? Son élixir aidera alors les rois de la planification à faire des compromis en cas d’imprévu. Grâce au pouvoir vibratoire du lilas, dont l’odeur si agréable adoucit l’humeur, ils gagneront en flexibilité. Son élixir permet en effet de se tenir droit et souple, physiquement comme psychiquement. L’élixir de chêne invite aussi au lâcher-prise, notamment quand on n’arrive pas à se déconnecter du boulot ou qu’on sature l’agenda des vacances de mille et une visites.

Se détendre incite à se montrer plus curieux et tolérant. Certains se cachent derrière leur appareil photo et demeurent indifférents à la population locale. Timidité ? Désintérêt ? La façon dont l’Australien Ian White découvrit la fleur de bauhinia peut les inspirer. Le créateur des élixirs du bush se sentit en effet appelé au cours d’un rêve par un arbre peu esthétique dégageant une odeur désagréable. Après avoir refusé trois fois de s’en approcher, il s’aperçut que celui-ci portait une fleur magnifique. Son élixir ne pouvait alors que transmettre une ouverture d’esprit, celle-là même qui peut aider à aller vers d’autres cultures.

En revanche, observez une hêtraie : peu d’autres espèces végétales poussent parmi les hêtres ! L’élixir, lui, remédie à ce réflexe d’« entre-soi » qui anime les râleurs. Il incite à percevoir que les différences culturelles sont souvent source d’enrichissement. En revanche, le plumbago, jolie fleur violette importée du Tibet au début du XXe siècle, peut éviter aux baroudeurs enthousiastes de jouer les caméléons. Cet élixir permet de rester soi-même en toute circonstance. N’oublions pas que si on part en voyage, on en revient un jour. Délesté, si possible, d’une part d’égocentrisme.

Bush iris, contre le décalage horaire

Venue d’Australie, cet iris attire le regard grâce à ses trois sépales pourpres. Mais les fleurs du Patersonia longifolia n’éclosent que quelques heures. Elles se fanent en fin d’après-midi sous l’effet de la chaleur. Un peu comme lorsque nous venons d’effectuer un long vol et devons rester éveillés, elles puisent alors dans d’autres ressources. Si elles semblent renaître, c’est parce que plusieurs fleurs reposent dans sa bractée, cette feuille à la base de la tige. Aussitôt, un de ces boutons éclot pour remplacer la fleur flétrie. Son élixir (présent dans le complexe Travel essence) accompagne les voyageurs en avion. Il possède un effet régulateur sur la glande pinéale, impliquée dans l’horloge biologique, ce qui permet de récupérer du décalage horaire. Il agit aussi sur les oedèmes.

Désirs d’ailleurs

Pour l’anthropologue du voyage Jean-Didier Urbain, nos aspirations à voyager peuvent s’articuler schématiquement autour de quatre points cardinaux : le désert, la société, soi et autrui.

• « L’appel du désert » renvoie à un désir de solitude. Il s’illustre dans le trekking, les weekends « nature », la maison de campagne, le séjour en thalasso ou autres retraites spirituelles ou de bien-être.
• La « tentation sociétale » correspond au contraire à une soif de « grégarité étendue ». On la retrouve dans les villages vacances, les stations balnéaires ou à travers le tourisme urbain ou de festival. Ici, la quête d’« être-ensemble, solidaire et hédoniste » est aussi celle, pas toujours consciente, d’une « recomposition sociale ».
• « La rêverie cénobite », à l’image du moine vivant en communauté, combine le besoin d’isolement (plutôt que de solitude) et de groupe (et non pas de foule). C’est une recherche de compagnie. Club Med, camping, croisière, voyage en petit groupe… il renforce un sentiment d’appartenance.
• « Le songe altruiste » (voyages sur mesure, initiatiques, humanitaires, etc.) dénote un besoin d’altérité. Et si cette recherche de relations interculturelles reste souvent hypothétique, elle parvient à combler l’envie de dépaysement.

Et vous, pourquoi avez-vous envie de partir en terre inconnue ? 

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