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Mieux vivre l’inactivité professionnelle

Nature

Le monde du travail a ses propres codes, rituels et problématiques. Mais rester en dehors de cet univers pour cause de chômage, quand l’heure de la retraite a sonné ou simplement par choix personnel peut donner le sentiment d’être isolé et dévalorisé. La solution pour mieux vivre cette coupure ? Reconsidérer la notion d’« activité » et de compétences.

Et vous, vous faites quoi dans la vie ? » La question est inévitable. Elle arrive très vite, comme un signal indiquant qu’on souhaite faire davantage connaissance. Implicitement, on attend de son interlocuteur qu’il évoque sa profession. Mais alors sans emploi, comment se définir et se sentir digne d’intérêt ? Mère de famille, travailleur en invalidité, en année sabbatique ou en retraite entrent dans la catégorie des « inactifs » pour les statistiques. Cette image de personne improductive peut donner aux plus sensibles le sentiment de ne pas exister… en dépit de leur agenda parfois surbooké ! Car au fil des générations, nous avons intégré que notre salut (accomplissement de soi, autonomie…) passait par le fait de décrocher un job et que se vouer à sa mission méritait le respect. Cette impression d’être « hors jeu » fait écho à une crainte plus profonde : celle d’appartenir au clan des « déclassés ».

Sortir du désoeuvrement

Or il existe une plante autrefois utilisée en médecine traditionnelle pour soigner les lépreux : l’hysope qui, sous forme d’élixir, permet de prendre de la distance avec ce fantôme de la personne démunie et invisible. Ici, la fleur libère de la culpabilité et de la honte d’avoir commis une « faute », aidant ainsi à s’ôter de l’esprit que « si on ne gagne pas d’argent, on ne vaut rien ». Encourageant à comprendre ce qui se joue en soi, elle favorise l’intégration de sa véritable identité. Notons d’ailleurs qu’en phytothérapie, l’hysope soulage aussi les blessures (tels que les ecchymoses qui apparaissent après un choc) et permet de mieux digérer et de respirer… Au sens propre et figuré !

Certains, chômeurs ou retraités notamment, s’enferment dans la solitude pour se « punir » d’être inactifs. Au lieu de renvoyer une attitude fermée à un entourage qui tente vainement de les sortir du désarroi, mieux vaut essayer de retrouver confiance en soi en recourant par exemple à un élixir andin : palo borracho, littéralement « bâton ivre ». Cet arbre, appelé aussi chorisier ou arbre-bouteille pour sa silhouette ventrue, produit des fleurs blanc-crème et roses, semblables à celles d’hibiscus, qui transmettent une certaine tranquillité et du courage pour aller de l’avant. Elles contribuent à s’accepter et à s’extraire de cette posture défensive, ce qui incite à retrouver un tissu social épanouissant. 

Bien...

sûr, le travail donne des objectifs, permet de changer de lieu de vie durant la journée… Autant d’éléments structurants qui disparaissent quand on se met à son compte ou qu’on retourne vivre chez soi pour une raison x ou y. Rassurons-nous. Il est toujours possible de se lever du bon pied et de conserver force et vitalité tout au long de la journée. L’ipomée dont l’élixir rééquilibrant régule les rythmes internes l’illustre bien : dénommée « gloire du matin », cette fleur suit la course du soleil en s’ouvrant à l’aube et en se refermant petit à petit dans la journée.

Miser sur ses atouts

Les soi-disant inactifs ont aussi du travail ! Et surtout, un rôle à faire valoir. Suivons l’exemple de ceux qui s’épanouissent pleinement en dehors du milieu professionnel : ils sortent entre amis, assistent à des conférences, s’informent voire se forment… Ils croquent la vie à pleines dents, comme réveillés par une Rosa canina, églantier aux épines très pointues en forme de canines également très concentré en vitamine C. Cette fleur de Bach redonne de l’enthousiasme quand on a baissé les bras, insuffle l’envie de s’impliquer et de s’intéresser à la marche du monde. C’est cela qui permet de se sentir connecté à la population dite « active ».

Écoutons aussi le message du bouton-d’or : voilà une fleur a priori simple et anodine. Mais par son rayonnement intense et son apparence calme et paisible, elle nous rappelle que la beauté et les actes n’ont pas besoin d’être grandioses pour avoir de la prestance. Son élixir travaille sur la valeur de soi. Qu’on passe par un coaching, un bilan de compétences ou une introspection, apprenons à reconnaître que toute expérience, professionnelle ou non, apporte des qualités et des savoir-faire. Être mère de famille développe souvent un bon sens de l’organisation et de la planification. Le bénévolat apprend à écouter ou à manager une équipe. Une tentative ratée de reconversion professionnelle dénote un tempérament entreprenant…

On le sait : pour se tourner vers d’autres horizons, il faut rompre avec le passé. Mais ceux qui se sont toujours surinvestis dans leur travail y parviennent difficilement. Pourquoi ne pas prendre un composé floral élaboré spécifiquement pour soutenir les périodes de remise en question ? Celui nommé Évolution donne la sensation d’être protégé et guidé par la présence de l’angélique. Il nous remet aussi dans notre axe grâce à la bistorte et en mouvement grâce au bottlebrush. Il débloque les énergies stagnantes et remotive par l’entremise de la cayenne. Enfin, il contient du noyer, cet élixir « brise-lien » qui libère de vieux schémas empêchant de faire un pas en avant. La fleur de cet arbre en forme d’utérus évoque un lieu protégé où on peut croître… et donner naissance à une nouvelle vie. Et si on commençait par mieux observer les plantes qui nous entourent ?

Le mimosa, une mise en lumière

Arbre méditerranéen, le mimosa fleurit en plein hiver sur nos côtes. Il peut supporter des températures allant jusqu’à moins dix degrés si le climat est ensoleillé. Par mimétisme, ses fleurs en forme de pompons jaunes et pelucheux fournissent un élixir indiqué dans les périodes de déprime, quand on se sent abandonné. À l’image de ses petites boules odorantes et lumineuses qui se regroupent à 20 ou 40, ce remède au repli sur soi permet de lutter contre le sentiment d’exclusion et de rejet que ressentent certains retraités, chômeurs ou autres personnes sorties du monde du travail. Et le saviez-vous : un bouquet de fleurs coupées d’Acacia dealbata dure plus longtemps si on écrase le bout des tiges au marteau et qu’on les plonge dans de l’eau tiède sucrée. À méditer, non ?

Vive l’indépendance !

Faire carrière toute sa vie dans la même « maison » appartient à un temps révolu. Flexibilité, travail à distance, en indépendant… coïncident aussi avec précarité et chômage. Mais petit à petit, l’idée que notre vie professionnelle sera jalonnée de périodes plus ou moins stables devient un fait acquis. Les jeunes générations qui ont grandi dans un monde en crise ne croient plus au modèle du salariat assurant prospérité et confort. Ils se comportent comme une petite entreprise qui prospecte de nouveaux marchés. Autrefois perçu comme de l’artisanat suranné et peu rémunérateur, le statut d’indépendant est aujourd’hui signe d’innovation, de prise de risque et de liberté, quand bien même il s’accompagne de périodes d’inactivité. Car l’indépendant est un être de réseaux que l’on peut dynamiser, avec une frontière de plus en plus ténue entre le professionnel et l’amical. Une attitude et un modèle de travail qui font écho à l’engouement pour le développement personnel. Et qui estompent la frontière entre « actifs » et « inactifs ».

Pierre stimulante

La citrine
Pour les adeptes du feng shui, ce cristal siliceux aux tons jaunes serait gage d’abondance et de richesse. Cette pierre frauduleusement imitée par de l’améthyste chauffée diffuse des ondes positives quand l’atmosphère est pesante, triste, avec la sensation que tout stagne. Son élixir combat le sentiment d’infériorité. Il renforce la confiance en soi et clarifie la pensée. L’insécurité, voire les pulsions d’autodestruction qu’elle engendre laissent place à la sérénité et à l’optimisme. Il stimule aussi l’intellect, la mémoire et, anti-vieillissement, lisse la peau et freine la calvitie. Un vrai booster pour ceux qui se sentent en retrait.

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