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Produits d'entretien écolo : Récurer sans polluer

Stephan Auberger

Pionnier dans le domaine de la chimie verte, Stephan Auberger a fondé la société Salveco il y a plus de 20 ans dans les Vosges. Passionné par les plantes et très soucieux de la santé, il formule des produits d’entretien pour la maison écologiques et reconnus pour leur efficacité.

J’ai été élevé au contact de la nature, dans les Vosges. Je me souviens encore des coassements des grenouilles dans les étangs autour de la maison. Elles se sont progressivement tues sous l’effet de la pollution des cours d’eau. En cause : l’utilisation intensive de produits à base de dérivés pétrochimiques. Quand j’ai créé la société Salveco, en 1994, j’étais déjà conscient de l’effet perturbateur de ces substances sur les systèmes reproductifs des grenouilles. On sait aujourd’hui qu’ils sont aussi préjudiciables à l’homme.

Lors de mes études scientifiques, je me suis orienté vers la conception d’une nouvelle chimie basée sur les plantes. J’ai mis au point une méthode permettant d’intégrer des actifs botaniques dans une base aqueuse, sans ajout de solvant ou de conservateur. La nature est riche en molécules végétales à fort pouvoir désinfectant et nettoyant, et je voulais les valoriser ! À titre d’exemple, on peut formuler des désinfectants à base d’acide lactique issu du maïs, de la betterave ou de la canne à sucre. Pour fabriquer des produits nettoyants, on peut recourir à des tensioactifs tirés du son de blé, du colza ou de la noix de coco.
J’ai d’abord axé l’activité de l’entreprise sur le ménage professionnel : les pros du nettoyage...

, surexposés aux produits ménagers chimiques, sont particulièrement réceptifs à notre technologie efficace et saine. Nos produits sont ainsi utilisés dans des hôpitaux, des hôtels, des crèches ou encore des écoles. Or, dans le domaine du nettoyage industriel, l’efficacité est le premier critère de choix. Si un produit, même très sain, rallonge le temps pour réaliser une tâche de nettoyage, il ne présente aucun intérêt, commercialement mais aussi en termes de pénibilité du travail.

Nous venons de développer trois nouvelles gammes pour le grand public. Vendues dans les magasins bio, vous les trouverez aux marques Osanis, Hygios et Calinou : la première regroupe des produits nettoyants, la deuxième des désinfectants et la dernière est destinée à l’univers du bébé. Notre toute dernière innovation est un produit nomade qui permet de se désinfecter les mains, biodégradable et qui n’abîme pas la peau. Nous collaborons aussi avec des organismes comme l’ARTAC, association qui mène des recherches sur les liens entre pollution et santé, pour valoriser les vertus de notre chimie bienveillante.

À essayer
Un gel hydroalcoolique vert

Dans la gamme Hygios, Salveco a développé une mousse désinfectante pour les mains comme alternative aux gels hydroalcooliques. Ces derniers ont été récemment montrés du doigt : on les soupçonne de contenir des perturbateurs endocriniens, ils assèchent les mains et détruisent le microbiote cutané, notamment chez les personnes qui en utilisent régulièrement comme les personnels soignants. La mousse Hygios a été testée par un laboratoire indépendant qui a même validé son usage pédiatrique.

Initiatives

Jeûne et randonnée à Fontainebleau
Une naturopathe et un guide de montagne se sont associés pour organiser des séjours en forêt de Fontainebleau. Au programme, des randonnées de 2 ou 4 heures. Les participants choisissent de suivre un jeûne à base de tisanes, jus dilués et bouillons de légumes, ou une détox (jus frais ou smoothies). Un suivi personnalisé est réalisé une semaine avant le séjour pour que l’organisme se prépare à la diète ! Le tarif, comprenant l’hébergement, est élevé : 740 € la semaine ou 380 € le week-end. Mais le cadre est exceptionnel et l’on profite d’ateliers sur la santé et l’alimentation. www.clairiereetcanopee. com ; Tél. : 06 27 73 70 13

Cannabis médical made in France ?
La Creuse pourrait-elle devenir un laboratoire pour la légalisation du cannabis ? C’est la proposition tout à fait sérieuse d’Éric Correia, président de l’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle Aquitaine dans le cadre d’un plan de redynamisation du département. Le projet, appuyé sur l’intérêt thérapeutique du cannabis, et déposé auprès du préfet, n’a malheureusement pas été retenu. 

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