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Protège ton cœur (4/5)

Le cœur est le moteur de notre vie, et pas seulement d’un point de vue mécanique. Nous le réduisons trop souvent à sa fonction musculaire, alors qu’il irrigue de façon plus large tout notre organisme. Redécouvrons notre système cardio-vasculaire et faisons le point sur ce que l’on peut lui apporter pour le maintenir en forme.

Le sang, prolongement du cœur

Le sang, prolongement du cœur et de son énergie

Le cœur est au centre d’une double circulation sanguine : d’une part, le sang est envoyé via les artères jusqu’aux organes et aux tissus, avant de revenir chargé des déchets du métabolisme cellulaire ; de l’autre, il va vers les poumons et revient chargé en oxygène.

À l’instar du Dr Clara Naudi, on pourrait voir le sang comme un organe à part entière, prolongement liquide et mobile du cœur et de son énergie. D’ailleurs, la médecine chinoise considère le sang comme le transporteur (entre autres) de l’énergie vitale, le qi.

Il n’est donc pas étonnant que la santé du cœur dépende beaucoup de la qualité du sang. Sans compter que le myocarde, pour son propre fonctionnement, a besoin de sang pour se nourrir et s’oxygéner. Or une mauvaise hygiène de vie modifie rapidement la composition de ce dernier et altère aussi la santé des vaisseaux qui le contiennent, préparant sournoisement le terrain des cardiopathies.

Qualité du sang : ce qu’il convient d’analyser 

Parmi ces critères de « qualité », la médecine conventionnelle vise avant tout un faible taux de cholestérol. Or le marketing médical de ces quarante dernières années a largement exagéré son rôle en présentant ce corps gras comme l’ennemi n° 1 de la santé cardio-vasculaire, quand bien même on fait désormais la différence entre le bon cholestérol (HDL) et le mauvais (LDL oxydé).

Dans le sillage des travaux d’un médecin précurseur, le Dr de Lorgeril, il s’avère aujourd’hui, études à l’appui, que ce critère n’implique pas forcément un risque de maladie cardio-vasculaire accru. D’autres paramètres sont importants à surveiller, comme les triglycérides et surtout la glycémie et la protéine C-réactive. Cependant, avant de nous préoccuper de notre analyse sanguine, nous devrions surtout faire en sorte que ces indicateurs restent sur les rails pour prévenir le risque cardiaque. En commençant par modifier notre alimentation, qui influe sur la composition sanguine.

Comment nettoyer son sang des déchets métaboliques ?

En la matière, le régime méditerranéen est une excellente source d’inspiration ; qualité des produits, choix des ingrédients et type de cuisson sont les fondamentaux d’un régime sain. Le but est de fournir des antioxydants, dont le système circulatoire est particulièrement friand : vitamines du groupe B (B6 et B12 en particulier), vitamine C, flavonoïdes comme le resvératrol, mais aussi enzymes et oligo-éléments.

Bref, tout ce qui participe à un ­métabolisme optimal, gage d’un sang de bonne qualité. Mangez en abondance des légumes, des fruits (les rouges en particulier) ainsi que des légumineuses, et agrémentez-les d’épices et d’aromates (bouquet garni, ail, paprika, curcuma, piment, basilic, estragon…) de façon à produire peu de déchets métaboliques. Les vaisseaux sanguins dont les capteurs permettent d’ajuster le débit et le volume sanguin aux besoins – allant même jusqu’à augmenter de diamètre – apprécieront aussi. Ces nutriments...

participent à leur souplesse et leur tonicité.

Portez aussi attention à votre respiration, dont l’ampleur et le rythme influent directement sur celui du cœur et l’oxygénation de nos tissus. Nous avons tendance à respirer « court » et donc à mettre notre organisme en « mode survie ». Ajoutez à cela des postures prolongées amplifiant les phénomènes de stases, comme d’être cassé en deux sur sa chaise ou les jambes croisées, et les bases de futurs troubles circulatoires sont jetées.

Fluidifier le sang : les plantes qu'il vous faut

Outre les plantes bien connues pour soutenir l’insuffisance veineuse comme la vigne rouge, le ginkgo biloba ou l’hamamélis, le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) en macérat de bourgeon cible idéalement cœur et circulation sanguine. Fluidifiant du sang, il évite la formation de caillots et les graves problèmes qui peuvent en découler – thrombose, embolie, infarctus, AVC.

Le bourgeon de cornouiller sanguin aide également à nettoyer le sang, exerçant son action positive jusque sur les grands organes irrigués par lui, comme le foie, les reins ou les poumons. Il régularise le rythme cardiaque et, paradoxalement, sait se faire antihémorragique dès que le sang n’est plus contenu par les vaisseaux.

La vigne rouge

Riche en anthocyanosides et à l’action astringente, hémostatique, anti-œdémateuse et veinotonique, la vigne rouge est un traitement de choix de l’insuffisance veineuse et de ses conséquences (varices, varicosités, hémorroïdes).

Également antioxydante, elle est une protectrice de l’endothélium vasculaire (tissu en contact avec le sang) en général, ainsi que des tissus conjonctifs, d’où son intérêt dans les conséquences tissulaires des insuffisances veineuses.

De plus, elle a de légères propriétés hypotensives utiles lorsqu’il existe une hypertension artérielle associée.

À faire Infuser 5 g de vigne rouge par tasse de 200 ml, deux à trois fois par jour. On peut aussi l’utiliser en ­teinture mère.

Stimuler la lymphe en aval

Les problèmes circulatoires débutent souvent au niveau des systèmes veineux et lymphatique. Ce dernier joue en particulier le rôle d’ébouage du système circulatoire sanguin. Pour avoir un « bon sang », la lymphe doit fonctionner correctement. Or celle-ci ne dispose pas d’organe propulseur ; elle circule donc lentement et grâce aux mouvements corporels. C’est pourquoi il est impératif de bouger, mais aussi de boire suffisamment.

Solution Le macérât de bourgeons de châtaignier cible spécifiquement le système lymphatique. Il atténue les phénomènes congestifs (jambes lourdes, cellulite, varices, stases…) et renforce la tonicité des veines.

Les flavonoïdes pour réduire le risque cardio-vasculaire

Les flavonoïdes comme la quercétine sont une grande famille d’antioxydants contenus dans les fruits et les légumes, mais aussi le cacao, le thé vert… Les recherches à leur sujet se multiplient, et bien que les mécanismes ne soient pas encore élucidés, elles montrent toutes des effets bénéfiques sur de multiples facteurs de risques, en particulier cardio-vasculaires.

Les flavonoïdes et autres polyphénols améliorent notamment la santé des vaisseaux sanguins, réduisent la tension artérielle et atténuent la dyslipidémie et l’hyperinsulinémie.

Le mélilot

Depuis le début du XXe siècle, le mélilot est ­traditionnellement prescrit en cas d’insuffisance veineuse et lymphatique des membres. La présence de flavonoïdes, acides phénoliques et dérivés coumariniques explique sa capacité à augmenter le débit sanguin et lymphatique et à diminuer la perméabilité des capillaires.

À faire Infuser un quart d’heure 1 g de sommités fleuries séchés pour un demi-litre d’eau, à prendre dans la journée.

Terminalia arjuna, le remède ayurvédique du cœur

En médecine ayurvédique, Terminalia arjuna est présenté comme un puissant tonifiant du cœur et de la circulation sanguine. La poudre d’écorce de cet arbre, riche en flavonoïdes, serait capable de régénérer un cœur abîmé et de s’opposer à l’artériosclérose.

Elle régule la tension artérielle et, cerise sur le gâteau, le niveau de cholestérol. Au plan subtil, l’arjuna est traditionnellement utilisé pour bannir le chagrin et redonner courage et volonté. Il se dit en Inde qu’il raccommode les cœurs brisés…

Pour améliorer le sang et soulager le foie

Le foie étant l’acteur essentiel de la « propreté » du sang, l’aider à évacuer les déchets accumulés améliorera directement la qualité sanguine. Il suffit de manger léger pendant trois à quatre jours en proscrivant tous les excitants (café, thé, alcool, sucre…) et de soutenir le processus avec une petite cure.

  • L’huile essentielle de citron (contre-indiquée en cas de traitement anticoagulant) à raison d’une goutte trois fois par jour mélangée à du miel ou sur un comprimé neutre. Février est le mois idéal pour cela.
  • La tisane hépatique de Hœrdt, du nom du village alsacien où elle aurait été mise au point par un pharmacien à partir de 1928. Très amère, elle associe huit plantes (dont la ményanthe, Menyanthes trifoliata, photo) pour une efficacité remarquable.
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