• Les feuilles fraîches peuvent aussi être utilisées en cataplasme sur les zones de cellulite.

Le fucus, une algue alliée de la minceur

Coupe-faim, brûle graisse, activateur du métabolisme… Le fucus, algue brune commune sur les côtes atlantiques et celles de la Manche, est un allié de la silhouette. Ses propriétés amincissantes, dues à divers composants, sont étudiées de près par la recherche.


Échoués le long des plages, ou accrochés à des rochers à fleur d’océan, les longs thalles verdâtres du fucus (Fucus vesiculosus) ne passent pas inaperçus. Les feuilles caoutchouteuses de cette algue brune sont dotées de petits flotteurs remplis d’air, que les enfants s’amusent souvent à faire éclater entre leurs doigts ! Très commun sur les côtes atlantiques et celles de la Manche, il est aussi nommé varech, dérivé d’un mot normand désignant ce que l’eau rejette sur le rivage. Il servait en effet un peu à tout dans les campagnes : fourrage pour les animaux, combustible, fertilisant pour la terre… Dans la Rome antique, Pline l’Ancien le recommandait pour soigner les douleurs d’articulations d’origine rhumatismale. Au Moyen Âge, il soulageait les écrouelles (maladie d’origine tuberculeuse), les affections du goitre et l’asthme. Des indications oubliées au profit de l’action amincissante du fucus, découverte à la fin du XIXe siècle avec les travaux du Dr Duchesne-Duparc. Celui-ci remarque que le varech favorise la résorption des tissus graisseux par stimulation endocrinienne. Pour réduire la cellulite, le médecin conseille les bains de thalles de fucus, l’absorption de pilules d’algues ou encore de se frotter directement les cuisses avec des poignées de varech frais ! À la même époque, la thalassothérapie, qui y recourt sous forme de bains et d’enveloppement, contribue à asseoir jusqu’à aujourd’hui sa réputation. Officiellement mentionné par l’Agence européenne du médicament (EMA), le fucus, qui partage ses propriétés minceur avec la laminaire, l’ascophylle noueuse, ou le wakamé, intéresse de près les chercheurs par ses différents actifs et modes d’action.

Action brûle-graisse

Premier composant mis en cause dans son action sur l’amincissement : la richesse en mucilage du varech. Appelées aussi alginates, ces substances responsables de l’aspect visqueux de l’algue ont la propriété de gonfler dans l’estomac au contact de l’eau. Véritable coupe-faim, l’absorption de fucus donne ainsi une impression de satiété plus rapide, limitant de fait l’apport calorique… Une action mécanique de régulation de l’appétit à laquelle vient s’ajouter celle d’un bon fonctionnement du transit intestinal. Mais ce n’est pas tout : des études récentes, dont une menée en 2013 à l’université de Newcastle, en Angleterre, révèlent que les alginates limitent l’accumulation de lipides dans l’organisme en inhibant l’activité de la lipase pancréatique. Une précieuse action brûle-graisse partagée par un autre composant phare du fucus et des algues brunes en général : la fucoxanthine. Ce pigment caroténoïde, responsable de leur couleur brune, très étudié dans la lutte contre l’obésité, aurait en particulier une action de réduction du gras abdominal. Ultime atout du fucus pour la ligne : sa très forte teneur en iode. Produisant des hormones thyroïdiennes, cet oligo-élément active le métabolisme cellulaire et donc la thermogénèse de l’organisme… En produisant plus de chaleur, le corps brûle plus de calories et la silhouette s’affine !

Un goût très prononcé

Très riche en minéraux, protéines, fibres et pauvre en calories, – propriétés également intéressantes dans le cadre d’un régime minceur –, le fucus se consomme idéalement frais, en salade. À moins de le trouver dans le commerce, il est possible de le récolter soi-même si l’on réside près de la mer. Veillez cependant à ne prélever que le varech accroché aux rochers dans les endroits les plus sauvages possible, les thalles échoués sur les plages pouvant servir d’engrais au jardin. Les feuilles fraîches peuvent aussi être utilisées en cataplasme sur les zones de cellulite. Disponible sous forme de complément alimentaire, les thalles séchés peuvent aussi se boire en décoction ou être ajoutés à l’eau du bain à raison d’une brassée généreuse... Mais gare à son odeur et à son goût très prononcés ! Il existe aussi en pharmacie de la teinture mère de varech. À noter que si le fucus est intéressant dans le cadre d’un régime minceur, il doit cependant être utilisé avec parcimonie par les personnes souffrant d’hyperthyroïdie en raison de sa très forte teneur en iode.


Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter en premier lieu un médecin pour établir un diagnostic. Vous pouvez également vous faire accompagner par un thérapeute en médecine complémentaire. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com