Aromathérapie : les huiles de la relaxation

La quête du bien-être est un moyen de chasser et de prévenir les effets pervers du stress. Au-delà de ce registre, les huiles essentielles offrent bien plus qu’un simple moment de détente. Certaines d’entre elles agissent sur les déséquilibres du système nerveux et leurs fragrances sur le comportement et les pensées.

Ma formule à visée apaisante, calmante et psychoactive. 

Voies olfactive et cutanée

  • HE* d’encens oliban (Boswellia carterii) : 1 ml*
  • HE de litsée citronnée (Litsea citrata) : 0,5 ml
  • HE de marjolaine des jardins (Origanum majorana) : 1 ml
  • HE de pruche (Tsuga canadensis) : 1 ml
  • HV* de noyau d’abricot (Prunus armeniaca) : QSP 15 ml

*HE : huile essentielle
*HV : huile végétale
*1 ml = 20 gouttes

  • Préparation

Dans un flacon en verre teinté de 15 ml muni d’un compte-gouttes verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, ajouter l’huile végétale jusqu’en haut du flacon, agiter.

  • Mode d’emploi

Voie olfactive : déposer 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets, joindre les deux mains sur le nez en protégeant les yeux et respirer trois fois de suite profondément. À répéter à volonté dans la journée et particulièrement en cas de montée de stress.

Voie cutanée : avec la quantité nécessaire, utiliser en massage du plexus solaire et en massage paravertébral (le long de la colonne vertébrale), ou encore du plexus bloqué ou en souffrance, jusqu’à six fois dans la journée.

La vie trépidante et son rythme stressant infligent à l’organisme une pression constante. Cet état de stress plus ou moins important permet à l’individu de fonctionner de façon optimale au niveau intellectuel, physique et même biologique ; le corps mobilise toutes ces ressources grâce à la sécrétion d’adrénaline pour répondre aux sollicitations extérieures.
Ce phénomène bénéfique devient néfaste lorsqu’il se prolonge et s’installe de manière quasi permanente. L’imprégnation adrénergique peut alors déséquilibrer l’ensemble des grands systèmes du corps humain : endocrinien (infertilité, troubles thyroïdiens ou pancréatiques), cardiovasculaire (hypertension, infarctus), digestif (gastralgies, côlon irritable, perturbation du transit), respiratoire (respiration irrégulière, asthme nerveux) ou encore nerveux (insomnie, anxiété, dépression…)

 

  • À la recherche de l’état d’équilibre

La détente que procurent des techniques de relaxation comme la sophrologie, la réflexologie douce, la méditation, certains arts martiaux ou encore l’utilisation d’huiles essentielles apaisantes et calmantes permet d’accéder à un état d’équilibre de fonctionnement de l’organisme, encore appelé homéostasie. Cet état de profonde détente réveille les forces d’autoguérison du corps en lui permettant de se ressourcer et de rééquilibrer l’ensemble des fonctions organiques. Ces techniques constituent des moyens de prévention et d’entretien du terrain, mais aussi des solutions alternatives ou complémentaires aux traitements classiques pour aller vers la guérison.

  • Des hypnotiques

Certaines grandes huiles essentielles du système nerveux agissent sur l’organisme comme de réels hypnotiques (néroli), antidépresseurs (verveine citronnée), myo­relaxants (romarin à camphre, lavandin) ou encore anxiolytiques et calmants (ylang-ylang, encens, litsée citronnée, camomille noble ou marjolaine des jardins). Elles peuvent être utilisées en prévention pour entretenir l’équilibre nerveux et émotionnel, mais sont aussi de réels moyens pharmacologiques pour traiter les dérives anxiogènes. Leurs effets sur le système nerveux central s’expliquent par différents mécanismes d’action. Elles agissent sur le système cardiovasculaire en rééquilibrant la vasomotricité artérielle (diminution de la pression artérielle et régulation du rythme cardiaque). Elles influencent les neuromédiateurs et suivent des voies métaboliques complexes. Elles peuvent également posséder un fort pouvoir négativant sur les milieux environnants et notamment sur le système nerveux central, par les terminaisons nerveuses endonasales (dans la muqueuse du nez). Il est intéressant de souligner que tous les effets pharmacologiques de ces actifs aromatiques sont dénués des effets secondaires des médicaments allopathiques (somnolence, apathie, pertes de mémoire, dépendance…) lorsqu’ils sont utilisés aux posologies recommandées.

  • À chaque stress son huile essentielle

Selon la nature de ses molécules aromatiques, une huile essentielle sera plus «réchauffante» que «refroidissante», ou encore plus «asséchante» qu’«humidifiante». Ces propriétés ont été mises au jour en superposant les quatre tempéraments hippocratiques (lymphatiques, nerveux, sanguins et bilieux) et le diagramme bioélectronique de Claude Vincent. Par exemple, certaines huiles donnent des électrons et donc refroidissent le milieu, d’autres en captent et donc réchauffent. Ainsi, un tempérament lymphatique (humide et froid) se rééquilibre avec des huiles chaudes et asséchantes (celles riches en terpènes) comme l’encens, les essences d’agrumes, de pins et sapins. Les tempéraments nerveux (sec et froid) trouvent des bienfaits apaisants chez les huiles riches en alcools, comme la marjolaine des jardins, le néroli. Les sanguins (chauds et humides) se relaxent grâce aux esters présents dans les lavandes, la pruche, l’ylang-ylang ou la camomille noble. Et enfin, le stress des bilieux tombe mieux avec les huiles essentielles riches en aldéhydes, comme celle de litsée citronnée ou de verveine citronnée. Et parce qu’un tempérament n’est jamais tout l’un ou tout l’autre, la formule apaisante propose une synergie complète et universelle.

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