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Convalescence, soigner son assiette (1/7)

C'est bien connu, les repas servis aux patients hospitalisés sont souvent de piètre qualité. Or, l'alimentation est fondamentale pour retrouver des forces que ce soit avant et après une chirurgie, mais également dans le cadre de toute hospitalisation quel qu'en soit le motif, le contexte ou l'âge du patient. Voici quelques règles à adopter afin de récupérer au plus vite.

Des recettes riches en vitamine C

Convalescence : des recettes riches en vitamine C

Mises à part quelques spécialités médico-chirurgicales comme la gastro-entérologie ou l'oncologie, rares sont celles qui s'intéressent de près à l'état nutritionnel de leurs patients : sont-ils à un poids santé ? En surpoids ? Dénutris ? Autant de questions qu'il convient de se poser, car de nombreuses études ont mis en évidence qu'il s'agit d'un marqueur associé à la mortalité et à la morbidité notamment avant et après une chirurgie. Il faut donc aussi soigner le contenu de son assiette le plus tôt possible. D'autant qu'à l'hôpital, les menus ne sont pas vraiment adaptés : peu de légumes et de fruits frais, petits déjeuners à base de biscotte à l'index glycémique très élevé (75), ­produits non biologiques, repas en barquettes plastiques réchauffées au four à micro-ondes exposant à une perte en nutriments ­(vitamines surtout) etc.

Garder sa force musculaire

Pour vous accompagner ou aider un proche à bien récupérer, votre première ­préoccupation est de bénéficier d'apports énergétiques ­suffisants. Toute situation de stress pour ­l'organisme comme une chirurgie ou une maladie, entraîne une augmentation des dépenses énergétiques provoquées par les réactions inflammatoires et les effets des ­hormones synthétisées en réponse au stress (cortisol, catécholamines). Il faut donc ­majorer ses apports sinon l'organisme doit chercher dans ses réserves et s'épuise. Optez pour des aliments à haute valeur nutritive et énergétique comme les noix et les graines et faites plusieurs petits repas dans la journée assortis de collations. C'est une situation où le grignotage est autorisé !

Récupération rapide avec les graines de chia !

C'est le moment de tester les graines de chia originaires du Mexique. Les Aztèques cultivaient le chia pour ses vertus nutritionnelles améliorant la force et l'endurance. Des qualités parfaites pour la convalescence. Les graines sont très riches en nutriments essentiels à la récupération : protéines pour le maintien de la masse musculaire, fibres pour le transit, vitamine C pour le système immunitaire et oméga-3 à visée anti-inflammatoire. Préparez un pudding à base de graines de chia, bananes, cacao et lait d'amande, une collation nutritive. Pour les dents sucrées, utilisez de la poudre de baies d'açai bio pour fabriquer des pâtes de fruits à base d'agar-agar et de coulis de framboise, un concentré...

; d'antioxydants qui donneront un coup de fouet à vos cellules agressées !

Deuxième règle, veillez à manger beaucoup de protéines. De nombreuses affections s'accompagnent d'une dénutrition protéique qui est souvent plurifactorielle. Les besoins sont donc, eux aussi, majorés, d'autant plus que l'immobilisation va de pair avec la fonte musculaire. Une étude a montré que le fait de rester dix jours au lit équivaut à une perte de 1,5 kg de masse maigre et à une diminution de 15 % de la force musculaire des jambes chez des ­personnes en bonne santé. Il est donc conseillé d'augmenter les apports protéiques autour de 1,5 g à 1,8 g par kilogramme de poids corporel soit environ 120 g par jour pour une personne pesant 70 kg.Il n'est pas si facile de couvrir les besoins en protéines : pour y arriver, il faut en consommer à tous les repas, collations incluses, car les teneurs sont souvent moyennes : 8 g dans un gros œuf, 15 g dans 150 g de lentilles, 10 g dans 100 g de tofu, 8 g dans une poignée d'amandes, et 18 g dans 100 g de tempeh. Le seitan sort du lot avec 75 g/100 g ; dérivé du blé, il est par contre interdit en cas d'intolérance au gluten.

Faire le plein de vitamines C et D

Troisième règle, soignez votre système immunitaire. Celui-ci est très sollicité en période de convalescence, qui est propice à la survenue d'infections bactériennes mais aussi virales (le virus de l'herpès ressort en cas de fatigue, de stress). Commencez par consommer de la vitamine C (poivrons, goyave, cassis, safran, aneth, persil) et du zinc. Le zinc possède, en plus, des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes, un atout non négligeable si vous avez été opéré. Les graines de courge, de sésame, le germe de blé en sont d'excellentes sources. Et saviez-vous que la vitamine D renforce aussi l'efficacité du système immunitaire ? Les sources alimentaires sont peu nombreuses : champignons, jaunes d'œuf. Pensez aux yaourts enrichis qui restent une option intéressante. Et dès que le médecin vous donne son accord, sortez au grand air pour booster la fabrication de vitamine D par votre organisme. Celle-ci intervient aussi dans la bonne qualité du tissu osseux. Or toute période d'immobilisation entraîne une perte osseuse exposant à une véritable fragilité. En effet, l'os a besoin d'être sollicité pour ­rester en bonne santé : dès que vous le pouvez, faites quelques pas, asseyez-vous, mobilisez-vous. Et en complément, pensez aux sources de calcium (amarante, soja, graines de chia, parmesan), qui intervient en plus dans la coagulation et la bonne fonction cardiaque, deux systèmes sollicités en période de convalescence.

Bien gérer le jeûne préopératoire

Si votre chirurgie est programmée, votre médecin devra évaluer votre état nutritionnel. êtes-vous en surpoids ? Trop maigre ou dénutri ? Des études ont démontré que l'amélioration de la nutrition sept à quatorze jours avant une opération permet d'en améliorer la récupération.

Par ailleurs, limitez la durée du jeûne préopératoire. Sauf cas particulier mentionné par votre médecin ou anesthésiste, la ­nourriture solide doit cesser six heures avant et les liquides clairs (eau, thé, café sans lait, jus de fruits sans pulpe) deux heures avant. Ces derniers sont ­importants pour ­éviter la ­déshydratation et le risque ­d'hypoglycémie. Buvez 200 à 300 ml de jus de pomme, de raisin, ou d'eau de coco avec un peu de sirop deux heures avant la chirurgie puis respectez un jeûne strict.

Attention Les suites de certaines hospitalisations vont nécessiter un suivi diététique spécifique et plus pointu en fonction de la pathologie traitée. Suppression du sel en cas de maladies cardio-vasculaires, du saccharose quand on est sous corticoïdes, etc.

Mais pour mettre en pratique ces conseils, encore faut-il avoir envie de manger et l'appétit fait souvent défaut au cours ou après une hospitalisation. Outre le fractionnement des repas, cuisinez avec des herbes aromatiques qui stimulent l'appétit comme l'origan, l'estragon, le fenugrec ; la saveur sucrée en fait de même. Bien sûr, il ne s'agit pas de provoquer un pic d'insuline. S'il faut éviter les sucreries, vous pouvez incorporer des fruits et des légumes à la saveur douce dans les plats (carotte, betterave, potimarron, châtaigne, panais, patate douce) créant ainsi une ambiance aigre-douce ou sucrée-salée. Ou préparer des jus de légumes d'autant que ces derniers sont riches en nutriments. Et n'oubliez pas le meilleur pour la faim : pensez à faire plaisir aux papilles !

Chewing-gum aux plantes, l'ami de l'intestin

Le ralentissement du transit est très fréquent au cours d'une hospitalisation. Il est favorisé par l'alitement qui limite l'action des muscles abdominaux et certains traitements notamment contre la douleur (morphine et dérivés). Plusieurs études ont démontré que mâcher du chewing-gum après une chirurgie permettait d'accélérer la reprise du transit en limitant la survenue d'un iléus postopératoire (ralentissement transitoire du transit après une chirurgie). C'est probablement plus le fait de mâcher que les composants du chewing-gum qui stimule le péristaltisme intestinal : optez donc pour des gommes à mâcher naturelles, sans édulcorant, idéalement à base de propolis pour booster le système immunitaire. Insolite et exotique, testez le chiclé, une gomme issue de la sève du sapotillier (Manilkara zapota) originaire d'Amérique centrale, bien plus naturelle que les chewing-gums habituels fabriqués à partir de dérivés du pétrole…

Cinzia Cuneocofondatrice de SOSCuisine.com

 

 

 

 

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